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Le CORCAS à l'heure de vérité : Quel modèle d'autonomie pour le Sahara ?
Publié dans La Gazette du Maroc le 26 - 06 - 2006

L'Autonomie interne devrait – elle se limiter au seul Sahara occidental espagnol ou englober l'ensemble des zones sahariennes naguère occupées par la France et cataloguées comme faisant partie intégrante du Sahara ?
Les provinces sahariennes couvrent-elles les seules zones situées entre le Sahara espagnol et l'Oued Noun ou intégreraient-elles aussi les régions de Ouarzazate, Zagora et même au delà jusqu'aux provinces orientales de Rachidia et Figuig ?
Cette autonomie doit-elle s'inspirer du modèle
espagnol ? Du modèle allemand ? Ou faut-il, par contre, opter pour un modèle spécifiquement marocain ?
Telles sont les tendances que la dernière session du CORCAS aura dégagé et qui suscitent des débats passionnés entre les 141 membres du CORCAS.
Réserves et réticences, malentendus et susceptibilités, rivalités politiques ou tribales. N'empêche que le train du CORCAS est déjà sur la bonne voie après les deux premières sessions tenues tout au long des trois derniers mois au siège de l'académie du ministère de l'Education Nationale sur les hauteurs de Rabat.
En effet, si la première session du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires du Sahara tenue au mois d'avril était consacrée à l'adoption du règlement intérieur du CORCAS et à l'élection démocratique des neufs vice-présidents appelés à épauler Khelli Henna Ould Rachid dans les multiples tâches qui lui incombent, la deuxième session, tenue le 25 mai, a débouché sur la mise en place des cinq commissions de travail et à écouter, tour à tour, le point de vue de chacun des 141 membres du conseil sur la meilleure façon d'élaborer et de réussir le projet d'une large autonomie interne dans les provinces sahariennes.
Quel modèle d'autonomie ?
La troisième session dont la date n'a pas encore été annoncée, devrait être celle de la vérité, en ce sens qu'elle devrait être concrétisée par l'élaboration d'un projet d'autonomie interne bien ficelé et crédible. Lequel devrait être présenté pour approbation au Souverain avant la fin du mandat de la Minurso fixée pour le 31 octobre 2006.
C'est en effet sur instruction du Roi que le président Khelli Henna Ould Rachid a tenu à ce que tous les membres du CORCAS puissent exprimer leur point de vue sur la nature de cette autonomie, laquelle doit faire l'objet d'un mémorandum que le Maroc doit soumettre aux Nations Unies savant la fin de l'année.
D'ici là, il va falloir trouver les réponses appropriées à de multiples interrogations :
Une première question clé appelle en effet une réponse précise.
Cette autonomie là, doit-elle s'inspirer d'un modèle déterminé ? Le modèle espagnol ? Le modèle allemand ? Le modèle suisse ? Le modèle canadien ? Ou encore s'inspirer des modèles régionalistes français ou italien ?
Ou faut-il, par contre, imaginer un modèle d'autonomie régionale spécifiquement marocain, s'inspirant des traditions d'une monarchie ancestrale, d'un pays musulman et d'un territoire de transhumance où les tribus et leurs Chioukhs conservent de larges pouvoirs politiques et sociaux ?
Telles sont, en tous cas, les principales tendances qui se sont dégagées lors de la dernière session du CORCAS à Rabat et qui suscitent depuis quelque temps des débats passionnés entre les 141 membres de cette instance.
On sait que les partis politiques marocains qui avaient été préalablement consultés par le Souverain, avaient soumis leurs idées sur la question, considérant pour la plupart, que le Sahara n'est en fait qu'un laboratoire d'une opération similaire plus large qui doit s'étendre à l'ensemble du territoire national.
Nombre d'intervenants lors de la dernière session du CORCAS se sont en effet prononcés sur un modèle calqué sur l'une ou l'autre expérience précitée. D'autres ont souligné les diffèrences existant à l'intérieur même des régions espagnoles ou allemandes.
A titre d'exemple, entre l'Andalousie, et la Catalogne, le Pays Basque et les îles Canaries dont l'ancien, chef de gouvernement régional, en visite cette semaine au Maroc, s'est clairement prononcé en faveur de l'option marocaine d'autonomie au Sahara.
«Des régions qui, a-t-il souligné, disposent certes de gouvernements et de parlements locaux et disposant de larges prérogatives, mais qui sont loin d'occulter des intérêts et ne peuvent se faire au détriment du gouvernement, du parlement et du pouvoir central»
Quelle serait la zone d'application de l'autonomie ?
Autre question centrale : l'autonomie interne devrait-elle se limiter au seul Sahara occidental espagnol tel qu'il est perçu par l'ONU et la communauté internationale ou englober l'ensemble des zones sahariennes naguère occupées par la France, libérées en 56 (Guelmim et Assa Zag), 58 (Tan Tan et Tarfaya) et 73 (Sidi Ifni) et considérées comme faisant partie intégrante du Sahara ?
Couvrent-elles les seules zones situées entre l'Oued Eddahab et la Saguiet El Hamra au Sahara espagnol (Dakhla, Laâyoune et S'mara) et l'Oued Noun (Guelmim, Tan Tan, Tarfaya et Assa-Zag) que les Sahraouis et la propagande du Polisario considèent comme étant leur «territoire historique naturel»?
Doit -elle intégrer également les régions du Sahara sud oriental avec notamment les régions de Tata, Ouarzazate et Zagora et même au delà, en direction de Rachidia et Figuig ? soit tout le Sahara situé à l'est et au sud de l'Atlas ?
Plusieurs membres du CORCAS, des Sahraouis de l'intérieur ou des nombreux ralliés des camps de Tindouf font remarquer que les chefs du Polisario et de la chimérique RASD appartiennent en grande partie aux villes de Guelmim, Tan Tan, Tarfaya et Assa-Zag, territoires marocains non contestés et placés naguère sous l'administration coloniale française. Bahi Mohamed Ahmed, l'ancien journaliste marocain et ex-détenu dans les geôles du Polisario, actuellement hospitalisé à l'Hôpital Cheikh Zayed à Rabat estime en tous cas que «Le Sahara est un et indivisible même si les colonialismes français et espagnole ont en voulu autrement. La meilleure façon de damer le pion aux adversaires du Maroc est de concevoir un projet d'autonomie couvrant l'ensemble des territoires sahariens du Maroc», et d'enchaîner : «Et pourquoi ne pas y intégrer aussi les régions de Ouarzazate, terre de passage des Almoravides et la province de Rachidia, berceau de la dynastie Alaouite. C'est le Polisario qui sera alors placé au pied du mur. Lui qui réclame un Etat sur le seul Sahara espagnol, aura un territoire presque deux fois plus grand dans le cadre de la seule Souveraineté marocaine».
La question est posée. Reste à attendre les délibérations de la troisième session décisive du CORCAS.


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