Les festivals célébrant le patrimoine culturel et artisanal marocain sont une source de revenus économiques pour les communes et les régions, a indiqué le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mehdi Bensaid. Ces événements promus par le ministère s'inscrivent dans le cadre du concept global de l'industrie culturelle, a-t-il noté. Dans une réponse oral devant la Chambre des représentants, le ministre a affirmé que ces manifestations et festivités ne font pas que dynamiser la vie culturelle des villes qui les accueillent mais génèrent en retour un impact économiques. « Les festivals patrimoniaux ont un impact direct sur la création d'une dynamique socio-économique dans l'ensemble des provinces et des région », a-t-il affirmé, ajoutant « une étude a démontré la capacité de la culture et des festivals à dynamiser l'économie au niveau local ». Si cette règle ne s'applique pas à toutes les communes, surtout pour celles qui n'accueillent pas de tourisme, ni interne ni externe, elle trouve un bon exemple dans le festival de Gnaoua d'Essaouira, devenu un rendez-vous incontournable national et mondial des amateurs de cette musique et des oeuvres musicales qui se créent durant ce festival. « On peut citer, par exemple, le Festival Gnaoua d'Essaouira. Chaque dirham investi dans le festival génère pour la ville entre 16 et 17 dirhams », a déclaré le ministre lors de son intervention devant le Parlement. Bensaid a indiqué que ce genre de manifestations se fait en partenariat avec son ministère. « Plusieurs festivals, organisés dans toutes les provinces et régions, sont mis en place en partenariat avec le ministère, notamment avec les communes et les régions, et s'inscrivent dans le cadre du concept global de l'industrie culturelle », a-t-il déclaré. Et de noter qu'un vaste réseau d'institutions dédiées à la jeunesse et à la culture, comprenant 849 maisons de jeunes et centres socio-sportifs sont réparties à travers le Maroc, avant de préciser également que le pays compte quelque 363 établissements culturels, dont 241 en milieu urbain et 122 en milieu rural.