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Faut-il réformer la sphère financière ?
Publié dans Finances news le 28 - 01 - 2010

* Une telle réforme ne s’applique pas au Maroc, ce dernier n’étant pas intégré au marché international.
* Les efforts de la mise en place d’une régulation à l’échelle mondiale se heurtent aux USA qui ne veulent pas qu’on contrôle ce qui se passe dans leur marché financier.
* Pour contrecarrer la crise, il faut stabiliser le système monétaire mondial en optant pour une autre monnaie que le Dollar qui ne cesse de valser.
* Le monde a besoin d’un organisme international qui contrôle les marchés au-delà de toute frontière.
«Une reprise au goût du risque», souligne Karim Hajji, le Directeur général de la Bourse des Valeurs de Casablanca. Ainsi, selon lui, les banques internationales ont renoué avec les pratiques contestées d’avant la crise.
Le patron a voulu d’abord rafraîchir la mémoire en rappelant les effets désastreux de la crise sur l’économie mondiale. Ainsi, quelque 4.000 milliards d’actifs se sont volatilisés et il a fallu 3.000 milliards de dollars injectés par les gouvernements d’Amérique, d’Europe et d’Asie pour sauver le système financier mondial d’une banqueroute imminente.
«Les subprimes ne sont pas la seule cause de la crise. On a blâmé les bonus qui avaient poussé les traders à prendre plus de risque, mais il faut aussi pointer du doigt le manque de régulation et de coordination. De même que le manque de transparence des produits dérivés avait précipité la crise», poursuit le patron de la BVC.
En effet, face à ces dysfonctionnements, on a pu assister au consensus du couple franco-allemand. Tandis que les anglo-saxons ne voulaient surtout pas toucher au marché. De fil en aiguille donc, la FSA en Angleterre n’arrivait plus à suivre les positions de ces produits dérivés. Puis survint la crise. La question, maintenant, est de savoir s’il faut réformer la sphère financière.
Pour Karim Hajji, il est important d’augmenter les fonds propres, mieux encadrer les bonus dans les banques et, surtout, de faire en sorte que ce ne soit pas le contribuable qui ait à payer les pots cassés.
Bien évidemment, se pose la concurrence (dé) loyale maintenant que les Etats injectent de l’argent chacun dans son système et à sa façon sans concertation avec les autres Etats. mais comme soutient Karim Hajji, des efforts sont faits ici et ailleurs pour essayer d’assurer une certaine cohésion du système financier mondial et, surtout en assurer un contrôle et une régulation meilleurs.
«Ces efforts se heurtent aux USA. Ces derniers ne veulent pas d’une agence internationale de régulation qui viendrait contrôler ce qui se passe dans leur marché financier», ajoute Hajji, pour qui la réforme de la sphère financière ne s’applique pas au Maroc, ce dernier n’étant pas vraiment intégré au marché international.
Philippe Chalmin, spécialiste du marché des matières premières, voit les choses un peu différemment.
Pour lui, la spéculation est un acte naturel de tout acteur de cette planète qui veut se couvrir dans un environnement instable marqué par la fluctuation des prix des matières premières. Ces mêmes matières auraient donné naissance au marché des produits dérivés qui serait né à Chicago et non à New York comme on pourrait le croire.
Mais à la différence de la spéculation sur les matières premières, encore est-il qu’il s’agit de produits physiques et réels. Sur le marché financier, chaque produit crée son propre physique avec des défauts que nul ne pourra connaître.
Dès lors, que faut-il faire pour contrecarrer une situation pareille ? Pour Chalmin, il faut d’abord commencer par la stabilisation du système monétaire. «On ne sait pas comment se mesure la force et la faiblesse du Dollar et par rapport à quoi. Donc, la stabilisation du système monétaire passerait par le choix d’un autre étalon à côté du Dollar. Pourquoi pas les droits de tirage spéciaux du Fonds monétaire international ? Cela aiderait certainement à stabiliser ce système qui est aujourd’hui instable», assure Chalmin.
Et si la stabilisation est un exercice difficile en temps de crise, Philippe Chalmin propose de réguler.
«Réguler à la manière des casinos, c’est-à-dire mettre en place un croupier international. Les joueurs mettent tous les jetons sur la table et la banque ne fait pas de crédit. Mais c’est dur, il faut le reconnaître», souligne Chalmin.
En effet, si le système du croupier est efficace dans un casino, il est difficile à appliquer dans un marché dématérialisé. Surtout au niveau des marchés qui se font de gré à gré. S’il est vrai que les banques centrales couvrent un certain espace géographique, il faut penser créer un organisme international qui supervise le champ des dérivés au-delà de tout espace, tout en éradiquant les paradis fiscaux.
Sinon, voici quelques pistes de réflexion proposées par Chalmin, notamment de contrôler les positions détenues par un seul opérateur et contrôler l’enregistrement des opérations. «On ne réformera pas la sphère financière si l’on ne stabilise pas les marchés. Doit-on dès lors supprimer les produits dérivés ? Je vais juste rappeler une citation du pape Benoît XVI : «Arrêtons de critiquer les marchés parce qu’ils sont ce que nous en faisons», conclut Philippe Chalmin.


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