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PSU : Mounib se voit bien en Chef du gouvernement
Publié dans Hespress le 15 - 12 - 2019

La Secrétaire générale du PSU a été l'invitée de l'émission web de Hespress « Niqach fi siassa » (Débat en politique) qui sera diffusée demain soir. Elle a notamment parlé de la situation où se trouvent actuellement les partis politiques, sur ses ambitions et celles de son parti, membre de la FGD, mais aussi de la place de la religion dans l'exercice de la politique au Maroc.
Nabila Mounib appelle à une compétition politique basée sur les programmes que les partis auront à proposer, « sans orienter », dit-elle, le processus électoral. « Les partis politiques doivent assumer leur responsabilité pour être au niveau des aspirations du peuple marocain », ajoute la Secrétaire générale du PSU.
À propos du casting politique qui s'offre devant les Marocains qui votent durant les élections (ils sont 5,7 millions sur un corps électoral de 15,7 millions), la dirigeante de gauche explique que « les partis doivent se renouveler et prendre leurs responsabilités », suggérant à certains d'entre eux de se dissoudre, pour ensuite « émerger sous une nouvelle forme ». Nabila Mounib évoquait particulièrement les partis connus sur la scène médiatique comme étant « créés par l'Administration ».
Toujours sur le volet partisan, l'invitée de l'émission de Hespress estime que ses concurrents politiques « n'ont pas de projet », qu'ils « sont parrainés par l'Etat ». Elle déclare au sujet de ces derniers qu'« ils entrent aux élections sans le moindre effort et obtiennent de grands résultats ». Elle cite nommément le PAM, première formation d'opposition au parlement et l'UC, membre de l'alliance gouvernementale de Saâd-Eddine El Othmani. Deux écuries politiques qui, à ses yeux, ne sont pas des partis dans le sens traditionnel du terme. « Ils ont créé en un an et ont remporté les élections en deux périodes distinctes de l'histoire du Maroc ».
À cet égard, Nabila Mounib considère que « cette situation a produit au Maroc des gouvernements formant des mosaïques qui obligent les chefs de partis à promouvoir les proches plutôt que les compétents ». Le récent remaniement ministériel en septembre dernier est ainsi perçu selon elle comme « rien d'autre, si ce n'est une réduction du nombre ministres, sans présence de compétences ».
Et à la femme politique d'introduire ce concept intraduisible dans la langue de Molière, et qu'on désigne au Maroc par le terme « Bak sahbi ». Elle fait notamment référence au népotisme et au clientélisme, répandus dans différents secteurs d'activités au Maroc. Ce serait, selon elle, une « tentative de discréditer l'action politique ». Elle y ajoute qu'« il n'y a pas de démocratie sans partis indépendants ».
S'agissant de ses propres alliances dans le cadre de la FGD, la patronne du PSU a expliqué qu'elle ne sera pas entre les trois composantes de la Fédération, mais qu'elle restera ouverte, sur la base des principes de gauche et de démocratie. Elle assure que sa feuille de route, ainsi que celle de la FGD, appelle à « des réformes politiques visant à atteindre la monarchie parlementaire qui dépasse la monarchie exécutive basée sur le règne quasi absolu ».
Concernant le débat interne au sein de la FGD sur l'idée d'intégration complète de ses trois composantes (PSU, PADS, CNI), Nabila Mounib s'en prend à une certaine jeunesse de son camp, qualifié d'« opportuniste », et qui considère selon elle, que cette intégration peut avoir lieu « Mounib s'en va ». Sa réplique : « si l'intégration dépend de moi, je suis prêt à partir ».
Nabila Mounib se voit bien en Chef du gouvernement, ce qui serait une première pour une femme au Maroc. « Je n'ai pas vu de chefs de gouvernement très distingués pour ne pas me voir digne de ce poste, mais plutôt l'inverse », objecte-t-elle, en rejetant tout sentiment d'« égoïsme » de sa part. Dans ce qui peut ressembler à une confidence, elle déclare : « nombreux sont ceux qui se sont appuyés sur mon dos jusqu'à ce qu'il se fasse connaître, pour ensuite commencer à parler de moi de manière inacceptable ».
Sur un autre sujet, Nabila Mounib a relevé l'existence d'un « problème majeur au Maroc » qu'elle appelle « la surenchère religieuse », et qu'elle impute aux courants islamistes politisés. « Le mouvement des Frères musulmans, après avoir échoué à prendre le pouvoir, a essayé de l'atteindre par le biais d'élections tout en usant de la triptyque bienveillance, du plaidoyer et de la politique. Et aujourd'hui, ils font un raz de marré dans toutes les régions du royaume ».


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