Réagissant aux déclarations d'un conseiller aussitôt écarté de ses fonctions, Amir Ohana a tenu à clarifier que ces propos n'engagent en rien le Premier ministre israélien. Le Président de la Knesset a souligné que ce dernier voue « une considération profonde et constante » au Royaume du Maroc - Roi, gouvernement et peuple -, rapporte le très influent média israélien Maariv sur son site web. Amir Ohana a également insisté sur la profondeur des liens historiques et spirituels unissant Israël à la communauté juive marocaine, qu'il a qualifiée de véritable pont vivant entre les deux nations. Dans un geste fort traduisant la volonté de préserver cette relation stratégique, les autorités israéliennes ont précisé que le conseiller en question ne fait désormais plus partie de l'appareil gouvernemental. Il a été viré de ses fonctions immédiatement après ses déclarations, jugées contraires aux exigences de l'éthique diplomatique envers un partenaire de premier plan tel que le Maroc. Cette réaction rapide illustre la place singulière qu'occupe le Royaume dans la sphère politique israélienne, où toute atteinte à la relation bilatérale est clairement proscrite. « L'insistance d'Amir Ohana sur ses origines marocaines dans ce contexte n'est pas anodine. Elle constitue un message de fidélité, garantissant à la partie marocaine que les institutions israéliennes, législatives comme exécutives, font barrage à toute tentative de porter atteinte au caractère sacré de cette relation », conclut Maariv.