Une scène survenue à Barcelone vient raviver les tensions autour des dérives dans les stades espagnols. Lors d'un match amical entre l'Espagne et l'Egypte, disputé au RCDE Stadium, une partie du public a entonné des chants islamophobes visant les joueurs égyptiens, provoquant un profond malaise jusque dans les rangs de la sélection espagnole. Au cœur de cet épisode, Lamine Yamal, jeune prodige du football espagnol, a été particulièrement affecté par l'ambiance en tribunes. Selon plusieurs témoignages, il a quitté le stade sous escorte, visiblement marqué par les événements, alors que l'hymne égyptien avait déjà été sifflé avant le coup d'envoi. La rencontre, conclue sur un score nul (0-0), s'est pourtant poursuivie sans interruption, malgré la gravité des faits signalés. Les slogans entendus, dont certains associaient de manière explicite religion et comportements dans les tribunes, ont rapidement suscité une vague d'indignation. Si des messages appelant au respect ont été diffusés dans l'enceinte, leur intervention tardive a été critiquée, relançant le débat sur l'efficacité des dispositifs antiracistes en vigueur dans le football espagnol. La Fédération espagnole de football a condamné ces comportements, les jugeant contraires aux valeurs du sport. Plusieurs acteurs du monde sportif ont également dénoncé un climat préoccupant, dans un championnat déjà régulièrement pointé du doigt pour des incidents similaires. Au-delà de ce match amical, l'affaire met en lumière une problématique persistante : la capacité des instances à prévenir et sanctionner efficacement les débordements dans les stades. À l'approche de la Coupe du monde 2030, que l'Espagne coorganisera, ces incidents fragilisent l'image du football national et interrogent sur les mesures concrètes à mettre en place.