À Rabat, la reconstruction des zones sinistrées par le séisme d'Al Haouz franchit une nouvelle étape. Sous la présidence d'Aziz Akhannouch, le gouvernement enclenche une phase d'accélération visant à transformer les avancées déjà réalisées en résultats concrets et visibles pour les populations touchées. Lors de la réunion de la Commission interministérielle et du Conseil stratégique de l'Agence de Développement du Haut Atlas, l'exécutif a insisté sur la nécessité d'intensifier le rythme des chantiers. L'objectif est clair : achever les projets en cours avec plus de célérité et garantir une réponse efficace aux besoins des habitants, dans le respect des orientations fixées au plus haut niveau de l'Etat. Sur le terrain, les indicateurs montrent une progression significative. Plus de 54.000 habitations ont été reconstruites ou réhabilitées, tandis que plus de 3.000 sont encore en cours de réalisation. L'effort financier est tout aussi conséquent, avec plus de 7,2 milliards de dirhams déjà mobilisés au profit des familles sinistrées. Cette enveloppe comprend à la fois les aides directes à la reconstruction et les soutiens d'urgence accordés à des dizaines de milliers de foyers. La dynamique de reconstruction ne se limite pas au logement. Les infrastructures connaissent également une remise à niveau progressive, avec des travaux engagés sur des centaines de kilomètres de routes et plusieurs ouvrages d'art. Ces projets, essentiels pour désenclaver les المناطق touchées, affichent des niveaux d'avancement variables mais traduisent une mobilisation continue des moyens publics. Dans le secteur de l'éducation, plus de 1.700 établissements scolaires sont concernés par des opérations de reconstruction ou de réhabilitation. Plusieurs centaines ont déjà été remis en service, tandis que les travaux se poursuivent dans plusieurs provinces fortement impactées. La santé suit la même trajectoire, avec la remise à niveau de centres de soins et le lancement de nouveaux chantiers pour renforcer l'offre médicale locale. L'agriculture, pilier économique de ces régions, bénéficie également d'un plan d'action spécifique, incluant la distribution de bétail et la réhabilitation des infrastructures hydriques. Parallèlement, le tourisme et l'économie sociale montrent des signes de reprise, avec la réhabilitation d'établissements d'hébergement et le soutien à des coopératives et ateliers artisanaux. Au-delà des chiffres, cette phase d'accélération révèle un enjeu stratégique : reconstruire durablement tout en renforçant la résilience des territoires. La remise en état de sites patrimoniaux et de mosquées participe aussi à la préservation de l'identité culturelle des zones touchées, élément clé pour relancer l'activité économique et sociale.