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Moulay Ali Skalli, grand diplomate, poète et écrivain, décédé le 11 octobre 2007
Publié dans Jeunes du Maroc le 14 - 11 - 2007

Ali Skalli est natif de la ville de Fès (Maroc). Après des études de droit et de Sciences politiques à Paris, il embrasse la carrière diplomatique en 1959. Il a dirigé plusieurs directions au Ministère des Affaires Etrangères à Rabat avant d'être affecté à l'ambassade du Maroc à Paris. Nommé successivement ambassadeur en République Fédérale d'Allemagne, Secrétaire Général au Ministère à Rabat, Ambassadeur Représentant Permanent à Genève et enfin Ambassadeur Représentant Permanent auprès des Nations Unies à New-York.
Son itinéraire littéraire est marqué jusqu'à présent par la publication en français :
de 4 recueils de poèmes :
- Regards (1981) - Au grès des Sens (1985) - Sous le chêne et sous le charme (1989) - Les chants du Sagittaire (1999)
d'un recueil de nouvelles :
- Ils - d'ici et d'ailleurs (1993)
d'un recueil d'aphorismes :
- Par- delà l'apparence (1998).
Ali Skalli est lauréat de l'Académie Française : Prix de poésie en 1981. Il a également obtenu, la même année, le Prix du rayonnement de la Langue française aux Rencontres littéraires de Cannes.
Avant-propos de son ouvrage "Jamil, L'enfant aboli"
"Cet ouvrage est dédié à celui qui me l'a inspiré, mon fils Jamil, atteint d'un mal incurable qui a fini par l'emporter. Au cours de sa maladie, je le voyais se débattre avec le mal qui rongeait son petit corps. Mais à aucun moment, il n'a pensé qu'il allait l'achever. Un enfant, quelles que soient les épreuves qu'il traverse, n'imagine pas qu'il risque d'en mourir. Jamil croyait qu'il allait vaincre sa maladie, qu'il allait en guérir, tout simplement parce qu'il était au début de son existence, jeune pousse à peine éclose qui devait grandir, s'épanouir. Selon lui, la mort, c'était pour les grandes personnes, celles qui ont tant vu, tant vécu. Quant à lui, jeune garçon dans la fleur de l'âge, elle n'aurait su l'atteindre.
J'ai écrit ces textes qui sont devenus ce livre comme un exorcisme au fur et à mesure qu'évoluait le drame vers son dénouement fatal. J'aurais pu l'écrire — si cela se pouvait — avec mes larmes, car c'est le cœur meurtri et au comble du désespoir que j'ai assisté à la marche inexorable de Jamil vers sa fin.
Le dévouement sans limite dont sa mère a fait montre, et ce, dans un abattement total, ajoutait encore à l'étendue de mon désarroi et au poids de ma peine.
Après la mort de notre enfant, j'ai rangé le manuscrit dans un meuble bibliothèque. Depuis, j'appréhendais de le prendre comme s'il pouvait me brûler. Je savais qu'il rouvrirait la plaie qui ne s'est jamais totalement fermée. Alors, je feignais de l'oublier et, volontairement, je l'ignorais.Si aujourd'hui ces pages voient le jour, c'est à une amie que je le dois. Elle m'a remis un livre qui relatait un drame qu'elle a vécu et qui est semblable au mien. Je lui ai alors parlé du mal qui a emporté Jamil et des écrits qu'il m'a inspirés. Il se trouve que cette amie est à la tête d'une maison d'édition.
Sans hésiter un seul instant, elle m'a déclaré : « Tu me confies ton texte. Je le publie ! »
Et c'est en toute humilité qu'aujourd'hui je livre ce recueil au lecteur en espérant que sa sensibilité rejoigne la mienne dans un élan commun de solidarité et de sollicitude à l'égard des misères humaines.
Ali Skalli
Ali Skalli


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