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CASABLANCA : PAYSAGE URBAIN :Insalubrité des locaux
Publié dans La Gazette du Maroc le 31 - 07 - 2007

Sur le Boulevard Moulay Ismaïl de Casablanca, dans une rue perpendiculaire avoisinant le célèbre collège Jean Jaurès, se dresse une ancienne résidence des cheminots, qui date du temps du protectorat. Cela devait être un bijou architectural, à l'époque. Aujourd'hui, elle ressemble à un taudis.
Certes, ce ne sont pas les immeubles du boulevard Mohammed V ni ceux du Bd de Paris ou Lalla Yacout, qui vont envier ces constructions de la résidence dite des cheminots, sur le boulevard Moulay Ismaïl. Mais la conception des murs garde encore son esprit aéré et les habitations manifestent une espèce d'aisance interne, même vues de loin. Sauf que, voilà plus de quarante ans, ces immeubles n'ont connu ni ravalement ni réaménagement, ni réparations des façades endommagées par la force de l'âge et le manque flagrant d'entretien. Ils ressemblent à des taudis, pourtant encore habités par une population qui se croit vivre à l'ère des chameaux et des mules. L'herbe sauvage pousse partout, le linge étalé n'importe où, les murs sales, les vitres cassées, les cloisons décortiquées, effritées et salies par de l'huile de vidange, à défaut d'une couche de chaux, pour que les élèves du collège ne se reposent pas dessus, en attendant des heures meilleures.
Les cheminots d'aujourd'hui ont oublié la torche et le sifflet d'autrefois.
C'est ce qui expliquerait cette mentalité de salir au lieu de nettoyer. Sinon, l'espace serait un joli jardin dont profiteraient tous les mômes du quartier.
APPARTEMENTS
EN COPROPRIETE
Deux poids
sans mesure
Assis dans un fauteuil ou sur une chaise entre quatre murs, on n'a pas idée de la grandeur de la métropole. La wilaya compte, entre autres, 80 km de littoral interrompu à deux reprises par les ports de Mohammédia et de Casablanca. Cette proportion d'immensité qu'a prise la Cité, est dûe à sa forte agglomération, plus marchante que dormante. Elle compte environ plus d'un million de visiteurs par jour et qui n'y passent pas la nuit. C'est cette densité de la population qui a poussé autorités et promoteurs immobiliers à opter obligatoirement pour la construction d'immeubles où les propriétaires vivent en copropriété.
Cette mesure, dans une telle agglomération, est sécuritaire aussi?: le concierge maîtrise mieux les habitants de son immeuble que le gardien d'un quartier de villas. Mais, cette cohabitation entre copropriétaires n'est pas sans douleur. D'abord, les problèmes de voisinage. Se précipitant pour avoir le meilleur emplacement, on ne se soucie pas des voisins de palier avec qui l'on sera amené à cohabiter, en enfants de bonnes familles. Cohabiter est souvent un enfer.
Premier phénomène : la location journalière du local à des touristes, surtout des pays du Golfe. Bonsoir, les soirées qui durent et perdurent.
Deuxième phénomène : l'acquisition d'appartements par des parents aisés au profit de leurs enfants poursuivant de hautes études dans les grandes écoles. C'est la java, jour et nuit. La réussite aux examens étant largement assurée dans l'enseignement et la formation privés.
Troisième phénomène : les failles du code de copropriété qu'utilise la majorité du syndic à son propre profit. Les appartements d'immeubles sur les grands boulevards, dont Mohammed V, présentent des cas précis.
Il s'agit d'immeubles qui comprennent des locaux à usage d'habitation et de bureaux. Les cotisations versées au syndic sont évidemment fixées selon le nombre de mètres carrés occupés. C'est ce point précis qui met en colère des copropriétaires et habitants réels d'un local de 80 à 100 m2 pour lequel ils paient une forte somme face à un propriétaire d'un 45 m2 qui loue au prix fort et ne paie qu'une misère. Or, celui qui exploite à fond les équipements (ascenseur et électricité) est bien, par exemple, le médecin ou l'avocat, locataire du petit local. Pourtant, chaque montée rapporte un minimum de 200 DH à 1000 DH. Exception faite des radios, échographies et pourcentages sur de grands dossiers, surtout se rapportant au civil…Aussi, les habitants se sentent-ils lésés dans la mesure où ils paient pour le confort des clients de ceux qui déboursent moins qu'eux. Deux poids sans aucune mesure.


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