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Plan d’urgence 2009-2012 : L’implication du corps enseignant s’impose
Publié dans Finances news le 03 - 09 - 2009

* La rentrée scolaire 2009-2012 est celle du sauvetage de ce qui pourrait encore l’être dans le domaine de l’éducation et de la formation.
* Avec quatre objectifs majeurs, le plan d’urgence est doté d’une enveloppe de 100 millions de DH pour la valorisation des enseignants.
* Ces derniers déplorent le fait de n’avoir pas été concertés sur les problèmes qu’ils rencontrent au quotidien dans l’exercice de leur fonction.
La rentrée scolaire 2009-2010 est placée sous le signe «Ensemble pour l’Ecole de la Réussite», puisqu’elle amorce la mise en place du Plan d’urgence 2009-2012 réformant l’éducation et la formation. L’élaboration de ce Plan d’urgence fait suite aux orientations royales dans le discours prononcé en octobre 2007. Mais elle vient signer l’échec de la Charte nationale d’éducation et de formation, même si les responsables du secteur ne l’avouent pas. Cette rentrée est probablement l’ultime chance de réformer l’éducation et d’en faire le moteur de création des compétences nationales. C’est la rentrée-sauvetage en quelque sorte. Mais à l’approche du jour J, et malgré les annonces faites de-ci de-là sur ce Plan d’urgence, le corps enseignant semble être pris au dépourvu et peu impliqué dans ce programme qu’il va devoir porter.
«Nous ne savons pas réellement de quoi relève ce Plan d’urgence. Et même si on a appris qu’une enveloppe de 100 millions de DH sera allouée à l’amélioration des conditions de travail dans les établissements scolaires, je pense qu’il y a un vrai travail à faire au niveau des mentalités du corps enseignant et des administrations des établissements scolaires. Cela fait plus d’une décennie que je galère avec des classes de plus de 40 élèves et avec l’administration pour avoir juste un peu de craie pour écrire sur le tableau. Je ne vois sincèrement pas comment la tendance s’inversera cette année 2009-2010», explique Mohamed C., enseignant du deuxième cycle et affilié à un syndicat.
Pourtant, le ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique, Ahmed Akhchichine, avait insisté sur le fait que la réussite du Plan d'urgence de l'enseignement, «qui constitue une véritable feuille de route pour la mise à niveau du système de l'éducation et de la formation, nécessite la mobilisation de tous les acteurs et partenaires».
Le Plan d'urgence 2009-2012, mis en place depuis l'année dernière offre, selon le ministre, toutes les conditions nécessaires à l'émergence de l'école du troisième millénaire.
Mohamed C., cet enseignant qui déplore également le choix des orientations des élèves vers les différentes branches au lycée, explique qu’un important effort est à faire pour sensibiliser le corps enseignant aux actions concrètes de ce plan d’urgence au lieu de s’égarer dans une langue de bois qui risque de le mener au même point d’achoppement que la Charte Nationale d’Education et de Formation.
Cette dernière, malgré sa présence dans le discours officiel, fait désormais partie d’un passé douloureux sanctionné par un échec cuisant des différentes réformes entreprises durant les 15 dernières années. Le résultat est là, une école publique qui peine à remplir son rôle d’ascenseur social. «Ce n’est pas en avançant la date de la rentrée scolaire ou en instaurant un jour de célébration de l’école, que nous ferons la différence», poursuit-il.
Rappelons, à juste titre, que ce Plan d’urgence vise quatre objectifs majeurs, dont le premier impose l'enseignement obligatoire jusqu'à l'âge de 15 ans, la généralisation de l'enseignement à l'horizon 2015 et l'extension de l'offre éducative au niveau du secondaire collégial pour atteindre, à terme, un taux de scolarisation de
90 % pour les élèves âgés de 12-14 ans.
Le deuxième objectif vise à encourager les initiatives au sein des lycées qualifiants, les universités et les instituts de formation à travers la mise à niveau de l'offre pédagogique au sein du secondaire qualifiant, la promotion de la culture de la responsabilité au sein de ces établissements. Les deux derniers objectifs concernent la valorisation de la fonction des enseignants et tous les acteurs de l'éducation et la recherche des ressources nécessaires pour la réussite du Plan d'urgence. Sur ce dernier point, le plan d'urgence consacre aux établissements scolaires une enveloppe de 100 millions de DH pour améliorer la qualité de leurs services.
«Il y a un sérieux problème de communication entre les différents intervenants du secteur de l’éducation et de la formation, mais également des rapports que chacun de nous entretient avec l’autre, qu’il s’agisse d’enseignants, de l’administration ou encore des inspecteurs de l’Académie. En effet, beaucoup de réunions se font au niveau du ministère et des Académies sans que nous y soyons pour autant impliqués.
De même, quand on parle de consultations du corps enseignant, j’ai l’impression que le ministère fait appel à des personnes qui ne sont pas forcément représentatives des enseignants qui, eux, peuvent parler et aider à trouver des solutions concrètes aux problèmes rencontrés sur le terrain. Nous avons l’impression que la communication se fait dans un sens unique et cela n’aura certainement pas pour résultat l’adhésion du corps enseignant à ce plan d’urgence», souligne ce représentant syndical.
Autant de points qui restent encore en suspens. Le ministre a fait tout de même appel à la mobilisation générale pour atteindre les objectifs de cette première rentrée décisive !


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