À l'approche du mois sacré de Ramadan, la tension est brusquement montée d'un cran à la frontière orientale du Royaume. L'Algérie a orchestré une nouvelle provocation dans la localité de Ksar Ich, située dans la province de Figuig et réputée pour ses oasis, rappelant tristement le scénario vécu à El Arja en 2021. Selon les informations recueillis, des éléments de l'armée algérienne se sont introduits ce mercredi sur le territoire national dans une tentative d'imposer une délimitation frontalière de facto. Les militaires ont procédé à l'arrachage des fils barbelés installés par les agriculteurs marocains pour protéger leurs vergers, les remplaçant par un bornage de fortune constitué de pierres et de sacs en plastique, tout en empiétant flagrantes sur les terres cultivées. Face à cette tentative d'annexion, la réaction marocaine a été immédiate et ferme. L'armée s'est rapidement mobilisée pour stopper cette incursion, sommant les éléments algériens de quitter les lieux sans délai. En parallèle, des réunions d'urgence ont été tenues au niveau de la province de Figuig, rassemblant les autorités locales, les commandants militaires et les forces de sécurité afin d'évaluer la situation et de prendre les mesures appropriées pour sécuriser la zone. Des sources sécuritaires, s'exprimant auprès de Hespress, ont affirmé que l'Algérie porte l'entière responsabilité de cet incident. Toutefois, ces mêmes sources ont tenu à souligner la retenue du Royaume. Le Maroc, bien que rejetant catégoriquement ces harcèlements territoriaux, privilégie la voie de la raison sur celle de l'affrontement militaire. Le refus de tomber dans le piège de la guerre est dicté par les liens de voisinage, de sang et de fraternité qui unissent les deux peuples, malgré l'hostilité affichée par le régime d'Alger. Cette nouvelle manœuvre s'inscrit dans un contexte de violations répétées des accords bilatéraux. Les observateurs rappellent que l'Algérie ne respecte pas les dispositions du traité de 1972, tant au niveau du tracé des frontières que de l'exploitation conjointe du gisement de fer de Gara Djebilet. Pour de nombreux analystes, ces agissements visent avant tout à détourner l'attention de l'opinion publique algérienne des crises internes en tentant d'exporter les tensions vers le voisin marocain. Le climat est d'autant plus lourd que cet incident survient seulement une semaine après un drame à la frontière près de Béchar, où trois ressortissants marocains ont été tués et un quatrième arrêté par l'armée algérienne. Ces événements cumulés, ajoutés à la rupture unilatérale des relations diplomatiques et à la fermeture de l'espace aérien depuis l'arrivée au pouvoir d'Abdelmadjid Tebboune, illustrent une stratégie d'escalade continue de la part d'Alger, face à laquelle le Maroc maintient une posture de fermeté défensive et de sang-froid.