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ALIF : Quand la magie continue avec Hatim Ammor et Myriam Fares
Publié dans Hespress le 06 - 07 - 2024

La coutume veut que la deuxième itération de quelque chose soit souvent moins réussie, comme la deuxième saison d'une série, le deuxième tome d'un roman, etc. cette règle peut s'appliquer dans certains cas, mais certainement pas pour le festival ALIF. Après un premier jour marqué par un succès retentissant, le deuxième jour a offert une ambiance encore plus festive et attrayante. Marquée par des performances éblouissantes et une atmosphère électrique, la scène principale d'Anfa Park a été le théâtre de prestations énergiques de Hatim Ammor, Myriam Fares et Dj Aseel, qui ont enchanté le public venu en grand nombre.
La soirée a débuté avec Hatim Ammor, l'une des voix les plus populaires du Maroc. Dès les premières notes musicales, le public a été transporté par son charisme et son talent. Accompagné de danseurs, Ammor a livré un spectacle mémorable, digne des plus grands festivals internationaux. Subjugué par l'affluence, Ammor a enchaîné ses plus grands succès, tels que « Hasdouna » et « Akhir Merra« , et a interprété son dernier duo, « Mahboubi« , avec la superstar marocaine Saad Lamjarred, présent en playback malgré son absence physique. Ses mélodies captivantes et son interaction chaleureuse avec le public ont créé une connexion palpable, rendant chaque instant sur scène encore plus vibrant.
©Said Mouflih
« Je suis ravi d'être aujourd'hui avec le public casablancais, ma ville natale », a-t-il déclaré entre deux chansons, visiblement ému par l'accueil chaleureux du public.
©Said Mouflih
Le point culminant de la soirée est finalement arrivé avec l'entrée de Myriam Fares. Surnommée la « Queen of Stage« , Fares n'a pas déçu ses fans. Sa performance a été un mélange fascinant de chant, de danse, et de spectacle visuel. Vêtue d'une robe scintillante, et fidèle à son charme légendaire, elle a captivé l'audience avec des morceaux entraînants comme « Nadini » et « Ana Wel Shouq« . Ses mouvements de danse synchronisés et son charisme ont fait vibrer la scène du festival. En hommage à la culture marocaine, Fares a interprété sur la scène du festival Alif l'une des chanson cultes du Maroc "3lach ya Ghzali"de la diva marocaine Latifa Raafat et du défunt Maâti Benkacem, musicien instrumentaliste, chanteur et compositeur marocain.
©Said Mouflih
Grands et petits, les spectateurs ont été unanimes : des soirées captivantes, une organisation hors pair, et des prestations de haut niveau. Approché par Hespress FR, Sami accompagné de sa mère et de sa sœur, confie qu'il "est très satisfait de l'organisation et de cette première édition qui redonne espoir dans le potentiel marocain". De sa part, Houda, jeune casablancaise, attend sous feu ardent le début du spectacle, « C'est incroyable ! Hatim Ammor va mettre le feu à la scène, et Myriam Fares va nous faire rêver avec ses performances".
©Said Mouflih
Face à l'influence de la musique occidentale et de la rapidité des évolutions dans la sphère musicale, les chansons arabes, souvent reléguées au second plan, Alif redonne vie à ces musiques et prouve au monde entier que la musique arabe a toujours ses adesptes. Les organisateurs du festival se sont dits ravis de l'affluence et de la passion des festivaliers. « Voir le public si réceptif et joyeux, c'est la meilleure récompense pour nous", nous a annoncé l'un des membres du comité d'organisation.
©Said Mouflih
La première édition du Festival Alif s'achève ainsi sur une note haute, promettant encore plus de moments inoubliables pour les années à venir. Vu le succès éclatant, la barre est désormais très haute pour les prochaines éditions.


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