Le Syndicat Global des Professionnels du Fret pour le monde et le pays a révélé que « huit camions du Maroc se retrouvent bloqués sur le sol du Mali ». Ceci survient sur fond de troubles de sécurité et de politique que vit ce pays. Le syndicat a précisé qu'il a écrit aux divers services de la diplomatie du Maroc pour « dédier un bouclier militaire à ces camions sous la conduite de huit chauffeurs du Maroc, coincés dans ce pays au milieu de leur voyage de retour vers le Maroc, suite à leur voyage vers des pays de l'Afrique juste au préalable de l'éclatement des chocs de l'armée au Mali ». Cherki El Hachemi, Secrétaire global au niveau du pays pour le Syndicat du Fret, a déclaré que « huit chauffeurs du Maroc font face de nos jours à un sort critique entre les zones de Diama et Dori au sein de la république du Mali, une zone décrite comme très risquée à la suite de chocs armés très rudes, où leurs camions remplis de biens se trouvaient sur le chemin du retour vers la ville de Casablanca ». L'orateur s'est dépêché de prévenir le ministère des Affaires de l'étranger, de la Coopération de l'Afrique et des Marocains de l'étranger de ce fait très pressé. Le but est une action sur-le-champ pour fournir un bouclier et une escorte militaire à ces chauffeurs, certifier leur escorte, et sécuriser leur chemin de sortie en paix de cette zone sous tension. Aux côtés des individus coincés à Diama, il y a un autre groupe de chauffeurs dans des zones sur les frontières du Mali avec le Burkina Faso et la Mauritanie. Toutefois, la situation de ces derniers est jugée sûre et stable si on la compare à celle de leurs confrères coincés au cœur du foyer de tension et des chocs de l'heure au Mali. Au sujet des mesures de précaution prises, le syndicat a émis, selon El Hachemi, des consignes fermes aux chauffeurs sur le besoin de préserver une distance de sûreté qui ne baisse pas sous les dix mètres entre chaque camion, avec le besoin de vider les véhicules, le refus de se grouper dans un lieu unique, et le fait de patienter jusqu'à l'éclaircissement de la vision et l'amélioration des conditions de sécurité. Il a déclaré : « Le déclin des conditions de sécurité que vit le Mali de nos jours est inédit dans sa rudesse, et s'est produit de façon surprise à la suite de l'entrée des chauffeurs sur ce sol en provenance du Burkina Faso au préalable de l'éclatement de ces chocs, ce qui impose une coordination de diplomatie et de l'armée de haut niveau pour sauver leurs vies ». De son côté, Mustapha Chaoun, chef du Syndicat de l'Afrique pour les structures du fret et de la logistique à de multiples voies, a déclaré que son syndicat bouge en parfaite harmonie avec les autorités consulaires, le ministère des Affaires de l'étranger et les divers acteurs au passage des frontières de Guerguerat. Ce lieu est considéré comme l'unique passage de nos jours vers les pays de l'Afrique au sud du Sahara et l'Afrique de l'Ouest, pour certifier la sûreté des professionnels et la fluidité du commerce. Chaoun a ajouté, lors d'un mot à Hespress, que des campagnes de prise de conscience se déroulent pour l'ensemble des professionnels, des chauffeurs et des sociétés de fret, sur le besoin de ne pas risquer les vies des citoyens du Maroc par le départ vers des pays qui vivent des troubles de sécurité et une crise de milices. Ceci se produit sous le spectre de l'absence de sécurité imposée par quelques guerres de l'intérieur au Mali. Les autorités de l'armée au Mali ont émis, selon le chef du Syndicat de l'Afrique pour les structures du fret et de la logistique, des mises en garde très claires contre le passage des camions et des véhicules de l'étranger sur leurs terres au vu de la perte de contrôle sur la situation de sécurité. C'est ce qui les a poussés au contact perpétuel avec les professionnels via les voies officielles et les délégués du secteur au Maroc et les pays du voisinage.