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Symposium International de Tunis : À défaut de partenariats, partageons nos expériences
Publié dans La Gazette du Maroc le 18 - 12 - 2006

Près de 21 pays représentés, une centaine d'intervenants et deux jours de débats intensifs. Le symposium international des droits de l'homme, tenu à Tunis les 12 et 13 décembre, consacre le code du statut personnel ou plutôt la femme ! Et pour cause, elle demeure la première concernée.
Les travaux du symposium s‘articulent autour du thème «Modernité, développement et droits de l'homme, quelle interaction avec le code du statut personnel?». Des représentants politiques, des acteurs de la société civile, des universitaires étaient au rendez-vous. Ecueils et acquis sont exposés. Objectif: partager les différentes expériences en matière de législation et d'organisation de la société civile. Si le modèle tunisien demeure la référence arabe, la moudawana marocaine s'érige en exemple. Mais, ces exceptions cèdent à une réalité arabe, africaine et musulmane. Les femmes ne sont pas suffisamment protégées par la loi. L'Arabie Saoudite, le Yémen, le Bahreïn et le Sultanat d'Oman sont régis constitutionnellement par la chariaa (la loi islamique). Les autres pays arabo-musulmans se réfèrent à l'Islam. Le pouvoir judiciaire ne peut prétendre à une autonomie et à une indépendance complètes, puisque le législateur est tenu de composer avec les préceptes islamiques. Les réserves émises lors des ratifications des conventions internationales, par la majorité des pays musulmans, en sont la preuve.
La convention des droits de l'homme de 1948 a été ratifiée par tous les pays. Elle institue, entre autres, l'égalité entre l'homme et la femme. Un fait que les réserves à consonance islamique récusent.
L'Ijtihad est donc l'approche sollicitée. Il répondrait aux exigences contemporaines par une relecture éclairée de la religion. Mais un ijtihad propre à chaque état peut susciter la polémique, et légitimer les mouvements d'opposition, voire les mouvements extrémistes.
Certes, certaines clauses législatives sont remises en cause, mais les réalités économiques et sociales ne favorisent pas non plus l'épanouissement de la femme. La pauvreté, l'analphabétisme, le chômage grèvent les sociétés. Peut-on parler des droits de la femme alors que la pauvreté vampirise les citoyens? Instituer des lois, avec toutes les bonnes volontés, demeure une vaine action sans formation et encadrement adéquats.
L'avenir du citoyen est tributaire à son enseignement, son éducation qui commencent dans la sphère privée de la famille. Retour donc à la case départ, celle de la femme et de la famille. Une femme jouissant de droits fondamentaux, munie de formation professionnelle verrait ses chances d'une meilleure vie augmenter. Autrement, elle serait responsable d'une famille planifiée, formerait une génération de citoyen. La sphère privée influence la sphère politique.
Au symposium l'appel est unanime: les femmes devraient se mobiliser pour décrocher leurs droits. Les intervenants proposent une méthode, à priori efficace. Une société civile active, une présence féminine effective en politique, un lobbysme féministe économique et politique, une volonté réelle des femmes pour le changement… Bref une société muée et portée par des actions étudiées et méticuleusement organisées. Autrement dit, la femme demeure maîtresse de sa destinée et c'est à elle de changer la donne. Elle ne peut prétendre à ses droits sans lutte réelle.
Si les différents intervenants ont échangé leurs expériences, le symposium demeure un laboratoire d'études où la rhétorique et les amabilités diplomatiques règnent. À l'issue du symposium, un agenda est établi , des recommandations sont dûment notées, manque à l'appel des partenariats concrets.


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