L'Association des Barreaux du Maroc a annoncé, ce vendredi 13 février, le lancement de la première phase du dialogue sectoriel avec la présidence du gouvernement concernant le projet de loi encadrant la profession d'avocat. Dans ce cadre, la commission mixte chargée d'examiner le texte, a tenu sa première réunion, en application de l'accord conclu précédemment avec le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch. Selon un communiqué du président de l'Association, cette rencontre préliminaire a abouti à un accord officiel entre les deux parties portant sur le « démarrage effectif de la discussion des dispositions et articles du projet de loi à partir de la semaine prochaine ». La délégation des instances de défense était conduite par le président de l'Association, le bâtonnier El Houssine Ziani, accompagné de plusieurs bâtonniers, dont Mohamed Hissi, Aziz Rouibeh, Moulay Slimane El Amrani, Amine Bizoulal, Mohamed El Hamidi, Abdelrazak Chafi et Abdelkebir Tabih. Du côté gouvernemental, la réunion s'est tenue en présence d'un représentant de la présidence du gouvernement ainsi que de plusieurs directeurs centraux concernés. Auparavant, à l'issue de sa réunion ouverte du 11 février 2026, le bureau de l'Association avait annoncé la reprise des activités professionnelles des avocats à partir du lundi 16 février, à la suite de l'intervention d'Aziz Akhannouch visant à désamorcer les tensions entre les avocats et le ministère de la Justice au sujet du projet de loi. Un précédent communiqué avait précisé que la réunion était consacrée exclusivement à l'examen de l'avenir du projet de loi, après la présentation d'un rapport du président de l'Association sur sa rencontre avec le chef du gouvernement, tenue à l'invitation de ce dernier. L'Association a salué l'initiative du chef du gouvernement d'ouvrir ce dialogue et de proposer la création d'une commission mixte placée sous la supervision de la présidence du gouvernement, réunissant des représentants du bureau de l'Association, afin d'engager un débat qualifié de «responsable, sérieux et participatif » autour du projet de loi. Elle a également mis en avant ce qu'elle considère comme une volonté claire de rétablir la confiance entre les deux parties, dans le but de garantir la continuité de la profession dans l'accomplissement de ses missions sociétales et de préserver ses principes fondamentaux. Enfin, l'Association a exprimé sa satisfaction quant à la décision du chef du gouvernement de ne pas transmettre le projet de loi au Parlement avant l'achèvement des travaux de la commission mixte, estimant que cette mesure ouvre la voie à un dialogue constructif.