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Besoins en eau : Casablanca veut bien assumer, mais...
Publié dans Hespress le 15 - 05 - 2021

C'est un secret de Polichinelle, le Royaume en dépit d'une année pluvieuse exceptionnelle est classé parmi les pays à stress hydrique élevé. Caractérisée par le changement climatique qui de ses phénomènes extrêmes (années de sécheresse continues, répartition complexe de la pluviométrie sur les différentes régions du Royaume et autres paramètres incitant à la raréfaction soutenue des ressources en eau), la situation du pays menace doucement et sûrement sa sécurité hydrique.
Le Maroc, conscient de ce fait, depuis des décennies, en y est allé d'infrastructures nécessaires pour gérer au mieux ses ressources en eau à même d'assurer sa sécurité hydrique actuelle et celle des futures générations. Selon le rapport publié par la Banque mondiale en 2017 sur la gestion de la rareté de l'eau en milieu urbain au Maroc, d'ici 2050, où le nombre d'habitants au Maroc atteindrait 43,7 millions, la dotation hydrique atteindrait 510 m3 par tête et par an d'ici 2050, plaçant le Maroc au-dessous du niveau de « stress hydrique extrême » défini par les Nations Unies.
Selon le rapport de la Banque mondiale, la disponibilité en eau au Maroc est passée de 3 500 m3 par personne et par an en 1960 (pour une population de 12,3 millions d'habitants) à 731 m3 par personne et par an en 2005 (pour une population de 30,4 millions d'habitants). En 2015, ce chiffre se réduit encore pour atteindre 645 m3, un niveau bien en dessous du « niveau de pauvreté hydrique » de 1 000 m3 par personne et par an.
Pour pallier ce stress hydrique, le Maroc a élaboré le Programme National d'Approvisionnement en Eau Potable et l'Irrigation 2020-2027 (PNAEPI 20-27 coût de 115,4 milliards de dirhams), lancé en janvier 2020 par le Roi Mohammed VI, ainsi que le Plan National de l'eau 2020-2050. Le premier a pour vocation de sécuriser l'eau potable et l'irrigation à court terme tandis que second vise à mettre en œuvre des solutions à plus long terme pour garantir l'approvisionnement durable en eau du pays.
Dans cette perspective, la région de Casablanca-Settat, qui consomme 196 millions de m3 actuellement pour ses besoins, n'est pas semble-t-il restée les bras croisés et tente à l'horizon 2030 d'assurer la demande de ses habitants en leur offrant 250 millions de m3. La Lydec dans l'affaire, ambitionne de tabler sur un volume moyen journalier distribué de 753.000 m3 d'eau potable en 2030, et ce, dans le sillage des Objectifs de développement durable (ODD).
Cela étant, le Conseil du Grand Casablanca estimant comme une priorité le raccordement à l'eau pour la décennie à venir pour plusieurs zones rurales de Casablanca-Settat. Le Conseil de la région pour ce faire met la main à la poche et s'apprête à se soulager de 300 millions de dirhams pour plus de 300 000 habitants (30 communes) afin qu'ils aient accès à l'eau potable d'ici à 2023. Le projet en deux tranches devrait toucher plus de 100 000 habitants dans le rural dans un second temps, après avoir concerné 200.000 pour la première tranche.
Cependant la pérennisation de cet échéancier reste tributaire des sources de financement. En effet, au Conseil, on n'a vraiment pas de visibilité quant à leur assurance au regard de la baisse des recettes fiscales directes ou celles affectées par l'Etat. S'en démêler restant la condition sine-qua-none pour la réussite ou non, de ce chantier dont l'impact direct sur les habitants des zones rurales de la région, est primordial pour leur survie hydrique.


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