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Colère populaire à Rabat : La rue condamne les crimes de guerre à Gaza
Publié dans Hespress le 22 - 06 - 2025

Depuis Bab El Had jusqu'aux abords du Parlement marocain, en plein cœur de Rabat, des milliers de citoyens marocains ont pris part à une marche populaire pour réitérer leur condamnation face à la poursuite de "la guerre d'extermination ethnique" menée par l'occupation israélienne, qui continue d'ôter la vie à des Palestiniens dans la bande de Gaza par des moyens multiples mêlant bombardements, assassinats, famine et manipulation à travers l'attrait de maigres aides humanitaires.
En tête du cortège figuraient des dirigeants issus de diverses sensibilités politiques, aux côtés de femmes, d'hommes, de personnes âgées, de jeunes et d'enfants venus de plusieurs villes du pays. Tous ont brandi des slogans puissants tels que : "Condamnation populaire des crimes sionistes", "Malgré la faim et le siège... Gaza libre ne fléchira pas", "Pas de compromis, pas de reddition... la résistance en avant", ou encore "Les Marocains tiennent bon... et refusent la normalisation".
©Mounir Mehimdate
Un engagement collectif marqué
Ce rassemblement, organisé à l'initiative du Groupe d'action nationale pour la Palestine, a vu les participants porter le keffieh palestinien et agiter côte à côte les drapeaux marocain et palestinien. Plusieurs figures présentes ont également profité de la mobilisation pour dénoncer les frappes israéliennes récentes sur l'Iran. La manifestation s'est achevée, comme lors des précédentes marches de solidarité avec Gaza, par la mise à feu du drapeau israélien.
Abdelhafid Sriti, coordinateur du Groupe d'action nationale pour la Palestine, a affirmé que "cette marche confirme une fois encore l'engagement du peuple marocain aux côtés des Palestiniens et de leur résistance héroïque, qui tient toujours le front, après près de vingt mois de lutte, jalonnée de martyrs, de blessés et de prisonniers, pour la libération totale de la Palestine, du fleuve à la mer".
©Mounir Mehimdate
Dans une déclaration accordée à Hespress en marge de la marche, Sriti a ajouté : "Les peuples arabes convergent aujourd'hui vers Rafah pour souligner l'infamie que représente le maintien du blocus sur le peuple palestinien, condamné à la faim et au déplacement forcé. C'est également une honte pour les États arabes et islamiques, qui doivent impérativement réagir. Ils doivent mettre fin à la normalisation et utiliser l'arme du pétrole comme moyen de pression, à l'instar de ce qui a été fait en 1973".
Le même intervenant n'a pas manqué de condamner "l'agression visant le peuple iranien, suivie de frappes américaines sur des sites nucléaires iraniens, preuve, selon lui, du soutien inconditionnel des États-Unis aux crimes du sionisme". Et d'ajouter : "La Chine et la Russie doivent agir. L'humanité aspire à un ordre mondial fondé sur la justice".
©Mounir Mehimdate
Jamal Karimi Benchekroun, membre du bureau politique du Parti du Progrès et du Socialisme, a déclaré que "le peuple marocain renouvelle sa présence dans la rue pour réaffirmer sa condamnation de l'agression sioniste barbare, de l'arrogance de cette entité, et de cette guerre d'extermination par la faim, menée contre un peuple sans défense. Les images insoutenables, qui brisent les cœurs avant les larmes, restent à jamais gravées devant la communauté internationale complice de l'occupant".
Dans une autre déclaration faite à Hespress en marge du rassemblement, Benchekroun a souligné "qu'en tant que Marocains, toutes tendances politiques confondues, et toutes générations réunies, nous dénonçons aujourd'hui les guerres, quelles qu'en soient les formes, partout dans le monde, et réaffirmons notre attachement à la paix et à la justice des causes nationales et régionales".
©Mounir Mehimdate
Selon lui, "l'ONU et le Conseil de sécurité doivent enfin adopter des décisions équitables, tenant compte des droits du peuple palestinien qui endure toujours des souffrances inhumaines", insistant sur le fait que "les criminels de guerre, à leur tête Netanyahu et ses ministres de la Défense, doivent être traduits devant la justice".
Khadija Essabbar, membre du Groupe d'action nationale pour la Palestine, a pour sa part déclaré que "cette marche s'inscrit dans un cadre international, destiné à dénoncer les agressions que subit le monde arabe, agressions initiées par l'entité sioniste avec l'appui des États-Unis et de l'Occident atlantiste".
Elle a poursuivi, dans une déclaration à Hespress : "Nous resterons toujours mobilisés pour dénoncer les agressions jusqu'à ce que cesse la normalisation, d'abord au Maroc, et jusqu'à la libération complète de la Palestine de cette entité sioniste qui mène une campagne de massacres contre le peuple palestinien par tous les moyens : bombardements, famine, et plus encore".
Même les miettes de pain, selon elle, "sont devenues un instrument d'extermination de masse contre les Palestiniens. Il ne se passe quasiment pas un jour sans qu'au moins 100 Palestiniens ne tombent en martyrs, pendant que les régimes observent en silence cette boucherie orchestrée par Netanyahu".
Marche contre l'arrogance sioniste
Oussama Rmal, président du Mouvement Unicité et Réforme, a estimé que les Marocains ont participé à cette marche "pour montrer que la cause palestinienne et celle d'Al-Aqsa réunissent toutes les sensibilités et tous les courants, malgré les différends qui peuvent les opposer sur d'autres sujets".
Et d'ajouter : "Ce qui a motivé cette marche, c'est la gravité de la situation à Gaza et en Palestine, qui a atteint son paroxysme. Nous sommes convaincus qu'au sommet de la détresse se trouve toujours l'annonce d'un dénouement".
Dans sa déclaration à Hespress, Rmal a estimé que "les sionistes ont atteint un tel degré d'arrogance qu'ils ne respectent plus rien. Ils ont même empêché un voilier nommé 'Madeleine', avec à son bord 12 personnes, d'atteindre Gaza pour briser le blocus. Et pire encore, les États arabes voisins se sont tous rendus complices pour empêcher l'arrivée des convois de soutien et d'aide", qualifiant cette situation d'"inhabituelle".
Il a conclu en estimant que "les sionistes ont ouvert une brèche qu'ils seront incapables de refermer. Ils ont cru pouvoir combattre un pays de 100 millions d'habitants comme s'ils affrontaient une résistance de 40.000 à 50.000 hommes. C'est là, sans aucun doute, un signe porteur d'espoir", a-t-il déclaré, faisant ainsi allusion aux frappes israéliennes sur l'Iran.


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