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My left hand
Publié dans La Gazette du Maroc le 31 - 07 - 2006

10 % des gens sont gauchers. Le point sur les avantages et les inconvénients de cette particularité.
Saviez-vous que Léonard de Vinci était gaucher ? Ceci explique, sans doute, cette drôle d'écriture renversée que l'on trouve dans ses manuscrits, qu'on ne peut lire qu'en les plaçant devant un miroir. Depuis toujours, les gauchers sont partout : dans toutes les sociétés, on considère qu'en moyenne une personne sur dix est gauchère, bien que cette proportion varie, selon les pays, de 3 à 27 %.
Ce qui est sûr, c'est qu'avoir l'un de ses parents gaucher augmente fortement les chances de l'être : il existe une composante héréditaire dans la transmission cette particularité. Selon les généticiens, cette transmission héréditaire serait d'ailleurs plus importante si c'est la mère qui est gauchère. Cela multiplierait par deux la probabilité que l'enfant le soit. Toutefois, certains scientifiques pensent que des influences environnementales lors de la grossesse ou chez le nourrisson pourraient intervenir. Dans tous les cas, sachez que le fait d'être gaucher n'est pas lié à l'éducation. Il est donc inutile et même dangereux de contrarier l'enfant qui utilise plus volontiers sa main gauche, pour le forcer à devenir droitier. Au contraire, il vaut mieux vaut l'aider à se développer avec cette particularité.
Sale caractère
Selon une croyance populaire, les gauchers sont plus intelligents que les droitiers, notamment artistiques et scientifiques. Mais les études scientifiques sont plutôt contradictoires en la matière : si certaines y voient effectivement un avantage, d'autres ne trouvent aucune différence entre gauchers et droitiers, tandis que les dernières trouvent même aux gauchers des performances intellectuelles plus faibles…D'autres scientifiques ont montré, en revanche, que les gauchers sont plus enclins que les droitiers à avoir un caractère de cochon ! Cette étude a en effet montré que les gauchers seraient beaucoup plus agressifs et auraient même des comportements destructeurs. Les droitiers, à l'inverse, seraient beaucoup plus calmes et tolérants. Peut-être serait-ce dû au fait que vivant dans un monde de droitiers, et sans cesse contraints de s'adapter, les gauchers en auraient développé une contrariété qui aurait, de fait, fini par faire partie intégrante de leur caractère…
D'autres chercheurs ont étudié des liens beaucoup plus délirants : des scientifiques Canadiens ont ainsi trouvé plus de gauchers chez les homosexuels. Mais ces résultats ont, entre-temps, été contredits par d'autres études …
Le fait d'être gaucher peut, évidemment, présenter des aspects positifs. Et de nombreux sportifs ont su profiter de cet avantage, notamment les tennismen. Souvenez-vous de John Mc Enroe, gaucher, vainqueur de plusieurs tournois du grand Chelem. Amusant de constater, par ailleurs, que ce grand sportif était réputé pour son mauvais caractère… Si les tennismen gauchers réussissent aussi bien dans leur discipline, c'est parce que la plupart des joueurs sont droitiers, et sont surpris par ce jeu
« en miroir ». C'est ce qu'a compris, en tout cas, Rafael Nadal : le champion espagnol, droitier, joue de la main gauche…
Darwin à leur secours
Selon des chercheurs français de l'université de Montpellier, cet avantage qu'ont les gauchers sur les droitiers explique le fait que les gauchers ont survécu jusqu'à nos jours. En effet, les gauchers qui sont, de manière générale, désavantagés dans la vie quotidienne (poignées des portes, poignée de la bouilloire, ciseaux, etc. conçus à l'usage des droitiers) auraient dû disparaître, suivant la loi de la sélection naturelle des espèces. Mais au travers des siècles, le fait d'être gaucher leur a donné un avantage certain en cas de combat au corps à corps et ils auraient donc réussi à se défendre ! Pour ces chercheurs français, cela expliquerait pourquoi on trouve plus de gauchers dans les sociétés les plus violentes : plus on a d'homicides dans un pays, plus le nombre de gauchers est élevé…
Passer l'arme à gauche
Mais il reste toutefois très difficile pour les gauchers de vivre dans un monde conçu pour les droitiers ! Ouvre-boîte, instruments de musique, cahiers… les exemples abondent sur ces ustensiles peu commodes pour n'importe quel gaucher. D'ailleurs, selon une étude statistique, les gauchers seraient plus souvent victimes d'accidents domestiques, liés à des outils inadaptés…
Par ailleurs, des chercheurs ont souligné que les gauchers ont une espérance de vie plus faible ! Et cette différence est assez conséquente : ils perdraient ainsi une dizaine d'années par rapport aux droitiers (66 ans contre 75 ans). Les hypothèses expliquant ce phénomène sont nombreuses. Ainsi, cela pourrait justement être lié à l'inadaptation au monde des droitiers. D'autres théories suggèrent que le fait d'être gaucher est lié à une faiblesse du système immunitaire, augmentant ainsi le risque d'infection.
Mais que les gauchers se rassurent : depuis, d'autres études ont infirmé cette baisse de l'espérance de vie. Selon d'autres scientifiques, il existerait tout simplement un biais. En effet, on avait par le passé tendance à transformer dès l'enfance les gauchers en droitiers. Ce sont les gens qu'on appelle des « gauchers contrariés » : on leur attachait la main gauche dans le dos par exemple. Mais avec le temps, cette pratique (barbare) a diminué. Ce qui expliquerait pourquoi on trouve très peu de gaucher de 80 ans, un peu plus de 70 ans, encore plus à 60 ans, etc. Il ne s'agirait pas d'une disparition prématurée des gauchers, mais d'une « correction » dans l'enfance ! Les gauchers peuvent donc compter sur leur vie entière… pour se débrouiller dans un monde de droitiers.
(Source : Alain Sousa, sur doctissimo.fr)
Complainte d'un gaucher
Le texte ci-dessous est extrait d'un forum de discussion sur Internet consacré aux gauchers. L'auteur est pianiste.
Je suis gaucher.
Un gaucher contrarié.
Je viens de réaliser que ma main gauche dansait beaucoup moins bien que la droite.
Je parle de piano, bien entendu.
La main droite virevolte alors que celle de gauche regarde où elle met le bout des doigts.
Je la sens encore sous tutelle.
Je suis très contrarié.
L'avantage, normalement, d'être gaucher dans un monde de droitiers est que le gaucher est obligé d'apprendre à utiliser sa « mauvaise » main aussi bien que la « bonne ».
C'est une question de survie.
A force d'utiliser des outils conçus pour droitiers, les automatismes finissent par être acquis.
Ceux qui n'ont pas complété l'apprentissage ont sinistrement rencontré une fin accidentelle.
L'avantage revient, avec le temps, quand, par hasard, l'usage de la main gauche est plus pertinent. Ou vital. Réflexif.
Le gaucher est alors avantagé. Il l'est davantage s'il s'entraîne régulièrement à utiliser également les deux mains.
C'est la raison pour laquelle j'ai soigneusement choisi d'apprendre le piano avec l'aide de Bach et de Satie : chez ces deux compositeurs, la main gauche est aussi importante que la droite alors que d'autres laissent la main gauche accompagner le chant de la droite.
(…)
Un deuxième phénomène renforce la domination de la main droite sur la gauche : ce n'est quand même pas par hasard que, sur un clavier, les aigus sont à droite et les graves à gauche.
Le piano a été conçu par des droitiers et la disposition des touches leur est naturelle.
Et c'est la disposition inverse qui est précâblée dans le cerveau des gauchers et qui, de ce fait, est contrariée dans le cas d'espèce qui m'intéresse.
(…)
Dernier mécanisme jouant contre moi : mon oeil dominant, le gauche, a quasiment toujours la sinistre main dans son champ. Je mémorise donc plus lentement le jeu à gauche puisque je l'ai à l'oeil.
La main droite qui, elle, joue du côté « mal-voyant » apprend davantage à doser le toucher en fonction du son produit et non en fonction de la vue.
Pour jouer de la musique, il est beaucoup plus pertinent que ce soit l'oreille qui commande !
Une vraie mère poule.
Je couve ma main gauche en ne la perdant quasiment jamais de vue et m'étonne ensuite qu'elle ne se sente pas libre.
Le chant en pâtit.
En qualité de jeu.
En précision du toucher.
En souplesse.
En vélocité.
Ça faisait des semaines que j'en étais conscient et, orgueil de gaucher mal placé, refusais d'admettre qu'il se pût que ma main droite jouât mieux que la gauche.
Même mis devant l'évidence.
Depuis le Concerto Italien. Ce deuxième mouvement qui m'a donné tant de mal.
A cause de la basse continue rythmée par la main gauche !
C'est bon, j'ai compris.
Il va falloir que je me trouve une série d'exercices pour main gauche.
Je vois d'ici le sourire radieux que va arborer ma professeur de piano quand je vais lui annoncer que j'ai, finalement, décidé de répéter séparément les deux mains des pièces que j'étudie. Et de jouer le chant de droite à la main gauche.
Et réciproquement.
Je ne vois pas d'autre solution pour récupérer mon avantage de gaucher.
Que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite.


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