Le Sénat américain face au "Polisario Front Terrorist Designation Act of 2026"    Pharmacies et distribution des médicaments: L'avis du Conseil de la concurrence    Instagram abandonne le chiffrement des messages privés dès mai 2026    5G au Maroc : une adoption rapide qui transforme déjà les usages numériques    Aïd Al-Fitr 2026 : l'ONCF renforce son offre ferroviaire à l'échelle nationale    Auto Hall: Le résultat net consolidé grimpe à 100 MDH en 2025    Fès : 2è « Innov Startup Challenge », les 30 et 31 Mars    Bourse de Casablanca : ouverture en territoire positif    Trump demande à la Chine de repousser d'un mois sa visite d'Etat    Liban: plus d'un million de déplacés, Israël annonce des "opérations terrestres limitées"    Guerre en Iran : Israël annonce avoir éliminé Ali Larijani    Lions de l'Atlas : Ouahbi dévoile jeudi sa première liste pour les amicaux de mars    Ligue 1: Ousmane Dembélé n'écarte pas la prolongation de son contrat avec le PSG    Youssef Hadji, 2è entraîneur adjoint de Mohamed Ouahbi    Le Maroc se rapproche de Bouaddi, une décision imminente attendue    Alerte météo. Averses orageuses et chutes de neige mardi et mercredi    Alerte météo :a verses orageuses, chutes de neige et fortes rafales de vent mardi et mercredi    KESSA dévoile ses 30 lauréats pour sa première édition    Le Maroc, allié constant des monarchies du Golfe face aux menaces iraniennes    Stabilité et ouverture : les piliers d'une économie chinoise résiliente    Sahara : Des membres du Polisario pénètrent dans la zone tampon    Un think-tank américain invite le Maroc à lancer une «Marche verte» pour récupérer Ceuta et Melilla    Le Polisario, le soutien algérien, les accusations et les liens avec l'Iran... comment le Congrès américain a commencé à envisager des sanctions contre le Front ?    Décès du présentateur chevronné Jamal Rayyan à l'âge de 72 ans    El Kaabi en tête : les 10 Marocains qui marquent le plus cette saison    CAN 2025 : Record de +61% sur l'audience mondiale    Discours de haine : à l'ONU, le Maroc plaide pour le dialogue entre religions    France : Un avenir incertain pour la mosquée d'Epinay-sur-Seine    Conectividad marítima: Los puertos de Tánger Med y Casablanca entre los primeros a nivel árabe    España: La Coruña retira su candidatura para el Mundial 2030    Marrakech : Un harceleur arrêté après la diffusion d'une vidéo sur les réseaux sociaux    DGAPR: Les détenus autorisés à recevoir les paniers-repas une seule fois à partir du 2e jour de l'Aïd Al-Fitr    France : Deux frères marocains inculpés pour un projet terroriste et antisémite    Berklee at Gnaoua and World Music Festival : Les candidatures à la 3e édition sont ouvertes    Caftans au Maroc #4 : À Rabat et à Salé, la tradition et la modernité se côtoient    Tourisme au Maroc : 894.000 emplois directs en 2025, les objectifs dépassés    Mondial 2030 : une autre ville espagnole retire sa candidature    Lionceaux U15 : qui est Achraf Hanzaz, le nouveau sélectionneur ?    France: Consulat mobile en faveur des Marocains établis dans le département du Jura    Cyberattaque : Microsoft corrige des vulnérabilités dans Windows 11    Polisario, le Front aux connexions dangereuses    Laylat Al-Qadr : SM le Roi préside au Palais Royal de Rabat une veillée religieuse    Justice : le parquet appelle à renforcer le recours à la médiation et à la conciliation    Oscars 2026 : « One Battle After Another » et «Sinners» dominent la cérémonie    DS automobiles lance le « DS Café culturel » à Casablanca    Tiznit accueille une veillée ramadanesque entre Madih et Samâa    Salon international des inventions de Genève: l'UIR remporte 4 médailles et le Prix de la Délégation chinoise    Jazzablanca révèle la programmation de la Scène 21, écrin de jazz et d'explorations musicales    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Couvre-feu, suspension des vols ... le Maroc se prépare-t-il pour une troisième vague ?
Publié dans Hespress le 15 - 04 - 2021

Après la première puis la deuxième, nous voilà arrivés à la troisième vague de la pandémie du Covid-19. L'espoir placé dans le vaccin pour éradiquer le virus est finalement tombé à l'eau. Le virus est de plus en plus virulent et développe des variants dangereux.
Le Maroc, et après que l'Europe ait été dévastée par les variants Britannique, Brésilien et Sud-Africain, a décidé de prendre plusieurs mesures draconiennes en commençant par suspendre ses liaisons aériennes de et vers plusieurs pays.
Les mesures de précaution ont également été renforcées à l'échelle nationale pour limiter la propagation du virus, notamment avec l'apparition du variant britannique au Royaume ou encore la hausse des cas sévères. Un couvre-feu a donc été instauré de 20H à 6H du matin, même pendant ce mois sacré de Ramadan, en espérant alléger les mesures en été.
En Europe, la troisième vague de pandémie est confirmée. Le Maroc ne fera donc pas l'exception. Joint par Hespress Fr, Pr. Moulay Mustapha Ennaji, virologue et directeur du laboratoire de virologie à l'Université Hassan II de Casablanca, avance dans sa déclaration que les données sont mitigées.
« On a longtemps été sur des indicateurs verts et rassurants. Maintenant, on assiste à une recrudescence de la pandémie qui donne des signaux qui poussent à plus de vigilance de la part de tout un chacun. Il est certain qu'on est au début d'une troisième vague, comme dans le monde entier. Et on ne peut pas vivre isolés du monde. Il y a effectivement une baisse des cas, mais si on ne redouble pas de vigilance et si l'on ne prend pas de mesures restrictives, surtout avec le variant britannique, ça sera vraiment dangereux pour nous« , nous explique ce membre du Comité scientifique Covid-19.
En parlant du variant britannique, Pr. Ennaji estime qu'il est plus présent dans la région de Casablanca-Settat que la région de Rabat-Salé-Kénitra ou les autres régions du Royaume « Moi je soupçonne qu'il soit plus présent dans la région de Casablanca-Settat. Pour la simple raison que Casablanca est le coeur battant du Maroc. Tous les échanges se font avec et via cette région. C'est clair que si le virus est arrivé à Dakhla et Ouarzazate, il est présent dans d'autres régions du Royaume ».
Maintenant, on ne peut pas changer la donne, précise-il. « Le virus est là« . Mais il faut, selon Pr. Ennaji, se lancer dans une vaste campagne de sensibilisation à travers des messages aux citoyens. pour qu'ils évitent les rencontres en ce mois sacré, et surtout persévérer avec les gestes barrières.
Est-ce que le virus ne circule que le soir et pas le matin ?
C'est la question qui turlupine les Marocains après que le gouvernement de Saad Eddine El Otmani ait décidé d'imposer un couvre-feu pendant ce mois de Ramadan. A ce sujet, Pr. Ennaji estime qu'il y aura toujours des commentaires quelle que soit la décision prise par les autorités compétentes.
« Mais on est face à un choix. Soit on laisse aller, parce qu'il y a un laisser-aller, et on accepte de payer les conséquences comme ce qui s'est passé pendant Aid Al-Adha, soit on durcit maintenant et après le mois de Ramadan, on aura plus de chance de revenir à la vie normale » avance-t-il.
1ère vague, 2è vague, 3è vague …. Et la fin c'est pour quand?
Personne ne le sait! En effet, selon Pr. Ennaji, « un scientifique qui se respecte ne peut pas répondre à cette question« .
« Comme je l'ai toujours dit, il s'agit d'un virus aux multiples facettes. Tout les efforts sont déployés pour arrêter la propagation du virus fantôme. Et plus on multiplie d'efforts, plus ce virus mute, change et se propage. Maintenant, le seul moyen c'est que le virus lui-même change et se circonscrit lui-même. Mais on ignore quand cela pourra se produire« , explique-t-il.
Le virologue rappelle également qu'il y a des virus qui ont duré des siècles et qui ont fini par partir, et d'autres qui ont disparu au bout de 4-5 ans. « Tout dépend de la férocité du virus et comment il se développe finalement », explique le Pr. Moulay Mustaphe Ennaji, ajoutant que pour espérer la fin de ce « cauchemar », il y a trois cas de figure.
« Premièrement, atteindre cette immunité collective à travers un vaccin efficace contre le virus. Deuxièmement, que le virus lui-même change et se contre-carre lui même. Troisièmement, avoir un traitement curatif, puisque le vaccin reste un traitement préventif », affirme-t-il.
Optimiste, Pr. Ennaji soutient qu' « on a besoin aujourd'hui d'un traitement curatif. Il y a un énorme travail qui se fait dans ce sens. Les scientifiques et chercheurs ne croisent pas les bras ni les doigts. Ils travaillent jour et nuit pour trouver un traitement efficace. Et c'est certain que ça va donner des résultats positifs ».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.