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Bank Al-Maghrib : Quelles réponses face à la crise ?
Publié dans Finances news le 25 - 09 - 2009

* Sur le plan international, les injections massives de liquidités et les niveaux historiquement bas des taux directeurs des Banques centrales ont permis de stabiliser la situation sur les marchés financiers.
* Dans un contexte marqué par la morosité, BAM a augmenté le volume de ses interventions sur le marché interbancaire.
* Les banques ont clôturé le premier semestre 2009 avec un bénéfice net cumulé de 5,3 Mds de DH, en hausse de 5,6% par rapport à fin juin 2008.
La troisième édition du Colloque international sur les finances publiques a été l’occasion pour les intervenants de débattre des enjeux budgétaires et financiers dans un contexte de crise internationale. Dans son allocution, le gouverneur de la Banque centrale,
A. Jouahri, a tenu à rappeler l’impact de la crise sur le Maroc ainsi que les instruments financiers mis en place.
Dès son déclenchement, le spectre de la crise internationale s’est rapidement propagé à l’économie réelle sans épargner celle des pays émergents. La détérioration accélérée de la conjoncture économique a entraîné une révision à la baisse (cinq fois en un an) des prévisions sur la croissance du Fonds monétaire international. Prise de court par la crise, la BCE a procédé à une augmentation de son taux directeur, le 4 juillet 2008, à 4,25%, son plus haut niveau depuis sept ans. Par la suite, et dans un contexte d’aggravation de la crise économique, les pays développés ont adopté une série d’actions coordonnées et d’une grande ampleur. Ces mesures se concentrent autour des axes principaux de la liquidité et de la solvabilité pour raviver les marchés de crédit tout en relançant la demande.
Sur le plan international, les mesures de relance ont entraîné dans leur sillage une aggravation des soldes budgétaires en liaison avec l’augmentation des dépenses budgétaires et fiscales. Mais pour bon nombre de pays, les prémices de la reprise commencent à se dessiner.
Aussi, à l’issue de la dernière réunion tenue le 2 avril dernier, le G 20 avait émis un certain nombre de recommandations, telles que la réparation du système financier en vue de permettre la reprise du crédit, l’augmentation des capacités de financement des institutions financières internationales et la réforme du système financier pour faire face à la crise actuelle…
Dans le cadre de sa politique de riposte à la crise financière actuelle, le FMI a mis en place un certain nombre de mesures portant sur la réforme des facilités de prêts à l’intention des pays à faible revenu à travers l’accroissement des prêts d’urgence.
D’après le gouverneur de BAM, les injections massives de liquidités et les niveaux historiquement bas des taux directeurs des Banques centrales ont permis de stabiliser la situation sur les marchés financiers. Mais cela n’empêche que l’atonie du marché du crédit persiste : les concours des banques au secteur privé dans les pays industrialisés ont évolué à des rythmes annuels largement en deçà de leurs tendances à long terme.
BAM de plus en plus omniprésente
Au Maroc, le système bancaire est stable et continue de bénéficier de la confiance du public, même après la crise. D’après le gouverneur de BAM, ce constat traduit surtout l’effort qui a été consenti durant les deux dernières années pour l’alignement du cadre réglementaire sur les standards internationaux avec l’entrée en vigueur des dispositions de Bâle II au titre de ses trois piliers selon l’approche standard, ainsi que l’achèvement du processus de redressement des banques publiques qui seront désormais assujetties aux mêmes règles que les banques privées. La Banque centrale exige ainsi de l’actionnaire public exactement ce qu’elle exige du privé.
La Banque centrale, en concertation avec le CDVM et le GPBM, a mis en place, en mai 2008, deux codes d’éthique : l’un se rapportant au financement des actifs financiers et l’autre à celui de l’immobilier.
BAM a par ailleurs relevé le ratio de solvabilité à 10% en décembre 2008 et a précisé qu’elle serait amenée à le relever encore jusqu’à 12% pour les établissements qui présentent un risque de profil plus prononcé.
Les chiffres se veulent rassurants. Les créances en souffrance ont ainsi affiché une tendance baissière au cours des trois dernières années. Elles sont passées de 10,9% en 2006 à 7,9% en 2007 et à 6% en 2008. Aussi, les banques, en dépit du ralentissement de leur activité, ont clôturé le premier semestre 2009 avec un bénéfice net cumulé de 5,3 Mds DH en hausse de 5,6% par rapport à fin juin 2008.
En ce qui concerne le marché monétaire, ce dernier continue de fonctionner normalement avec même un élargissement des transactions interbancaires. A noter que dans un contexte durable de besoin en liquidité sur le marché monétaire, le Conseil a procédé à la réduction du taux de la réserve monétaire à deux reprises : de 15 à 12%, à partir de janvier, et à 10% à compter du 1er juillet 2009.
Parallèlement aux baisses du ratio
de la réserve monétaire, Bank
Al-Maghrib a globalement augmenté, à partir de 2007, le volume de ses interventions sur le marché interbancaire après le passage des trésoreries bancaires d’une situation de réserves excédentaires à une situation de besoins permanents.
Tout ceci laisse prédire que le marché du crédit demeure dynamique et que le ralentissement observé ne reflète qu’un ajustement à la baisse après la période d’euphorie.


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