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Francesco Voltolina, au Maroc depuis... des lustres !
Publié dans Finances news le 28 - 08 - 2009

Francesco Voltolina est le Président Directeur Général de Cristalstrass. Il fait partie d’une fratrie de sept personnes qui ont fait tout au long des 26 dernières années du lustre une vraie industrie au Maroc. Mais contrairement aux autres, il s’est entièrement consacré au Maroc depuis 2000, année où l’entreprise passe par une dure épreuve.
Il n’y a pas de juste milieu avec Francesco Voltolina : ou on l’aime ou l’on ne l’aime pas. Il faut dire qu’il a un caractère bien trempé cet Italien qui, depuis de longues années, est installé de manière permanente au Maroc.
Simple rappel chronologique : on est en 1960. Francesco et son frère Achille, alors mineurs fauchés, décident de se lancer dans le commerce de la bijouterie en verre de Venise. Si la ville italienne est le centre de leur production, ils choisissent alors de développer leur activité à partir du centre de la mode de l’époque, Düsseldorf en Allemagne. Un vrai challenge pour ces deux Italiens dans une Europe encore fermée. En effet, à l’époque seuls les grands groupes pouvaient exporter, or, même si les deux frères commencent à petite échelle, ils se lancent directement dans l’exportation vers le nord et le centre de l’Europe, et même en Amérique.
Au fil des années, les frères Voltolina constatent que leurs meilleurs clients sont de l’Extrême-Orient : Chine, Corée, Taiwan, Philippines … Sur le rapport qu’il entretient avec son frère Achille dans cette grande aventure, Fransesco explique :
«Lui c’est la force, moi le management ». Un duo complémentaire et efficace qui, aux côtés des autres frères Voltolina, permettra de bâtir un empire.
En 1972, Francesco choisit alors la Chine comme point d’importation. «Nous étions parmi les premiers en Chine, mais nous avons rencontré de graves problèmes de contrefaçon puisque nous n’avions pas de marque déposée ni de contrat d’exclusivité ».
Une dure expérience mais qui a permis à Francesco d’accumuler plus d’expérience sur les différents marchés dans lesquels il travaille.
L’activité de la bijouterie se développe, mais les frères Voltolina veulent également se déployer dans le lustre de cristal. «Nous n’avions pas assez de fonds pour lancer ce projet; alors il a fallu faire preuve d’ingéniosité. Nous avons ainsi décidé de lancer ce projet dans un pays en voie de développement.
Entre l’Europe de l’Est encore très fermée et l’Amérique latine trop loin, les Voltolina étaient indécis. « Entre-temps, le Maroc avait adopté la loi sur le retour des capitaux étrangers; alors nous avons été parmi les premiers investisseurs étrangers à venir s’y installer. Nous avions une petite taille et très flexible, alors nous nous sommes adaptés au pays ». Après plus de 26 ans d’activité au Maroc, Francesco Voltolina estime aujourd’hui que c’était le meilleur choix qui pouvait se faire. « J’ai connu et apprécié le Maroc en tant que touriste en le visitant dans les années 70, depuis j’ai appris à le connaître profondément. C’est un pays que j’aime ». Settat était à l’époque une petite bourgade qui ne disposait même pas d’une ligne téléphonique directe, mais elle fait partie de la zone 4 bénéficiant de grands avantages fiscaux pour attirer les investisseurs.
L’unité de production emploie alors 1.000 salariés dans la ville de Settat, des artisans italiens sont venus dispenser des formations aux artisans marocains.
«Les débuts n’étaient pas évidents, mais nous avions eu le soutien des autorités. Depuis, nous avons développé l’industrie du lustre au Maroc par le transfert du savoir-faire de nos artisans à Venise. Nous sommes une entreprise où règne un esprit citoyen et une grande solidarité ».
Pour y parvenir, l’entreprise est également passée par une phase difficile. Alors que Francesco était installé en Italie, il a dû quitter son pays d’origine pour venir s’installer au Maroc en 2000. La crise et les tensions sociales étaient telles qu’il a dû laisser sa famille pour gérer les problèmes de Cristalstrass.
« Je me rends une fois par moi en Italie pour voir ma femme, ma fille et mon
fils ».
Très ponctuel et faisant preuve de beaucoup de sang-froid, il a su en un rien de temps absorber les tensions sociales et les différents problèmes liés à l’activité. Son secret ? « Je ne suis pas jaloux de mes employés, qu’ils soient bien formés ou bien motivés pécuniairement. Au contraire, ça m’apporte une grande valeur ajoutée car ma valeur est la somme des valeurs de tous ceux qui travaillent pour moi. J’ai vite compris la mentalité des gens ici et j’ai appris à m’y adapter ».
Mieux, il a décidé de fédérer ses salariés autour du projet de création d’une marque spécifique de lustres réalisée par Cristalstrass baptisée Voltolina. Une marque qui sera déployée sur 20 franchises au Maroc d’ici 2010.
«Nous avons aujourd’hui au niveau de Settat la possibilité de réaliser les rêves de tout créateur ! et tout en produisant aussi des articles accessibles à différentes clientèles ». D’ailleurs, Francesco a de grandes ambitions, notamment celle d’ouvrir un showroom à Dubaï pour présenter les lustres made in Morocco ! Il ne se décourage pas, même si un tel rêve nécessite un million d’euros d’investissement !
Bien qu’il travaille dans les métiers du luxe, que ce soit à travers les lustres ou encore la marque de bijoux Antica Murrina, Francesco se retrouve dans le social et apporte sa contribution aux évènements de la ville de Settat. Même sa devise dans la vie peut sembler contradictoire, vu son statut. « Tu ne dois pas augmenter tes entrées mais limiter tes dépenses. Même mes frères ne cessent de me répéter que je n’aime pas l’argent ! ». Francesco sait qu’il peut sembler parfois contradictoire en jonglant entre l’être et l’avoir.
Lecteur assidu, les livres sont son seul shopping ! Le sport et la musique classique sont ses principaux hobbies.
« J’ai eu la vie que j’ai choisie et je n’y changerai rien. J’ai fait ce que je voulais même si je me suis retrouvé dans des situations difficiles ».


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