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Famine à Gaza : des Marocains en grève de la faim contre le silence international
Publié dans Hespress le 02 - 08 - 2025

Ce samedi, plusieurs Marocains et Marocaines ont entamé une grève de la faim pour dénoncer « la situation tragique imposée par la famine qu'Israël inflige aux Palestiniens de Gaza », dans un contexte de « guerre d'extermination soutenue par les États-Unis » et qui se prolonge depuis près de deux ans. Cette action de protestation, à caractère escalatoire, est initiée par le Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation. Elle se déroule au siège de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) à Rabat, l'une des principales organisations de défense des droits humains au Maroc.
© Mounir Mehimdate
Cette initiative s'inscrit dans le cadre de la « Journée nationale de protestation et de solidarité », qui comprend notamment une grève symbolique de la faim organisée dans plusieurs antennes du Front à travers le pays. Elle vise à dénoncer « la famine imposée à la population de Gaza » et à revendiquer « l'arrêt du génocide, l'ouverture des points de passage pour l'acheminement des denrées alimentaires et des médicaments, ainsi que la fin de la normalisation ».
© Mounir Mehimdate
Dans une déclaration accordée à Hespress, Souad Brahma, présidente de l'AMDH, a affirmé que l'association accueille cette action de protestation lancée par le Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation, soulignant qu'il s'agit « d'un message d'abord humanitaire et moral, avant d'être politique ». Et de poursuivre : « En nous engageant dans une seule journée de grève, nous partageons symboliquement avec les Palestiniens de Gaza la faim et la soif. Mais eux, vivent cela depuis des mois, sous les bombardements et les massacres qui ciblent notamment les femmes et les enfants ».
« Nous appelons la communauté internationale à assumer ses responsabilités face à ces crimes. Nous demandons la levée du blocus sur Gaza, au minimum pour permettre l'acheminement de l'aide humanitaire, notamment l'eau et les denrées alimentaires, et l'arrêt immédiat des massacres visant la population palestinienne », a insisté la militante.
© Mounir Mehimdate
Elle a ajouté : « Notre second message s'adresse au Maroc : nous exprimons notre rejet catégorique de toute forme de normalisation avec l'entité sioniste et de toute coopération avec elle. Nous dénonçons toute participation, directe ou indirecte, aux massacres, notamment à travers l'utilisation des ports marocains à cette fin ».
Présent lui aussi à Rabat, Sion Assidon, militant des droits humains et figure marquante du mouvement marocain de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), a indiqué que sa participation vise à « prendre part à cette grève de la faim à laquelle a appelé le Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation », dans le cadre de cette journée de mobilisation nationale.
© Mounir Mehimdate
Dans une déclaration à Hespress, il a expliqué : « Nous avons choisi de faire grève aujourd'hui pour ressentir, même de manière infime, ce que vivent actuellement les Palestiniens de Gaza en matière de faim ».
Et d'ajouter : « C'est une forme de dénonciation de la famine et du génocide en cours à Gaza, mais aussi, plus largement, de la politique de normalisation avec des criminels. Le mot 'génocide' n'est jamais prononcé par nos responsables, et dans le dernier discours officiel, pas même le nom de Gaza n'a été évoqué ».
© Mounir Mehimdate
Assidon a poursuivi : « Nous dénonçons également ce qui se passe actuellement, notamment le recours au port de Tanger pour faire transiter du matériel militaire dans le cadre de programmes américains de soutien militaire à l'État d'occupation. C'est une participation explicite au crime. Nous envisageons de déposer plainte devant les tribunaux de Rabat et de Casablanca pour dénoncer l'ouverture de nos ports aux navires de la mort ».
De son côté, Abdessamad Fathi, président de l'Instance marocaine de soutien aux causes de la Oumma, a déclaré qu'il participe « au sit-in organisé à l'appel du Front, dans le cadre de cette journée nationale de protestation, en réponse aux tueries et au génocide qui sévissent à Gaza ». Il a dénoncé « une situation devenue tragique, marquée par des assassinats par la famine et une torture psychologique à travers la distribution humiliante de l'aide américaine, mise en scène dans des shows aériens destinés à tromper l'opinion publique ».
Dans sa déclaration à Hespress, il a poursuivi : « Nous faisons grève de la faim en réponse à la situation dramatique que subit le peuple palestinien de Gaza, dans un contexte de trahison des régimes arabes et de complicité américaine. C'est un acte de solidarité avec les affamés et les massacrés de Gaza. Notre message est une condamnation sans équivoque de cette agression et des crimes commis sous la houlette des États-Unis, du silence des institutions internationales, du laxisme des régimes arabes et islamiques, ainsi que de leur incapacité à secourir un peuple en détresse. Nous dénonçons également l'avancée honteuse de la normalisation sous toutes ses formes, jusqu'à exiger sa fin complète ».
Mouad Hajji, membre du secrétariat national du Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation, a expliqué que cette grève symbolique de la faim s'inscrit dans le cadre de la « Journée nationale de solidarité et de protestation », la 26e du genre depuis la création du Front en février 2021.
Dans une déclaration à Hespress, il a précisé que la grève menée à Rabat se déroule en parallèle avec « d'autres actions similaires dans les antennes du Front, notamment à Casablanca, où un sit-in ouvert est prévu devant le consulat américain, ainsi qu'à Tanger, où une marche populaire de grande ampleur est également programmée, fidèle à la tradition de mobilisation massive de la ville ».
Le militant a conclu : « Nous protestons contre cette famine inédite et effroyable imposée à Gaza. C'est pourquoi nous avons opté pour une nouvelle forme de mobilisation incluant sit-in et grève de la faim. Nous sommes résolus à intensifier nos actions pour mettre fin à cette extermination, ouvrir les points de passage, lancer la reconstruction et stopper la normalisation. Notre objectif ultime demeure la fin de l'occupation ».


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