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ANAPEC: Pour l'amélioration des conditions de résidence des saisonnières marocaines
Publié dans Hespress le 10 - 11 - 2019

Si la saison 2019/20 s'est déroulée sans incidents majeurs pour les travailleuses saisonnières marocaines en Espagne, on ne peut pas en dire autant pour les précédentes, marquées notamment par des accusations d'abus sexuels. En vue d'éviter ce genre de situation à l'avenir, il s'agit aussi bien d'améliorer les conditions de résidence de ces saisonnières, mais également leurs capacités d'autoprotection.
A cette fin, une importante délégation marocaine, représentant le ministère de tutelle et l'ANAPEC, a effectué une visite de travail à la province de Huelva en Espagne le 29 octobre dernier, dans le cadre d'une pratique technique habituelle à l'occasion de la préparation de chaque campagne de migration circulaire, notamment le volet juridique qui concerne les saisonnières marocaines.
Sur ce registre, le directeur général de l'ANAPEC, Abdelmouneim Madani, a précisé à Hespress FR qui'il a été demandé à la partie espagnole, essentiellement, que les conditions juridiques de résidence des saisonnières marocaines lors de la période de travail soient améliorées, à travers l'octroi d'un visa qui couvre une large période.
« On a demandé à ce qu'on leur délivre un visa de 6 mois de manière à ce qu'elles soient à l'aise et n'aient pas cette contrainte de temps. Parce que ça ne préserve pas la dignité de ses femmes saisonnières puisqu'elles seront étouffés par une journée près. On veut que ces femmes soient à l'aise psychologiquement, sachant que à la fin de leur contrat, elles peuvent prendre encore une semaine en Espagne pour faire des courses ou se balader ou, carrément, chercher un nouveau contrat auprès d'un autre employeur », nous explique-t-il.
Le volet juridique de la migration circulaire des saisonnières marocaines représente ainsi les grandes améliorations structurelles de cette opération qui prouve que les deux parties sont satisfaites du déroulement de l'opération, nous apprend Abdelmounimi Madani.
La dignité des saisonnières, une priorité
Autre point essentiel évoqué par notre interlocuteur, la partie Espagnole est très satisfaite de la qualité de la main-d'œuvre marocaine et du sérieux des saisonnières marocaines, et le reconnait, et dans le même temps, poursuit-il, l'ANAPEC est en train d'évoluer sereinement vers un rééquilibrage de l'opération tout en insistant sur la dignité et la valeur humaine des saisonnières marocaine qui est une « priorité » pour l'établissement publique.
Et la preuve, l'ANAPEC a réalisé énormément de campagnes de sensibilisation au droit, à l'autoprotection au profit des saisonnières marocaines, indique le DG de l'Agence, soulignant que la composante humaine dans cette opération prend de l'ampleur.
Pour ce qui est des critères de sélection des travailleuses saisonnières, Madani nous précise que l'agence insiste sur des critères objectifs, en ce ses que les candidates doivent provenir du milieu rural, parce que c'est une activité du milieu rural, outre le critère de l'âge.
Par ailleurs, le fait d'avoir ou non des enfants, constitue un critère d'arbitrage au cas où l'ANAPEC a plusieurs femmes à départager, révèle-t-il. « Ce n'est pas un critère d'exclusion, mais plutôt un critère de différenciation sociale. Si j'ai une opportunité de revenu et que j'ai deux femmes en face, on donne la priorité à celle qui a des enfants. Parce que les enfants constituent un critère de différenciation pour l'intérêt social de l'opération », justifie-t-il.
De même, les femmes qui ne relèvent pas du milieu rural sont exclues, puisque « celles qui ne vient pas du monde rural, ne connaissent pas ses métiers, ni ses défis », ajoute-t-il.
Il y a aussi le classement de l'âge et le critère de prise en charge d'enfant comme un critère de sélection, indique Abdelmounim El Madani. « Mais dorénavant, c'est les capacités techniques et personnelles qui seront adoptées comme critère, comme dans tous les métiers et opérations d'emplois », enchaîne-t-il .
Campagne 2019, 0 incidents sexuels
Pour ce qui est des incidents d'abus enregistrés auparavant,notamment la campagne de migration circulaire de 2018, Madani a tenu à préciser dans un premier temps que la campagne de 2019 a connu 0 incident dans ce sens, et c'est grâce, selon lui, au travail accompli dans ce sens.
Selon le DG de l'ANAPEC, « il ne suffit pas qu'il y ait un environnement protecteur, par la loi, la police etc, mais il faut que la femme rurale soit consciente de ses droits dans cet environnement comme ça elle développe, ce que nous appelons l'autoprotection ».
« On a travaillé sur le volet de l'autoprotection de la femme rurale. Et cette année, les femmes saisonnières marocaines ont été autoprotégées en plus de l'intérêt qui a été donné par la partie espagnole à cette question et le résultat, il n'y a pas eu de scandale sexuel. Maintenant pourquoi ces femmes sont vulnérables ou naïves ? Parce qu'elles ne sont pas encadrées. Alors il faut les sensibiliser dans le cadre de séances de sensibilisation », avance Madani.
Ainsi, poursuit-il, un programme a été élaboré et exécuté dans ce sens. Après, est-ce qu'il est bénéfique à 100%, « on l'ignore » avoue-t-il « mais on est conscient de l'importance de l'encadrement de la femme rurale avant son départ en Espagne ».
Et d'ajouter : « De même, quand ces femmes saisonnières iront en Espagne, c'est un pays protecteur à la base. L'Espagne est un pays de droit et de démocratie. Si nos femmes rurales sont sensibilisées et vont vers un milieu protecteur, donc la probabilité de harcèlement va disparaître. Pour les employeurs, ou l'environnement espagnol, la loi espagnole est capable de le gérer ».
Notre interlocuteur nous a également affirmé que toutes les parties prenantes dans cette campagne de migration circulaire sont aujourd'hui conscientes que les saisonnières marocaines « ne sont pas des machines à transférer en Espagne. C'est des êtres humains. Et chaque être humain doit être encadré et inséré ».
« On a cru en cette vision et on l'a appliquée sur le terrain, et on a réalisé des programmes qui ont été adoptés au sein même de nos agences (ANAPEC). Cette année on va continuer la même opération, pour que nos femmes saisonnières soient des exemples de la conscience et de l'émancipation. Parce qu'il n'y a pas une femme qui n'est pas éligible à l'émancipation. Ça n'existe pas. Mais l'Etat, et nous en tant qu'opérateurs publics, on est conscients que c'est de notre devoir de les encadrer dans ce sens. Et bientôt, ses femmes vont symboliser la capacité de la femme marocaine à devenir un symbole de force, d'autonomie et d'autoprotection. Et c'est le résultat du travail, ça ne tombe pas du ciel », conclut Abdelmounim Madani.


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