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Ibtissame Azzaoui, Secrétaire Général du Gouvernement Parallèle des Jeunes au Maroc : "Youth, We Can ! "
Publié dans Jeunes du Maroc le 17 - 01 - 2014

Qu'est ce que le Gouvernement Parallèle des Jeunes ?
Le Gouvernement Parallèle des Jeunes est une initiative citoyenne lancée par une association Marocaine 'Le Forum des Jeunes Marocains'. Le GPJ a pour mission de participer à l'évaluation et au suivi des politiques publiques et d'être force de proposition vis à vis des différentes parties prenantes et instances concernées.
Comment vous êtes structurés ?
Le GPJ en sa deuxième édition est constitué de 26 jeunes ministres dont la moitié sont des femmes, d'une séctaire générale et d'un chef de gouvernement. Chaque jeune minisrte travaille avec une équipe de cinq conseillers au minimum. S'ajoute à ça, un comité de suivi du FJM qui assure les tâches de fonctionnement au quotidien.
Vous avez 13 femmes ministres ... Vous tirez la langue au Gouvernement Benkirane ?
Nous avons un taux de représentativité important des femmes au sein du Gouvernement Parallèle des Jeunes. Nous croyons fortement qu'on ne peut pas concevoir une Démocratie sans la participation de la femme. Nous avons des femmes compétentes ayant des formations de haut niveau et des backgrounds associatifs et/ou politiques conséquents.
La nomination d'une seule femme dans la première version du gouvernement d'Abdellilah Benkirane avait suscité une véritable onde de choc dans la société allant à l'encontre des acquis démocratiques réalisés. Malheureusement,on était revenus au point de départ ! C'est une violation et une régression en matière des droits de la femme marocaine d'aujourd'hui ! C'est un déni de la Constitution qui consacre clairement l'égalité entre l'homme et la femme dans les droits et libertés à caractère civil, politique, économique et social. Surtout, elle préconise l'accès aux fonctions publiques et électives, ainsi que la parité et la lutte contre toutes formes de discrimination.
Le Gouvernement Benkirane II à travers ses quatre formations de la majorité ont essayé de rectifier le tir et de proposer des femmes ministres, chose que nous avons reçu avec beaucoup d'appréciation.
Tout gouvernement tient sa légitimité des urnes. cela est loin d'être votre cas. Vous ne vous sentez pas comme des auto-proclamés ?
La question de légitimité ne se pose pas. Notre projet est une initiative citoyenne de la société civile lancée par une association qui a essayé, avec les moyens du bord, de faire adhérer le plus grand nombre de jeunes issus de toutes les régions du pays et d'associer dans sa composition des jeunes MREs afin d'avoir un échantillon le plus proche possible de la structure et de la réalité marocaine.
La réforme constitutionnelle de 2011 a apporté de grandes avancées en conférant aux acteurs de la société civile le droit " de contribuer dans le cadre d'une démocratie participative, à l'élaboration, la mise en œuvre et l'évaluation des décisions et des projets des institutions élues et des pouvoirs publics" (Article 12 du texte constitutionnel).
Le Gouvernement Parallèle des Jeunes ne représente pas toute la jeunesse marocaine. Nous sommes une des voix des jeunes existantes sur la scène. Et notre pays est en manque cruel et ardent de plateformes de débat pour les jeunes. Le terme "Auto - proclamés" me fait réagir. Nous sommes des membres bénévoles au sein d'une structure associative. On ne prétend pas détenir un pouvoir exécutif ou autres.
Quant au processus d'adhésion au GPJ, le FJM a largement communiqué dessus que ce soit au niveau des réseaux sociaux, de la presse écrite, électronique, radios ou télévisions. Il y a eu un appel à candidature, suivi d'entretiens avec un jury composé de personnalités de haut calibre et de renoms de la société civile et politique. Je lance aussi un appel ouvert à tous les jeunes marocains souahitant rejoindre notre projet et travailler au sein des équipes sectorielles de nous contacter.
Si un jour, un autre groupe de jeunes décide de former un autre gouvernement de jeunes, vous ferez quoi ?
Notre projet a pour but de créer une réelle dynamique, de fédérer les énergies et d'innover un nouveau modèle de militantisme de jeunesse. On veut rompre avec les pratiques actuelles qu'on constate chez les jeunes qui se cachent dans les réseaux sociaux à poster et à tweeter des critiques faciles qui ne font que pousser les lecteurs au pessimisme et au désintérêt envers la cause publique.
Nous voulons réconcilier les jeunes avec le vrai travail de terrain que ce soit en intégrant des institutions existantes (partis, associations, etc.) ou en créant de nouvelles structures telle qu'à été l'initiative du GPJ.
Notre pays a besoin de plusieurs autres initiatives. J'espère de tout cœur qu'on puisse susciter les motivations d'autres groupes de jeunes souhaitant reproduire le projet au Maroc. Si un jour, un autre groupe de jeunes décide de former un autre gouvernement de jeunes, nous serons à leur soutien en leur apportant nos conseils, nos retours d'expérience et tout type d'accompagnement possible. Nous sommes des jeunes et nous restons très ouverts, sensibles et à l'écoute des autres.
Nous étions également extrêmement fiers d'avoir été contacté par des jeunes en Egypte, en Turquie, en Irak et en Tunisie qui ont été séduits par l'idée du GPJ et nous demandent de les assister pour reproduire la même expérience dans leurs pays. Et plus loin que ça, nous avons même écris au secrétaire national des nations unis, monsieur Ban Ki Moon puor l'inviter à encourager l'instauation d'une telle initiative dans d'autres pays.
Certains jeunes ministres de la première édition ont démissionné de votre gouvernement. Vous en pensez quoi ?
La composition officielle de la première édition du gouvernement parallèle des jeunes a connu quelques changements : des démissions mais aussi des licenciements. On respecte les motivations, les contraintes et les capacités d'engagement des uns et des autres.
Le projet ne dépend pas et ne s'arrête pas au niveau des personnes. La preuve est que nous sommes à la deuxième édition et nous travaillons pour que d'édition en édition, le projet gagne en maturité avec chaque année une nouvelle équipe motivée, engagée ét déterminée à servir la cause publique.
J'ai une devise personnelle "Youth We Can" ! Il faut avoir le courage, la conviction, la patience et la ténacité pour continuer jusqu'au bout. Le challenge est de taille ! Je salue très fortement les membres du GPJ 1 et 2 qui ont pu relever ce défit malgré toutes les difficultés et les pressions que nous avons rencontré, que nous continuons à subir et qu'on supportera et surmontera inchaallah.
Si on a bien compris, votre gouvernement est plus un buzz médiatique qu'autre chose ?
Le GPJ n'a pas été créé pour faire du buzz mais pour produire une véritable valeur ajoutée et c'est ce qui a été fait et reconnu par les différentes parties prenantes. Nous avons réalisés un grand nombre d'études et de propositions touchant à des thématiques d'actualité : des propositions pour la réforme de la caisse des retraites, une proposition de loi pour le conseil consultatif de la jeunesse et de la société civile, etc. etc.
Nous étions également très présents dans plusieurs manifestations, événements sur l'ensemble du territoire marocain et à l'étranger. Nous avons organisé plus d'une vingtaine de rencontres avec des jeunes dans différentes villes : Oujda, El Jadida, Tiznit, Agadir, Rabat, Tetouan, etc.


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