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Coronavirus: Le Maroc affiche-t-il vraiment un taux de mortalité alarmant?
Publié dans Hespress le 02 - 04 - 2020

Le Maroc affiche ce jeudi 2 avril un bilan de 676 cas confirmés coronavirus, pour 29 guérisons, selon les données du ministère de la Santé. En cette phase 2 de l'épidémie, le Royaume commençant en effet à développer des foyers locaux de contamination, le chiffre inquiétant demeure celui des décès, qui a rapidement grimpé pour atteindre 39 morts dues au virus.
Des voix se sont élevées laissant entendre que le nombre de décès comparé à celui des cas avérés reste très élevé, donnant lieu à un taux de mortalité alarmant. Est ce vraiment le cas? Hespress Fr a posé la question au Pr Moulay Mustapha Ennaji, virologue et directeur du laboratoire de virologie à l'Université Hassan II de Casablanca.
Il nous explique ainsi que lorsqu'on parle de guérisons comparées aux décès, cela veut dire qu'il y avait un traitement. « Or, le traitement à la chloroquine vient d'être autorisé au Royaume. Il y a même pas deux jours que les hôpitaux ont reçu les stocks et ont commencé le traitement sur les patients confirmés Covid-19 »? souligne-t-il.
Le virologue estime ainsi «qu'on ne peut pas parler de l'efficacité de ce nouveau traitement par rapport aux guérisons, parce qu'il faut quelques jours pour observer son efficacité. Et normalement, ce traitement concerne les nouveaux cas dépistés et traités».
Pour ce qui du nombre de décès au Royaume (39), Pr Ennaji indique qu'il « ne faut pas oublier que le Maroc n'a enregistré son premier cas que le 2 mars. Cela fait que 30 jours que nous recensons les cas, et nous en avons cumulé 676 pour 39 décès. Si on se compare par rapport à d'autres pays, c'est un chiffre qui n'est pas aussi élevé que cela».
Il poursuit que le seul moyen sur lequel on pouvait compter pour la guérison, était l'immunité du patient. «C'est-à-dire que si un patient a une bonne immunité c'est une excellente chose. Mais pour les cas décédés, ils peuvent être d'un certain âge ou ayant des maladies chroniques ou autres caractéristiques», estime-t-il.
«Depuis deux jours, nous avons commencé le traitement par l'association chloroquine-azithromycine dans les hôpitaux marocains. Donc, normalement, l'efficacité de ce traitement, doit logiquement apparaître dans une dizaine de jours. Et là, effectivement, on peut voir le nombre de personnes prises en charge et le nombre de personnes guéries», explique-t-il soulignant qu'il faut attendre 7 jours minimums pour avoir un résultat et pour que le traitement soit efficace.
Selon le virologue, «le protocole qui a été appliqué par le professeur de microbiologie français Didier Raoult et ses équipes de l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée infection, sur les 80 cas dont un grand nombre se sont remis (…), montre que l'étude était concluante c'est-à-dire le traitement est efficace».
Cela dit, est-ce que les personnes âgées ou ayant des maladies chroniques peuvent réagir négativement au traitement ? La réponse du professeur Ennaji est affirmative, et il estime que c'est à ce moment-là où on doit être «très vigilant».
«Il faut souligner que ce traitement nécessite un suivi médical. Pourquoi ? Parce que les patients atteints de Covid-19 peuvent être des personnes d'un certain âge ayant des maladies chroniques, ou une déficience d'immunité. Et elles doivent prendre le traitement d'un médecin qui doit avoir la recette adéquate, selon le cas du patient. Parce qu'il ne faut pas oublier qu'il y a plusieurs catégories de personnes. Les personnes sensibles, les enfants, les personnes résistantes et les personnes aux maladies chroniques. Et donc chaque catégorie doit avoir un suivi médical spécial», précise-t-il. .
Et le rôle du médecin du médecin traitant, poursuit-il, est de justement de «détecter si ce traitement ne va pas avoir des effets secondaires sur tel ou tel patient, et provoquer chez lui d'autres maladies. C'est pour cela que le suivi médical est important à ce stade-là».
Le virologue revient à nouveau sur l'immunité en soulignant quelle joue un rôle très important dans la guérison, notant qu'elle reste tout de même faible chez les personnes âgées, les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées, ou encore les personnes ayant un traitement d'antibiotique aussi ».
Tous ces facteurs « doivent être pris en considération« , insiste notre interlocuteur.
Donc il n'y a pas de quoi s'alarmer pour le moment en ce qui concerne le nombre de décès comparé au nombre de cas confirmés Covid-19 ? Selon professeur Ennaji, non. Il estime que le traitement vient de démarrer au Maroc, et l'opinion publique était consciente du fait qu'il n'y avait pas, avant, de traitement au coronavirus.
«Le traitement de chloroquine et hydro-chloroquine est un traitement antipaludéen qui a montré son efficacité par rapport au Covid-19, mais ce n'est pas un traitement qui est spécifique au virus. En quelque sorte, aujourd'hui, c'est le seul traitement qui est efficient à la maladie et les patients peuvent donc en bénéficier au Maroc, »dit-il.
Pour conclure, Pr Ennaji indique qu'il y a quelques jours, on était dans une tourmente, à savoir est-ce que ce traitement doit être pris ou pas, est-ce qu'il sera autorisé ou non. Finalement, le ministère de la santé l'a autorisé et a acheté la totalité du stock Sanofi. Et aujourd'hui, il est disponible dans l'ensemble des hôpitaux du pays « ce qui est une bonne chose« .


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