La première rencontre de haut niveau de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) et des régulateurs africains et ibéro-américains de l'audiovisuel, s'est tenue ces Jeudi et Vendredi à Fès. Rendez-vous phare d'échange et de rapprochement entre experts et professionnels des cinq continents, ce sommet s'est clôturé par la publication de la déclaration de Fès. Les régulateurs africain et ibéro-américain se sont réunis le temps de deux jours autour d'un même thème, la régulation. Tous ont répondu présents àfin d'échanger et de travailler ensemble et de manière efficiente sur des problématique qui leurs sont communes. Lors de son allocution jeudi à Fès, le directeur général de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA), Jamal Eddine Naji, a plaidé pour un système de co-régulation pour le secteur de l'audiovisuel en Afrique. Pour le secteur de l'audiovisuel en Afrique, "nous prônons, comme modèle et standards pour l'avenir, un système de co-régulation que nous défendons", a-t-il déclaré à la MAP en marge de la rencontre. La HACA a déjà mis en place une banque de données ouverte à tous les opérateurs pour qu'il ait cette co-régulation sur la base d'une même information mutuellement partagée, a-t-il fait savoir. Selon M.Naji, la HACA vise à travers cette rencontre de rapprocher et réunir les régulateurs africains et latino-américains sur des questions liées à la diversité culturelle, les droits humains, les médias associatifs et le respect des langues. Membre d'un grand nombre de réseaux aussi bien au niveau de la francophonie, la Méditerranée, l'Afrique ou l'Amérique Latine, l'instance de régulation agit en guise de susciter l'intérêt des uns et des autres deux rives de l'Atlantique pour qu'ils échangent sur ces questions qui sont finalement communes aux deux mondes. Pour sa part, Ibrahim Sy Savané, président de la HACA-Côte d'Ivoire et président en exercice du Réseau Francophone des Régulateurs des Médias (REFRAM) a souligné l'impératif de parvenir à des compromis pour mettre en place des normes et standards de régulation. "Pour des problèmes communs, la solution doit aussi être commune", a-t-il insisté. Initiée par la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) de concert avec les présidences du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) et de la "Plataforma de Reguladores del sector Audiovisual de Iberoamerica" (PRAI), ce sommet intervient dans le contexte actuel de libéralisation du champ médiatique auquel font face de nombreux pays émergents d'Afrique et d'Amérique latine, ainsi que la multiplicité des problématiques économiques, culturelles et sociétales qui y sont corrélées. Ses participants ont réaffirmé l'engagement des instances membres des leurs réseaux à consolider et à favoriser les différentes dimensions de la coopération Sud-Sud, à élargir et à diversifier les relations d'amitié bilatérales et leurs rapports et échanges culturels, scientifiques et techniques. Réunis à Fès, les membres du sommet se sont engagés à promouvoir les meilleures pratiques en matière de communication audiovisuelle dans le respect des règles nationales et internationales, peut-on lire dans la déclaration finale publiée à l'issue de ce Premier Sommet inter-réseaux entre régulateurs africains et ibéro-américains de l'audiovisuel, qui a clos ses travaux ce vendredi à Fès. Il est également convenu d'ériger le respect et la promotion des droits de l'Homme, de la dignité humaine, des valeurs de diversité, d'égalité, de parité, dans le respect de la liberté d'expression, comme des directeurs intangibles de l'action commune au service du développement de leurs sociétés et de la consolidation et le renforcement de la démocratie.