Tout juste âgé de 22 ans, un militant d'extrême droite a comparu mardi devant le tribunal correctionnel de Versailles. Il était accusé d'avoir pris à partie un policier, d'origine maghrébine, avant de résister à son arrestation. Il a ainsi écopé de six mois de prison ferme « pour avoir proféré des insultes racistes sur un fonctionnaire de police, durant la nuit de samedi à dimanche, à Versailles », relate le quotidien français Le Parisien. C'est lors d'une intervention des forces de l'ordre à trois heures du marin, pour un accident matériel, que les faits se sont déroulés. Le mis en cause, sollicité par un ami, veut « déplacer sa voiture garée dans le secteur, sans aucun lien avec l'accident. » Sauf qu'un fonctionnaire de police l'interpelle et l'en dissuade, jugeant que l'homme est trop saoul pour prendre le volant. C'était sans compter sur la détermination du jeune homme qui « refuse de s'écarter et s'en prend à un policier, lui reprochant son origine maghrébine. » Ce sont quatre fonctionnaires de police qui auront été nécessaires afin de parvenir à « le maitriser et lui passer les menottes. » Lors de son audience, il a tenu à expliquer : « Je respecte toujours les injonctions des policiers, mais ils m'ont sauté dessus ». Le prévenu a déjà été condamné deux fois pour racisme et violence. Des faits de violence qui ont entrainé « une infirmité permanente » qui ont été commis dans un contexte similaire. « Malgré sa condamnation, le tribunal de Versailles l'a laissé en liberté, estimant que cet homme, employé dans la restauration depuis sa sortie de prison, a fait de nombreux efforts dans le cadre de son contrôle judiciaire pour devenir ‘'un citoyen normal ‘' », conclut Le Parisien.