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Mouna Fettou : "Critiquer le travail de quelqu'un pour le simple plaisir de le détruire, est inacceptable !"
Publié dans La Gazette du Maroc le 02 - 07 - 2007

Elégante, aussi bien dans les rôles qu'elle interprète, plus particulièrement au cinéma, que dans la vie, Mouna Fettou, grâce à sa sincérité, son inépuisable ambition et son talent, est parvenue à brûler les étapes et bâtir en peu de temps sa carrière sur des bases solides. Forger une telle carrière aurait pris à d'autres artistes, des dizaines d'années... En peu de temps donc, elle est parvenue à se faire un nom aussi bien à l'échelle nationale qu'internationale, puisqu'on a fait appel à elle dans un grand nombre de productions mondiales. Une mission qu'elle a toujours accomplie avec brio, apportant une certaine fraîcheur aux rôles interprétés avec beaucoup de savoir-faire et de maitrise. Mouna compte aujourd'hui parmi les actrices marocaines les plus en vue.
L.G.M : Un plaisantin a dit une fois que “dans la vie, il faut choisir entre gagner de l'argent et le dépenser !”.
En ce qui vous concerne, quel est le choix ?
Mouna Fettou : Le dépenser naturellement ! Sinon, à quoi servirait-il ?
Etes-vous du genre qu'un admirateur puisse aborder facilement dans la rue pour un autographe ou une photo ? Et que pensez-vous de certaines vedettes qui refusent ?
En effet, certains admirateurs m'abordent facilement dans la rue et parfois même lors d'un tournage. Cela me réchauffe le coeur car, en réalité, c'est une sympathique reconnaissance que le public témoigne à l'égard d'un artiste. Quant à ceux qui refusent de répondre à ce petit voeu du public ce ne sont pas, à mon avis, de vrais artistes. Voyez-vous, un artiste est un homme public et de ce fait, il appartient avant tout à ce dernier. Qu'il veuille l'admettre ou non !
Si vous avez un méchant reproche à faire à Tayeb Seddiki, pour lequel opteriez-vous ?
Pour aucun ! Tayeb Seddiki est un monument du Théâtre marocain et arabe auquel il a rendu de grands services. Il a de petits défauts, mais il a aussi de grandes qualités. Ces dernières font de lui un homme sans reproches.
Etes-vous du genre qu'on décourage facilement ?
C'est ne pas me connaître réellement ! Je suis du genre, coriace et têtue. Lorsque je me fixe un objectif ou que j'ai un droit à défendre, je finis toujours par l'atteindre.
Si vous n'êtiez pas actrice, pour quelle autre discipline artistique votre coeur aurait-il balancé ?
Sans la moindre hésitation, je dirais : le chant et la danse. Ce sont deux disciplines artistiques nobles, douces et élégantes. Elles procurent à la personne qui les exerce calme et sérénité. Cela ne demande pas autant de mouvements et d'efforts physiques comme au théâtre ou au cinéma. Le chant est fait de romance, la danse de grâce.
A propos de choix, entre la Première et la Deuxième chaîne, avez-vous une quelconque préférence ?
Non, je n'ai aucune préférence particulière. L'une et l'autre font des efforts pour satisfaire les exigences du public.

Que feriez-vous en premier si vous deveniez subitement millionnaire ?
Je prendrais en charge des enfants démunis. Depuis que j'étais toute petite, le côté social m'attire. Vous savez, un artiste, c'est quelqu'un de sensible. Il ressent plus intensément encore les privations et les douleurs des autres.
Si quelqu'un qui vous a fait beaucoup de mal par le passé, sollicitait votre aide (matérielle), répondrez-vous à son appel de détresse ?
Non ! Et j'aurais mes raisons...
Quel est le titre d'une de vos pièces ou l'un de vos films qui vous a laissé le plus mauvais souvenir. Et de quelle nature ?
Aucun ! Quand je participe à une production artistique, c'est par conviction et après mûres réflexions. Cela étant, je me mets à l'abri d'un éventuel «mauvais souvenir», comme vous dites.
Pardonnez-vous à ceux qui disent parfois du mal de vos rôles ?
Oui, si la critique émise est constructive et professionnelle. Par contre, critiquer pour le simple plaisir de le faire et pour détruire systématiquement, c'est impardonnable !
De temps en temps, vous ne donnez plus signe de vie, ni au cinéma ni sur les planches. Est-ce par paresse, par manque de temps ou parce qu'on ne vous sollicite pas ?
C'est plutôt par exigence personnelle, que je me suis fixée dès le début de ma carrière artistique. Par respect du public auquel je m'adresse, je ne joue pas dans n'importe quoi ! C'est d'ailleurs la raison de mon éclipse de temps en temps.
Un conseil à donner aux jeunes comédiens qui commencent à se frayer leur chemin ?
Avoir tout d'abord la foi en ce qu'ils font et y croire fermement. Ensuite, vient la patience. Et comme disait le célèbre adage : “tout vient à point à qui sait attendre”.
Qu'est-ce qui vous repose moralement le plus : un rôle interprété au théâtre, au cinéma ou à la télévision ?
Au cinéma, comme vous l'avez sûrement deviné.
Le rôle où vous avez le plus échoué, c'était dans quelle pièce de théâtre ou dans quel film ?
Alors là, c'est à vous de me le dire !
Et si c'était à refaire, avec les modifications d'usage tenteriez -vous à nouveau l'expérience ?
Ma réponse à la précédente question étant ce qu'elle est, je n'ai rien à ajouter dans ce sens... Vous ne trouvez pas ?
Lorsqu'un journaliste vous critique injustement dans la presse, cherchez-vous à réagir à chaud ou bien vous vous montrez indifférente et continuez votre bonhomme de chemin comme si rien ne s'était passé ?
Je vais vous dire une chose : Dans ma vie artistique et celle de tous les jours, je suis adepte de l'adage : “la caravane passe...”
Alors, si cette caravane s'arrêtait à chaque fois qu'elle entendait un bruit nuisible, elle n'arriverait jamais à destination, ou du moins, avec beaucoup de retard.
A propos de presse toujours, si vous êtes journaliste, quelle est la question la plus gênante que vous aimeriez poser à Mouna Fettou ?
Aucune ! Du moment que rien ne gêne Mouna Fettou.
Quel est votre plus grand défaut et votre plus belle qualité?
Comme défaut, l'entêtement. Et comme qualité, l'humour. Enfin, une bonne humeur constante.
Un artiste prétentieux, ça vous inspire quel sentiment ?
Tout bonnement : la pitié !
Vous vient-il parfois à l'esprit d'arrêter de vous produire sur scène et prendre votre retraite artistique ? Si oui, à quel âge?
Jamais ! Au grand jamais ! Un vrai artiste ne se repose qu'après sa mort.
Tous les grand artistes de ce monde ont continué à produire jusqu'à la fin de leurs jours. Il n'y a qu'à citer l'exemple, entre autres, du grand maestro Mohamed Abdelouahab qui, à presque 90 ans, a chanté la célèbre oeuvre “min ghir lih”.


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