Le Maroc passe ces dernières années, et précisément depuis 2018, par une séquence d'années sèches dont l'apogée a été enregistrée cette année, marquée par une réduction très significative de la pluviométrie et une régression notable des apports en eau naturelles, affirme la directrice de l'Agence du Bassin Hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia (ABHBC), Samira El Haouat. « Cette tendance baissière est confirmée par les prévisions des experts du climat et s'accentuera pendant les années à venir suite aux impacts des changements climatiques », a précisé Samira El Haouat qui s'exprimait, mardi, dans le cadre d'un webinaire initié par l'ABHBC sous le thème « Partage d'expérience en matière de bonnes pratiques de résilience aux effets des changements climatiques tels que la sécheresse ». Elle a également indiqué que face à cette situation, le Maroc s'est inscrit dans une politique d'adaptation et de résilience face aux changements climatiques et leurs impacts sur les ressources en eau en particulier, qui vise la gestion rationnelle et durable des ressources en eau basée sur plusieurs piliers à savoir le développement de l'offre en ressources en eau moyennant la poursuite de la construction des barrages, la gestion de la demande en eau à travers les programmes d'économie d'eau dans tous les secteurs, la dépollution et réutilisation des ressources en eau, le dessalement des eaux de mer, la préservation des ressources en eau souterraines et la gestion et l'anticipation aux phénomènes extrêmes (inondations et sécheresse). Ce sont ces axes qui sont développés dans le cadre du Plan National de l'Eau (PNE) et dans le Plan Directeur d'Aménagement Intégré des Ressources en Eau (PDAIRE) à l'échelle du Bassin Hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia, pour que les ressources en eau accompagnent et soutiennent le développement économique que connait le Maroc et ne soient pas un frein, a précisé la responsable. Le Maroc compte actuellement 149 grands barrages totalisant plus 19 Milliards m3 et 15 barrages en cours de construction, en plus d'une centaine de petits barrages, développant ainsi un savoir faire dans le domaine de la gestion des ressources en eau reconnu à l'échelle internationale, toutefois, il est temps pour agir ensemble et avec force sur la demande en eau et optimiser les besoins en eau moyennant les bonnes pratiques, a-t-elle conclut.