C'est un véritable pavé dans la mare que ce communiqué de presse diffusé mercredi par le cabinet Strada Avocats. En effet, Ahmed Eddarraz, ancien candidat aux législatives françaises à la 9ème circonscription des Français à l'étranger qui englobe plusieurs pays, dont le Maroc, à la lecture d'un article de Libération (France) publié le 30 juillet, intitulé « Diplomatie, entre Macron et Mohammed VI, le froid du Maroc », y exprime toute sa consternation et son indignation. Cette affaire en devenir, centrée sur le Maroc, se retrouve au cœur d'une polémique médiatico-judiciaire et met, en lumière, les tensions inhérentes à la relation entre médias et personnalités publiques dans un monde de plus en plus interconnecté. Elle soulève des questions fondamentales sur la frontière entre information et diffamation, et sur la responsabilité des journalistes dans la diffusion de faits non vérifiés. Quelle que soit la question judiciaire, ce cas restera emblématique des défis auxquels sont confrontés les médias et les personnalités publiques à l'ère de l'information instantanée. Ahmed Eddarraz a annoncé son intention de poursuivre le quotidien pour obtenir réparation du préjudice subi. En effet, Ahmed Eddarraz a chargé le cabinet Strada Avocats d'engager des poursuites judiciaires contre Libération. Une action est déjà en cours contre le directeur de la publication du quotidien. Ce procès promet d'être un affrontement majeur, non seulement entre une personnalité publique et un grand média, mais encore entre deux visions de la liberté de la presse et de la responsabilité journalistique. Les révélations de Libération : Une accusation explosive Selon l'article de Libération, Emmanuel Macron aurait mis en garde ses ministres contre la fréquentation des palais de Marrakech, craignant que les services de renseignement marocains ne recueillent des informations sensibles sur l'élite française. Plus troublant encore, le journal allègue qu'Ahmed Eddarraz, ancien membre de l'équipe d'En Marche, aurait été « recruté » par les services marocains pour accompagner Brigitte Macron, dans le but de glaner des renseignements précieux. Cette représentation d'Eddarraz comme agent infiltré au service du Maroc a suscité une vive polémique. Il est présenté, en outre, comme ayant des liens étroits avec le président Emmanuel Macron et son épouse, Brigitte Macron. Ces relations privilégiées lui ont permis d'être au cœur des événements politiques et de bénéficier d'une certaine visibilité médiatique. Cependant, cette proximité a également fait de lui une cible pour diverses accusations et spéculations, notamment celles relayées par certains médias. La déontologie en question Face à ces accusations, Ahmed Eddarraz dénonce des « assertions fantaisistes » qui, selon lui, sont dénuées de toute base factuelle et résultant d'une enquête superficielle. Pour lui, ces allégations présagent une atteinte grave à son honneur et à sa réputation. « Ces accusations ne reposent sur aucune enquête sérieuse », martèle-t-il dans le communiqué. Proche du cercle présidentiel, il regrette que des relations d'amitié sincères et anciennes soient présentées comme ayant des implications géopolitiques exploitées. Eddarraz et ses avocats critiquent sévèrement la démarche journalistique de Libération. Ils reprochent au journal de ne pas avoir respecté les principes de base de la déontologie journalistique. Selon eux, la méthodologie de Libération, n'a pas respecté les principes de base de la déontologie en omettant de confronter Eddarraz aux accusations portées contre lui. L'auteur de l'article n'a pas pris la peine de contacter Eddarraz pour vérifier les faits ou recueillir son témoignage, une omission qu'ils considèrent comme une faute professionnelle grave et qui entache la crédibilité de l'enquête du journal. Cette affaire illustre de manière éclatante les tensions entre le journalisme d'investigation et la préservation de la réputation individuelle. Elle pose des questions essentielles sur les limites de la liberté de la presse et la responsabilité des médias dans la vérification des informations avant publication. En attendant la résolution judiciaire, ce cas continue de captiver l'attention, révélant les complexités des relations internationales et des dynamiques de pouvoir dans un monde mondialisé. Libé dans ses œuvres Cette affaire illustre parfaitement les tensions contemporaines entre les médias et les personnalités publiques. Elle pose des questions essentielles sur la responsabilité des journalistes, la rigueur de leurs enquêtes et le respect dû aux personnes mises en cause. Le jugement à venir aura sans doute des répercussions significatives, non seulement pour les parties impliquées, mais également pour le paysage médiatique et judiciaire français dans son ensemble. Mais, Libération n'en est pas à sa première bévue avec tout ce qui touche au Maroc et aux Marocains. Souvenons-nous de l'affaire Pegasus, une saga d'espionnage numérique de grande envergure où l'on a accusé le Royaume de tout et n'importe quoi, sans preuve aucune. Libération s'en était donnée à cœur-joie. Une action judiciaire est désormais engagée contre le directeur de la publication de Libération. Ce procès promet d'être un nouveau chapitre intense de l'affaire Pegasus, mettant en lumière les conflits entre liberté de la presse et protection de l'honneur individuel. L'affaire Pegasus : Le coup d'éclat Libération, l'un des journaux les plus influents de France, a de tout temps cherché la polémique envers le Maroc. Cette approche insolente plus qu'audacieuse a souvent conduit à des frictions. Le quotidien français a publié à plusieurs reprises des articles critiquant le régime marocain, abordant des sujets erronés et sans fondements allant de la politique intérieure aux questions de droits de l'homme. Chaque publication a provoqué des réactions vives de la part des autorités marocaines, créant un climat de tension. Le point culminant de ces tensions récentes est sans doute l'affaire Pegasus. En juillet 2021, Libération, en collaboration avec d'autres médias internationaux, a révélé l'utilisation par le Maroc du logiciel espion Pegasus pour surveiller les journalistes, des militants et des personnalités politiques. Le Maroc a fermement démenti ces accusations, accusant les médias à l'origine de cette campagne biaisée de calomnie gratuite. Le misérabilisme pour un fonds de commerce pignon sur rue En plein milieu des secousses qui ont ravagé la région d'Al Haouz, une photographie publiée par Libération avait déclenché une controverse médiatique et une éthique d'une ampleur inattendue. Parmi les nombreuses images diffusées, une photographie en particulier avait retenu l'attention. Publiée par Libération, elle voulait soi-disant décrire le misérabilisme en montrant une femme en pleurs, assise au milieu des ruines et déclins de ce qui était autrefois sa maison. L'image, censée capturer la souffrance des victimes du séisme, est rapidement devenue le symbole d'une polémique sur la dignité des sinistrés et les limites de la couverture médiatique. Des défenseurs des droits de l'homme et des observateurs ont accusé Libération de violer la dignité de la sinistrée en exposant ainsi son visage sans son consentement. Ils ont soutenu que l'utilisation de telles images, bien qu'elle puisse attirer l'attention sur la situation, doit se faire dans le respect des personnes photographiées.