A la Une
Politique
Economie
International
Sport
Société
Culture
Videos
Journaux
2M
Agadirnet
Al3omk
Albayane
Aldar
Aujourd'hui le Maroc
Barlamane
Challenge
EcoActu
Eljadida 24
Finances news
GoAgadir
H24 Info
Hespress
InfoMagazine
Jeunes du Maroc
La Vie éco
Lakome
Le Soir Echos
Le temps
Les ECO
Lions De l'Atlas
L'observateur du Maroc
L'opinion
Maghreb Observateur
MAP
Maroc Diplomatique
TanjaNews
La Gazette du Maroc
PanoraPost
Yabiladi
Sujet
Auteur
Région
f
t
مغرس
Le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplira vendredi la prière de l'Aïd Al Fitr à la mosquée "Ahl Fès" à Rabat
Algérie : Une ONG marocaine des droits humains condamne la fermeture de «SOS Disparus»
Vendredi marque le premier jour de l'Aïd al-Fitr au Maroc
Aïd Al Fitr : Grâce Royale au profit de 1201 personnes
La fermeture du détroit d'Ormuz : quel impact sur l'économie mondiale et sur le Maroc ?
Liberté de choix pour Bouaddi entre le Maroc et la France : le sélectionneur français clarifie sa position
Mobilité électrique : Gitex Africa expose les dernières technologies
Fertilizantes: Con la crisis en Oriente Medio, la India aumentará sus importaciones desde Marruecos
European Commission clarifies Western Sahara exports to EU markets
Taroudant : vol avec violence mortelle, un individu interpellé
Abdoulaye Fall : « Rendre la Coupe ? On va se conformer »
Holmarcom et Adam Foods concluent un accord pour donner un nouvel élan à Biscoland
Motsepe défend l'indépendance de la justice de la CAF
CAN 2025. La FRMF insiste sur le respect des règles
Biochimie et nutrition : un symposium d'envergure internationale prévu à Casablanca
«Porte Bagage» triomphe à Bergamo et consacre une nouvelle voix du cinéma marocain
Ouahbi names 28-man Morocco squad for Ecuador, Paraguay friendlies
Les classements FIFA désormais actualisés en direct pendant les matchs
ONDA: Marrakech-Ménara sacré meilleur aéroport régional d'Afrique
Virgin Limited Edition to open new luxury hotel in Marrakech in 2027
Marsa Maroc : solides performances, un chiffre d'affaires consolidé de 5,78 milliards de DH
AEGIS Ventures accélère sa stratégie au Maroc avec l'intégration de SEKERA
Bourse de Casablanca : ouverture dans le rouge
Lions de l'Atlas : Mohamed Ouahbi dévoile sa première liste sans Ziyech et avec Issa Diop
Edito. Bonheur imparfait
CAN 2025 : Mustapha Hadji défend le titre du Maroc et recadre sèchement Claude Le Roy
Politique monétaire : BAM prête à dégainer en cas de choc majeur
Séisme d'Al Haouz : Aziz Akhannouch accélère la reconstruction
Produits du Sahara : Au Parlement européen, l'UE défend l'étiquetage convenu avec le Maroc
Produits du Sahara : Bruxelles précise le poids réel des exportations vers l'UE
Les Etats-Unis annoncent des mesures visant à faciliter le commerce de pétrole
Al Arjat 1 réfute les accusations de "Le Monde" sur les conditions de détention de Ibtissam Lachgar
Guerre au MO : des raffineries touchées en Arabie saoudite et au Koweït
Carte de l'artiste : les demandes déposées jusqu'au 31 décembre 2025 examinées
Séisme d'Al Haouz : Plus de 54.000 logements déjà reconstruits
Guerre au Moyen-Orient: Ryad et Doha ciblés par une riposte iranienne
UNESCO : Medellín, en Colombie, désignée Capitale mondiale du livre 2027
FESMA 2026 : Lomé au cœur des saveurs africaines
Quand tombe l'Aïd al-Fitr ? Le ministère des Habous dévoile la date de l'observation du croissant de Chawwal
G100 : la directrice du CNRST nommée Morocco Country Chair pour le pôle Universités et Thought Leadership
Alboran Sea: A 4.9 magnitude earthquake felt in Morocco
CAF/CAN 2025 : l'ambassade du Maroc à Dakar appelle à la retenue
Enfant enlevé et torturé à Tindouf: des ONG saisissent le Conseil des droits de l'homme
Alerte météo : averses orageuses et fortes rafales de vent mercredi et jeudi
Film : Rire, couple et quiproquos au cœur d'une comédie marocaine
Deux générations du gospel nigérian réunies dans un nouveau single
Berklee at Gnaoua and World Music Festival : Les candidatures à la 3e édition sont ouvertes
Oscars 2026 : « One Battle After Another » et «Sinners» dominent la cérémonie
Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.
OK
Le CESE appelle à repenser la criminalisation de la mendicité au Maroc
Zineb Jazouli
Publié dans
Hespress
le 20 - 03 - 2024
Vieillards, enfants, femmes et hommes sont assis le long des trottoirs, près des maisons, et parfois même à proximité des écoles, en attendant la générosité de ceux qui passent et qui leur offriront de quoi subvenir à leurs besoins. La mendicité représente un problème complexe qui afflige le Maroc, une pratique qui s'intensifie particulièrement durant ce mois béni. C'est dans ce contexte que le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) a mené une recherche approfondie sur ce phénomène, dont les conclusions ont été rendues publiques ce mercredi.
En présence d'une pléiade de sociologues, d'experts et de spécialistes, le CESE examine de près les raisons qui poussent ces individus à choisir de mendier plutôt que de travailler et de gagner leur vie dignement. Selon les conclusions de l'étude, « la mendicité, pratique sociale ancienne et quasi universelle, semble avoir pris une plus grande ampleur dans les rues et les espaces publics du Maroc ces dernières années. Cependant, malgré cette visibilité accrue, les études et les enquêtes sur les déterminants et les sous-jacents de cette pratique demeurent rares, laissant les véritables raisons dans l'ombre ».
Approché par Hespress FR, Abdel Makssoud Rachedi, présentateur de l'étude a mis en évidence la complexité du phénomène, « la mendicité est un sujet qui suscite de vives discussions au sein de la société. Tout le monde semble avoir son opinion sur cette pratique, mais il est crucial de faire une distinction claire entre les raisons authentiques de la mendicité et ceux qui en ont fait un métier ».
Les origines de la mendicité sont multiples et souvent enchevêtrées. « La pauvreté et la marginalisation figurent parmi les principales causes, plongeant certaines personnes dans un état de vulnérabilité économique qui les pousse à tendre la main pour obtenir de l'aide. Cependant, il est également essentiel de reconnaître que la mendicité peut prendre d'autres formes, certaines étant même définies et traitées par le code pénal », nous explique notre intervenant.
© Mounir Mehimdate
Après de nombreuses étapes de concertation, notre interlocuteur note que les auteurs de l'étude sont parvenus à une vision qui repose sur divers axes, « Ces derniers doivent être sérieusement pris en considération par les autorités publiques si nous voulons aborder efficacement la question de la mendicité dans notre société ».
S'étalant sur les solutions qui peuvent éradiquer ce phénomène, Rachedi souligne qu'il « est impératif de mettre en place des mesures visant à lutter contre les causes profondes de la pauvreté et de la marginalisation. Cela implique des programmes de soutien social, des initiatives d'éducation et de formation professionnelle, ainsi que des politiques économiques inclusives visant à réduire les inégalités ».
De plus, suggère-t-il, « il est nécessaire d'adopter une approche compassionnelle envers les personnes impliquées dans la mendicité, en reconnaissant leur dignité intrinsèque et en leur offrant un soutien adéquat pour sortir de cette situation précaire. Cela pourrait inclure des services sociaux, des programmes de réinsertion professionnelle et un accès aux soins de santé mentale et physique ».
Pour ajouter: « Il est crucial de renforcer l'application de la loi pour lutter contre les formes de mendicité qui exploitent la vulnérabilité des individus ou qui constituent une menace pour la sécurité publique. Cependant, cela doit être fait de manière équilibrée, en garantissant le respect des droits fondamentaux des personnes concernées et en évitant toute stigmatisation ou discrimination ».
© Mounir Mehimdate
Également abordé par Hespress FR, Ahmed Reda Chami, président du CESE a souligné que « la mendicité est étroitement liée à la pauvreté et à la vulnérabilité, devenant ainsi un phénomène qui s'accroît dans la société marocaine, surtout pendant le mois du Ramadan. Ses ramifications sont multiples, affectant tant les mendiants eux-mêmes que la tranquillité des citoyens ».
Dans ce sillage, le CESE a mené une enquête sur ce phénomène, mettant en avant l'importance de l'intelligence collective et de l'écoute des différentes parties prenantes, y compris les autorités et les organisations de la société civile. « Des visites sur le terrain, telles que celles effectuées aux associations d'Ain Atik et Dar Lkhir de Tit Melil ont permis de mieux comprendre les défis posés par la mendicité au Maroc », précise Reda Chami.
Développant les conclusions de l'étude, le président du CESE admet que « cette pratique ne correspond plus aux attentes de la société marocaine. Pour y remédier, une instauration de l'état social demeure urgente plus que jamais, ainsi qu'une protection renforcée des catégories fragiles, notamment les enfants et les femmes ».
Dans un contexte où les statistiques sur la mendicité font défaut, les conclusions restent floues, ce qui entrave le développement du pays. D'après les dires de Chami : « les représentations sociales indiquent que cette pratique s'est accentuée après la crise de la Covid-19, ajoutant près de trois millions de personnes supplémentaires aux rangs des mendiants ».
© Mounir Mehimdate
Les facteurs de risque de la mendicité sont nombreux, allant du divorce à la fragilité sociale en passant par l'absence de solidarité. Néanmoins, des efforts sont observés du côté du gouvernement marocain, avec une approche inclusive visant à protéger les plus vulnérables et à freiner cette pratique. Cela passe par la mise en place de programmes de protection sociale et la généralisation de la couverture médicale.
La stigmatisation des mendiants, notamment des enfants, est un problème majeur. Réagissant à ce volet, le président du CESE précise que « la sécurité générale est également compromise par des réseaux exploitant les immigrants dans le cadre de la mendicité. Il est donc impératif de mettre en place des mesures répressives contre ceux qui abusent des plus faibles, tout en garantissant le respect des droits des mendiants ».
Dans le détail, nous révèle-t-il, « même la criminalisation de la mendicité suscite également des débats. Certains estiment qu'elle est pertinente pour dissuader les abus, tandis que d'autres plaident pour une approche plus préventive et sociale, axée sur la prise en charge des mendiants et la création d'activités génératrices d'emploi ».
© Mounir Mehimdate
En conclusion, Reda Chami partage avec nous ses aspirations d'éradiquer ou au moins de minimiser la propagation de ce phénomène rongeur qui nuit à l'image du Royaume: « la question de la mendicité exige une approche nuancée et multidimensionnelle, en reconnaissant les causes profondes de ce phénomène, en adoptant une approche compassionnelle envers les personnes concernées, en renforçant l'application de la loi de manière équilibrée et en favorisant la collaboration entre les différentes parties prenantes, nous pouvons espérer progresser vers une société plus juste et inclusive pour tous ».
Cliquez
ici
pour lire l'article depuis sa source.
Lire aussi
Mendicité et criminalité, peur sur Casablanca
Un Marocain sur 150 est un mendiant !
Reda Chami: L'addiction doit pouvoir bénéficier d'une prise en charge appropriée
Le gouvernement accélère la cadence de la lutte contre la mendicité
500 000 mendiants ? Bientôt une enquête nationale sur la question
Signaler une annonce inappropriée