Après l'épisode d'intempéries exceptionnelles qui a frappé la région, les autorités de la province de Larache amorcent la phase de normalisation. Un plan opérationnel rigoureux a été dévoilé pour orchestrer le retour des habitants de Ksar El Kebir, avec une première vague de réintégration prévue pour ce dimanche 15 février. C'est le début du retour à la normale pour les sinistrés de Ksar El Kebir. Les autorités locales ont annoncé, via un communiqué officiel, le lancement du processus de retour des populations évacuées. Ce dispositif, qui se veut progressif, encadré et sécurisé, débutera dès 7h00 ce dimanche. La priorité absolue reste la sécurité des citoyens. Cette première phase ne concerne donc que les secteurs où la décrue permet une réinstallation sans risque. Les zones relevant des six premières annexes administratives sont les seules concernées pour le moment. Cela inclut plusieurs quartiers de la médina, ainsi que les secteurs résidentiels de Bab Oued, Ghrissa Benjloun, Chariaa, Salam et Hay Jadid. Les résidents des quartiers Nahda, Saada, Massira, Al Arouba, Chorafa et Abi Al Mahassine sont également autorisés à rentrer chez eux. Les autorités ont précisé que le calendrier concernant les autres zones sera communiqué ultérieurement, en fonction de l'évolution de la situation sur le terrain. Pour faciliter cette opération d'envergure et soulager les familles, les autorités ont mobilisé des moyens de transport publics gratuits. Dès 7h00 du matin, des trains spéciaux partiront de la gare de Tanger Ville en direction de Ksar El Kebir. En parallèle, des bus seront déployés depuis plusieurs points de rassemblement pour assurer le transfert des habitants dans des conditions optimales et alléger les contraintes logistiques. Si ce plan marque une étape cruciale vers le rétablissement de la vie quotidienne, la prudence reste de mise. Des points de contrôle ont été installés aux entrées des zones autorisées afin de s'assurer que seuls les résidents concernés regagnent leurs domiciles. Les autorités appellent la population à une stricte discipline et rappellent qu'il est formellement interdit de se rendre dans les secteurs encore exclus du dispositif, où le niveau des eaux et l'état des infrastructures ne garantissent pas encore une sécurité suffisante.