Les États-Unis ont enclenché la procédure légale pour une nouvelle vente d'armement au Maroc, portant sur des systèmes de défense aérienne de courte portée. Estimée à 825 millions de dollars, l'opération s'inscrit dans le cadre du partenariat stratégique entre les deux pays et vise à renforcer les capacités militaires marocaines. Les États-Unis ont engagé les procédures légales en vue d'une nouvelle vente d'armement au profit du Maroc, marquant une étape supplémentaire dans la coopération militaire entre les deux pays. L'initiative a été officialisée par un document du département américain de la Défense, publié récemment au Federal Register, le journal officiel du gouvernement fédéral. Selon cette notification, l'Agence américaine de coopération en matière de sécurité et de défense (DSCA), relevant du Pentagone, a rendu public un avis non classifié portant sur un projet de vente de systèmes de défense aérienne à destination de Rabat. Cette publication s'inscrit dans le strict respect des obligations prévues par la législation américaine encadrant les exportations d'armement. La transaction envisagée concerne l'acquisition par le Maroc de jusqu'à 600 missiles sol-air de type FIM-92K Stinger Block I, des systèmes portables de défense aérienne conçus pour neutraliser des menaces évoluant à basse altitude. D'après les données communiquées, la valeur globale de la vente est estimée à 825 millions de dollars, incluant à la fois les équipements principaux et un ensemble de prestations associées. Sur ce montant, 552 millions de dollars correspondent aux systèmes de défense proprement dits, tandis que 273 millions sont destinés aux services de soutien, comprenant l'assistance technique, logistique et ingénierie. Le financement de l'opération est assuré exclusivement par Rabat, sans recours à des mécanismes d'aide ou de subvention américains, un point explicitement souligné dans la notification officielle. Conformément à la procédure prévue par l'article 36(b) de la loi américaine sur le contrôle des exportations d'armes, le dossier a été transmis au Congrès des États-Unis le 15 avril 2025. À ce stade, aucune opposition officielle n'a été signalée, ouvrant ainsi la voie à la poursuite du processus administratif préalable à la finalisation de la vente et à la livraison des équipements. Dans son argumentaire politique accompagnant la notification, le département de la Défense rappelle que le Maroc bénéficie du statut d'allié majeur des États-Unis en dehors de l'OTAN. Washington met en avant le rôle du royaume dans la stabilité politique et sécuritaire en Afrique du Nord, estimant que cette transaction contribuera à renforcer les capacités des Forces armées royales face aux menaces actuelles et émergentes, en particulier dans le domaine de la défense aérienne de courte portée. Les autorités américaines soulignent également que cette vente s'inscrit dans un objectif plus large de modernisation des capacités militaires marocaines selon des standards compatibles avec ceux des armées occidentales. Elle vise, en outre, à améliorer l'interopérabilité entre les forces marocaines, américaines et celles des pays alliés, notamment dans le cadre des exercices conjoints et des opérations multinationales. Comme le veut l'usage dans ce type de notifications, le Pentagone affirme par ailleurs que la transaction projetée ne devrait pas entraîner de déséquilibre militaire majeur dans la région. Cette formulation, fréquemment employée dans les communications adressées au Congrès, vise à dissiper les préoccupations liées aux répercussions géopolitiques des ventes d'armes américaines. Cette nouvelle opération s'ajoute à une série de contrats d'armement conclus par le Maroc au cours des dernières années, dans le cadre d'une politique de modernisation progressive de ses capacités de défense. Cette orientation repose sur la diversification des sources d'approvisionnement, le renforcement de la préparation opérationnelle et l'adaptation des équipements aux évolutions du contexte sécuritaire.