L'ancien magnat de l'automobile, Carlos Ghosn, a été visé vendredi, par un mandat d'arrêt international de la justice française dans une enquête instruite notamment pour abus de biens sociaux et blanchiment avec un distributeur à Oman. L'ex patron de l'alliance Renault Nissan (RNBV) qui réside au Liban depuis sa spectaculaire fuite du Japon, est interdit de sortie de territoire. Le Franco-Libano-Brésilien, est visé par une enquête portant sur près de 15 millions d'euros de paiements considérés comme suspects entre RNBV et le distributeur du constructeur automobile à Oman, Suhail Bahwan Automobiles (SBA). Plusieurs juges français se sont rendus à Beyrouth pour l'auditionner avant de lancer ce mandat d'arrêt qui ne fait pas partie de l'affaire qui l'oppose à Nissan au Japon depuis novembre 2018, date de son arrestation. Carlos Ghosn, était soupçonné d'avoir omis de déclarer une partie de ses revenus chez Nissan aux autorités boursières japonaises entre 2010 et 2015 et a par la suite été inculpé pour dissimulation de revenus. Pour l'affaire en France, à ce stade le mandat n'est pas encore mis à exécution, mais s'il devait l'être, Ghosn devrait se présenter devant un juge d'instruction de Nanterre avant sa mise en examen. Cinq mandats d'arrêt internationaux ont été émis dans le cadre de cette enquête et visent « les propriétaires actuels ou ex-dirigeants de la société omanaise SBA », selon le parquet.