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Maghreb : Quelle place dans le nouvel échiquier ?
Publié dans Finances news le 10 - 12 - 2009

* La nouvelle configuration de l’économie mondiale impose de nouveaux défis aux pays du Maghreb.
* Le coût du non-Maghreb pourrait s’avérer fatal pour les pays membres.
* Le Maghreb, dans son environnement régional et international, incite à débattre.
La crise financière qui a éclaté en 2007 aux Etats-Unis et qui s’est propagée telle une onde de choc au reste du monde, a remis en cause les vertus de la mondialisation. Le laisser-aller qui a fait ses preuves au cours de la dernière décennie a vite montré ses limites. L’absence de l’Etat-providence en tant que force régulant le marché a été encore une fois remise sur la table.
Cette crise a par ailleurs mis en exergue les faiblesses d’une intégration maghrébine qui peine à voir le jour au moment où d’autres blocs régionaux se sont montrés plus solidaires.
Le constat est aujourd’hui le suivant : on évolue vers un monde multipolaire et chaque région fait face à l’obligation de redéfinir son insertion économique internationale, c’est en particulier un défi pour les pays du Maghreb. C’est pour répondre à cette interrogation que l’IFRI a lancé un programme de recherches intitulé : « Le Maghreb dans son environnement régional et international », soutenu par l’Office Chérifien des Phosphates.
L’Institut français des relations internationales (IFRI) organise dans ce cadre les 14 et 15 décembre courant, en partenariat avec le Centre marocain de conjoncture (CMC), une conférence internationale consacrée à la place et à l’avenir du Maghreb dans l’économie internationale d’aujourd’hui.
Cette conférence se veut un lieu de rencontres et de débats intenses entre des chercheurs et experts maghrébins et européens. Elle permettra de traiter l’expérience et le potentiel du Maghreb. Des analyses comparatives par rapport à d’autres régions du monde seront ainsi entamées (Asie de l’Est, Amérique Latine, mais aussi l’Est de l’Europe). La conférence offre également une opportunité unique pour analyser les données nouvelles de l’économie mondiale, comprendre les perspectives qui s’ouvrent aux pays du Maghreb et débattre des choix auxquels ils font face. A ce titre, cette conférence intéressera aussi bien les responsables politiques, les hommes d’affaires, les medias que les milieux académiques.
Quelles leçons tirer de l’expérience des autres régions? Quelles perspectives attractives peuvent-elles offrir au Maghreb sous l’angle régional et dans leurs relations avec les pays industrialisés ? Autant de questions qui méritent d’être posées à l’aune de la crise économique.
Certes, on ne peut dans un contexte en pleine mouvance appliquer les mêmes stratégies aux pays du Maghreb appelés à déployer plus d’efforts et, partant trouver un terrain d’entente.
Des chiffres en deçà des attentes ?!
Dans un contexte marqué par la crise, l’intégration du Maghreb est devenue une nécessité économique étant donné la concurrence intense que se livrent les différents blocs régionaux. Aussi, le coût d’un Maghreb non unifié pourrait s’avérer lourd de conséquences pour les pays de la région à cause des défis occasionnés par les échéances charnières auxquelles les économies maghrébines devraient faire face (démantèlement tarifaire, forte vulnérabilité aux chocs de la demande externe…).
De par son rôle de moteur de croissance et d’intensification des échanges commerciaux entre pays de la région, l’intégration maghrébine pourrait constituer un facteur d’appui pour une insertion plus efficiente des pays membres à l’économie mondiale.
La particularité de cette région est qu’elle s’insère dans la continuité du courant libre-échangiste qui devrait relier progressivement les deux rives de la Méditerranée, au même titre que celui impliquant les pays de la Déclaration d’Agadir dont l’Algérie ne fait pas partie. Ainsi, au-delà de la discontinuité géographique qui en découle, une relance du projet d’intégration maghrébine serait favorable pour redimensionner la libéralisation commerciale entre les pays de l’Accord d’Agadir et contribuer à son foisonnement pour en faire un véritable préalable à la réussite de l’intégration euro-méditerranéenne.
Cependant, comparativement aux autres regroupements régionaux, les échanges intramaghrébins ne sont pas suffisamment développés et demeurent encore marginaux.
Chiffres à l’appui : le commerce global intramaghrébin se limitait en 2006 à 1,2% des échanges extérieurs de la zone. En comparaison, le commerce intrazone représentait 32,7% des échanges de l’Union européenne, 11% de l’ASEAN, 14,6% des PECO et
7,9% des pays du Mercosur.
Les échanges entre les pays maghrébins ne dépassaient pas 3,1% des exportations globales de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie.
Parmi les freins au développement : la similarité des biens produits et donc échangés. Alors que de multiples insuffisances semblent contraindre le potentiel d’intégration régionale, leur élimination nécessiterait une ferme volonté politique de coopération, dans un contexte où d’autres régions dans le monde sont en train de s’organiser en bloc pour tirer le meilleur profit de la mondialisation.


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