Le gouvernement a fixé un plafond pour les prix de vente du sucre raffiné au Maroc, dans le cadre de nouvelles mesures réglementaires visant à stabiliser le marché national et à préserver le pouvoir d'achat des citoyens. Cette décision est actée par un arrêté ministériel émanant du ministère de l'Économie et des Finances. Selon les dispositions de cet arrêté, le prix du sucre en pain, principalement destiné à la consommation domestique traditionnelle, a été plafonné à 5,14 dirhams le kilogramme. Ce tarif concerne les pains de sucre enveloppés de papier et conditionnés en sacs ou en cartons, y compris les formats de deux kilogrammes, ainsi que les morceaux de sucre conditionnés en boîtes d'un kilogramme et regroupés en lots de cinq kilogrammes. La mesure découle d'un décret ministériel signé par la ministre de l'Économie et des Finances, Nadia Fettah, entré en vigueur à compter du 1er janvier 2026, après sa publication au Bulletin officiel. Le texte fixe les plafonds des prix et les marges bénéficiaires du sucre raffiné à l'ensemble des étapes de commercialisation, depuis la sortie d'usine jusqu'à la vente au détail. S'agissant du sucre granulé ou en poudre, communément appelé « Sanida », l'arrêté prévoit une tarification différenciée en fonction du conditionnement, avec des prix plus bas pour les volumes importants. Ainsi, le prix a été fixé à 4,23 dh/kg pour les sacs non consignés de 50 kilogrammes, sous réserve d'un taux de pureté du sucre d'au moins 99,5 %. Pour les formats destinés à la consommation domestique, le prix plafond a été arrêté à 4,29 dh/kg pour les sacs de cinq kilogrammes et de deux kilogrammes, et à 4,33 dh/kg pour les sachets d'un kilogramme. Ce nouveau texte vient modifier et compléter un arrêté ministériel datant de 2006, qui encadrait jusque-là les prix plafonds et les marges de commercialisation du sucre raffiné. La décision fait suite à des concertations menées au sein de la Commission interministérielle des prix et s'inscrit dans une stratégie gouvernementale plus large visant à réguler les prix des produits alimentaires de base, à maîtriser les marges bénéficiaires tout au long de la chaîne de distribution et à garantir la stabilité du marché national, tout en protégeant les consommateurs contre les fluctuations excessives des prix.