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«Gilets jaunes»: ce samedi, la police et l'armée testent un nouveau dispositif
Publié dans H24 Info le 23 - 03 - 2019

La France espère que les mesures répressives annoncées par Beauvau dissuaderont les blacks blocs et autres casseurs.
Toutes les polices sur le pont! C'est un peu le leitmotiv à Beauvau pour ce nouveau samedi de fronde des «gilets jaunes». Le dispositif de sécurité se veut à la hauteur de l'affront subi samedi dernier sur les Champs-Elysées, avec 2000 policiers et gendarmes débordés par 7000 furieux qui ont mis à sac «la plus belle avenue du monde».
En France, une centaine d'unités des forces mobiles (environ 10.000 hommes) investiront donc les centres-villes en plus des forces locales. À Nice, où doit se rendre le président chinois, le préfet a réclamé un «gros dispositif» avec deux lanceurs d'eau.
Dans la capitale, des dizaines de compagnies de CRS et d'escadrons de gendarmerie mobiles sont attendus. Mais la stratégie change. Plutôt que de prépositionner dans des points dispersés des forces qui ne parviennent pas toujours à rejoindre leurs objectifs, en raison de la confusion qui règne sur le terrain, le nouveau préfet de police va découper les Champs-Elysées en divers secteurs, où les forces disposeront d'une large autonomie d'action.
Lire aussi: Manifestations de "gilets jaunes" à Paris : des magasins pillés sur les Champs-Elysées
Les détachements d'action rapide (DAR), composés notamment des hommes des BAC et de la BRI, vont changer de physionomie, voire de nom. Samedi dernier, ils comptaient chacun trente hommes tout au plus. Désormais, ils vont inclure jusqu'à soixante fonctionnaires, pour être plus percutants.
Aucun état d'âme
«Cette fois, plus de pistolets à bouchon! La police disposera des lanceurs de balle de défense LBD40 approvisionnés des munitions les plus puissantes», se réjouit un officier de la préfecture de police de Paris (PP). Nommé pour resserrer les boulons d'une chaîne hiérarchique entièrement renouvelée, le nouveau préfet Didier Lallementn'a aucun état d'âme.
Auprès des élus vendredi, il a toutefois voulu relativiser l'emploi des soldats de l'opération «Sentinelle». À l'entendre, il n'y a rien de vraiment nouveau, puisque ces soldats gardaient déjà des points sensibles dans le cadre de Vigipirate. Il s'agirait de récupérer quelques effectifs policiers mobilisés sur les gardes statiques, pour les envoyer au cœur des événements.
Le patron du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), David Le Bars, se fait l'écho, pour sa part, des décisions prises en haut lieu: «Pour l'emploi de l'armée, ce sera uniquement en retrait et dans des périmètres déjà sanctuarisés, assure-t-il. Mais tout ne sera pas résolu en quelques jours.» L'annonce un peu brutale, par exemple, par le gouverneur militaire de Paris, que «les "Sentinelle" pourront tirer si la vie des soldats ou personnes qu'ils défendent est menacée» a surpris chez les professionnels du maintien de l'ordre. «En aucun cas l'armée dans notre pays n'est en charge du maintien de l'ordre, c'est un faux débat absolu», a d'ailleurs tenu à préciser, vendredi, Emmanuel Macron.
Les black blocs et autres ultras viendront-ils samedi? Pour le criminologue Christophe Soullez, «s'ils pensent avoir atteint leurs objectifs, ils ne reviendront pas en deuxième semaine». Frédéric Lagache, numéro 2 d'Alliance (majoritaire), est plus catégorique: «Ils ne prendront pas de risque inutile. Ils sont trop aguerris.» Ce samedi pourrait bien se résumer pour eux à un round d'observation. La police reste vigilante.
Des zones interdites dans plusieurs villes de France
Pour ce samedi sous haute surveillance, la mobilisation des «gilets jaunes» reste plus que jamais inconnue. Annoncée par le ministre de l'Intérieur, «l'impunité zéro» va dissuader certains de descendre dans la rue. Elle va, au contraire, convaincre les plus déterminés de ne pas lâcher prise, à l'instar d'une des figures du mouvement, Maxime Nicolle, alias Fly Ryder. Dans le collimateur du gouvernement qui le tient comme responsable de ces violences, celui-ci tient tête. «Vous pouvez déployer l'armée, j'irai tous les week-ends manifester», lance-t-il, bravache, sur l'une de ses vidéos postées sur les réseaux sociaux.
À valeur de test pour l'exécutif, qui promet d'être intraitable, mais aussi pour ce mouvement qui a intérêt à se démarquer des violences, cette journée va être suivie de près à Paris. Les «gilets jaunes» vont-ils oser se rendre sur les Champs-Elysées? L'avenue dont ils ont fait leur «QG» leur est strictement interdite. S'ils décidaient de ne pas en tenir compte, comme l'ont déjà indiqué certains, ils devraient être verbalisés. D'autres ont décidé de se rassembler place du Trocadéro. Un parcours allant de Denfert-Rochereau au Sacré-Cœur a été déclaré en Préfecture.
D'autres zones interdites aux attroupements fleurissent dans le reste du pays. Diverses préfectures ont publié des arrêtés sanctuarisant certains secteurs de plusieurs villes. Nice, qui devait être l'épicentre de cet acte XIX dans le Sud-Est, se barricade, alors que débutera une visite officielle du président chinois sur la Côte d'Azur. Un périmètre d'interdiction a été défini mais déjà, parmi les «gilets jaunes», certains ont annoncé qu'ils fouleront aux pieds la mesure. Des dispositions d'interdiction ont aussi été prises à Metz, Rouen ou Toulouse.
À Bordeaux, l'arrêté bannissant tout attroupement place Pey-Berland pour ce samedi n'est pas nouveau, il est décidé chaque week-end depuis l'acte II. Seulement, il pourrait être davantage respecté. «Mais on ne communique pas sur le dispositif de sécurité prévu», dit-on à la préfecture de Gironde. Pour cet acte XIX, les «gilets jaunes» qui ne veulent rien lâcher ont décidé d'autres rassemblements d'envergure comme à Montpellier. À La Rochelle, où l'on envisage une forte mobilisation, la police est en alerte car visée par des appels à la violence.


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