Inculpé pour corruption, malversation et abus de confiance dans trois affaires distinctes, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a finalement renoncé à sa demande d'immunité au moment au la Knesset devait se prononcer sur son sort. C'est assuré de rapporter avec lui de quoi faire pencher les votes en sa faveur pour les élections législatives anticipées de mars que le Premier ministre a préféré renoncer à cette demande d'immunité. En effet, se trouvant à Washington avec son rival centriste Benny Gantz aux Etats-Unis pour s'entretenir avec le président américain et annoncer mardi le « deal du siècle » -la proposition américaine du règlement du conflit israélo-paklestinien-, Benjamin Netanyahu s'attend à une proposition favorable à l'Etat hébreu et défavorable à la Palestine, de quoi raviver la flamme de son électorat. Le plan américain est donc un atout de taille pour Benjamin Netanyahu qui n'était pas assuré de remporter un vote en faveur de sa requête au Parlement israélien. Le Premier ministre est menacé d'inculpation s'il ne remporte pas le prochain scrutin car, la loi israélienne ne protège que le chef du gouvernement dans l'exercice de ses fonctions et pas les ministres qui se doivent de démissionner en cas de poursuites pénales. « J'ai informé le président du Parlement que je retirais ma demande d'immunité. Plus tard, j'anéantirai les allégations ridicules (…) formulées contre moi », a indiqué dans un communiqué le Premier ministre israélien. « Mais pour l'instant, je ne laisserai pas mes adversaires politiques utiliser ceci pour troubler la démarche historique que je mène » à Washington, a-t-il ajouté. Benjamin Netanyahu et Donald Trump sont sur le point d'annoncer la proposition américaine pour régler le conflit israélo-palestinien qui est d'ores et déjà rejeté par la partie palestinienne qui n'a pas été associée au processus, ni aux discussions. D'ailleurs les relations entre les Etats-Unis et la Palestine ont touché le fond depuis l'arrivée de l'administration Trump qui adopte résolument une position pro-israélienne assumée en menant la vie dure aux Palestiniens à coups de décisions radicales. Le chef de gouvernement israélien qui comptait se protéger de la justice grâce à une réélection s'est heurté aux partis d'opposition qui ont se sont prononcés en faveur d'un examen de sa demande avant les élections. Il risquait fortement de perdre ce vote.