La prochaine console de Sony, attendue par toute l'industrie depuis plusieurs mois, ne devrait finalement pas voir le jour avant 2028 ou 2029. Un retard majeur qui serait directement lié à la pénurie mondiale de mémoire vive, accélérée par la montée en puissance des technologies d'intelligence artificielle. Les besoins colossaux des data centers, indispensables au fonctionnement de modèles comme OpenAI ou Google Gemini, absorbent une part croissante de la production mondiale, laissant peu de marge aux fabricants de consoles. Selon les données circulant dans l'industrie, cette crise de la RAM touche aussi bien la mémoire vive générale que la mémoire graphique, deux composants essentiels pour une machine de nouvelle génération. Les cartes sont aujourd'hui systématiquement orientées vers les infrastructures IA, dont la demande dépasse largement les prévisions initiales. Les constructeurs doivent passer après les géants du cloud, ce qui ralentit toute la chaîne de production. Cette situation n'épargne pas les autres acteurs du marché. La future console de Nintendo pourrait être commercialisée plus cher en 2026, le coût des composants continuant de grimper sous l'effet des tensions sur le marché. Du côté de Sony, retarder la PS6 pourrait devenir un casse-tête stratégique, notamment face au lancement ultra-attendu de GTA VI, prévu pour 2026 et susceptible de booster les ventes de consoles. Sortir trop tard signifierait perdre un levier majeur d'adoption. Le calendrier devient encore plus complexe avec l'arrivée de la prochaine Xbox de Microsoft, que plusieurs sources situent entre fin 2026 et 2027. Si ces prévisions se confirment, Sony entrerait dans la génération suivante avec un sérieux décalage, un scénario rarement vu dans l'histoire du constructeur