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Entretien avec Tariq Sijilmassi, Président du SIAM «Les entreprises présentes réalisent entre 30 et 40% de leur chiffre d'affaires annuel»
Publié dans La Gazette du Maroc le 01 - 05 - 2009

Si la 4ème édition du Salon international de l'agriculture du 22 au 27 avril à Meknès a connu le succès que l'on sait, le mérite en revient au Président du directoire du groupe bancaire CAM et Président du SIAM pour être passé maître dans l'art et la manière de s'abonner à la réussite des grands évènements. Dans l'entretien qui suit, Tariq Sijilmassi dresse le bilan, tout en faisant un tour d'horizon sur les acquis et perspectives du développement du secteur primaire dans le Royaume
Votre appréciation générale sur le déroulement de ce 4ème SIAM ?
Cette édition du SIAM a été un véritable succès au double plan professionnel et évènement grand public. Le nombre de participants et de visiteurs est en nette augmentation, tout autant que l'est la diversité des pays présents. Les exposants se sont également distingués non seulement par de très beaux stands, mais également par les innovations présentées, et je pense que notre salon peut se prévaloir d'être aux meilleurs standards internationaux.
Si la Région fut le thème des assises, en revanche le SIAM en était dépourvu ? Pourquoi ?
Je ne partage pas ce point de vue, le pôle région était particulièrement réussi cette année, les 16 régions ont mis en place des stands de très bonne facture, au sein desquels on a retrouvé les déclinaisons régionales du plan Maroc Vert. Enfin, le Village des Régions, espace qui leur était spécifiquement réservé, comprenait deux salles de conférences, un espace de restauration et un espace polyvalent.
Avez-vous atteint vos objectifs en nombre de pays participants, d'exposants et de visiteurs ?
La réponse est oui en ce qui concerne le nombre de pays représentés. En revanche, les exposants étrangers avec plus de 120 entreprises ont été bien au-delà de nos prévisions. En ce qui concerne les visiteurs, nous avons eu 650.000 personnes, certes en légère baisse par rapport à l'année dernière, mais il ne faut pas oublier que cette année, nous avons réservé une journée et demie pour les professionnels. Et Dimanche, qui est un jour significatif pour le grand public, le salon a accueilli plus de 300.000 personnes. Donc, il est clair que si le salon avait duré plus longtemps, nous aurions battu des records en termes d'affluence.
Quels ont été les faits marquants de ce Salon international de l'agriculture ?
Le Salon a désormais son âme. En effet, nous avons constaté une véritable vie du salon, avec des exposants et des visiteurs impliqués et des échanges conviviaux et professionnels. Nous avons eu beaucoup de conférences qui se sont organisées, parfois même spontanément, et qui ont permis d'avoir de véritables espaces d'échanges en marge du salon. Les Domaines Royaux, le Groupe Zniber, le Crédit Agricole du Maroc et beaucoup d'autres se sont prêtés aux règles du jeu avec succès. Le SIAM est désormais un vrai village, vivant et dynamique.
Quels furent les pavillons et pôles à succès ? Pourquoi ?
Nous avons eu, comme d'habitude, le plébiscite pour les pôles Machinisme et Elevage. D'édition en édition, c'est toujours le même succès avec de très fortes affluences. En matière d'authenticité, l'espace souk remporte la palme. Cela a été une exceptionnelle vitrine d'exposition de nos produits du terroir et de ce qui fait leur richesse et leur distinction. Pour sa part, le Pôle Produit a été d'une rare qualité et ingéniosité au niveau des stands et nous avons eu ce qui se fait de mieux au niveau mondial. Nous y avons également une très grande représentativité en matière d'entreprise, de produits et de nationalités. Enfin, une mention spéciale pour les efforts des régions qui se sont mobilisées et ont fait un grand saut qualitatif permettant ainsi de faire découvrir la richesse et la diversité de leurs spécificités.
A combien estimez-vous le coût d'organisation du SIAM ?
Le prix que doit coûter un salon de cette envergure. Le SIAM est un événement national qui s'inscrit dans un rayonnement international de l'Agriculture marocaine. Nous y mettons donc les moyens financiers nécessaires pour relever ce défi et en assurer le succès. Et, de l'avis de tous, le SIAM est un succès.
Et les recettes ?
Les recettes du salon proviennent de plusieurs sources dont les plus importantes sont les contributions des Régions, celle du Ministère de l'Agriculture et des Pêches Maritimes, le sponsoring, et la commercialisation des espaces, des tickets d'entrée, des produits dérivés et autres.
Les opportunités d'affaires conclues ?
Les réponses se trouvent chez chaque exposant car chacun vient avec ses propres objectifs et les moyens qu'il souhaite mettre au service de ces objectifs. Mais, au besoin, je peux citer un indicateur significatif : dans le pôle machinisme, les entreprises présentes réalisent entre 30 et 40% de leur chiffre d'affaires annuel.
Ne pensez-vous que le Plan Maroc Vert a pris du retard dans sa mise en œuvre depuis les premières assises en avril 2008 ?
Du 22 avril 2008 à la même date de cette année, le Plan Maroc Vert a été décliné pour les 16 régions, l'Agence de Développement Agricole a été mise en place, les financements mis en œuvre grâce à l'implication de plusieurs Banques, dont le Crédit Agricole du Maroc qui a segmenté son offre en fonction de la taille et des caractéristiques des projets à financer, et a notamment crée la SFDA dédiée à financer le pilier 2. Et bien entendu l'accompagnement par le Fonds Hassan II des piliers 1 et 2. Je trouve, au contraire que cela fait 12 mois non seulement bien remplis, mais judicieusement utilisés.
Et ces difficultés de financement ?
Je peux vous garantir que le financement ne sera pas le problème, ce qu'il nous faut c'est de l'entreprenariat.
Votre groupe bancaire, le CAM a été le premier à s'engager avec le gouvernement pour le financement partiel du Plan Maroc Vert ?
Effectivement, nous avons signé en octobre 2008 une convention visant à mettre à la disposition du secteur 20 milliards de Dirhams. Aujourd'hui, l'offre de la banque est structurée pour répondre à toutes les demandes du secteur quelle que soit la taille du projet concerné. Nous avons Holdagro comme banque d'affaire, la banque commerciale classique (CAM), la SFDA et la Fondation Ardi pour accompagner plus spécifiquement les agriculteurs du pilier 2 consacré à l'économie solidaire.
Il est néanmoins nécessaire de préciser que le CAM est le partenaire historique de l'agriculture dont il a toujours été, non seulement solidaire, mais également partenaire. Nous accompagnons le secteur et ses opérateurs quelle que soit leur taille, et ce, depuis 1961. Ce qui signifie qu'en fait, ces 20 milliards DH viennent s'additionner aux encours actuels de la banque vis-à-vis de la filière qui mobilise déjà 25 milliards.
Quelles cibles prioritaires dans le monde rural pour les projets pressentis ?
Les Piliers 1 et 2 ne vont pas l'un sans l'autre. Les deux sont des priorités. En effet, si l'on considère le pilier 2 sans les performances économiques du pilier 1, la tâche est impossible. Pour faire du social durable et efficace, il faut arrimer ce pilier à des locomotives susceptibles de générer de la valeur qui, à son tour, pourra être redistribuée. A l'inverse, si l'on se concentre uniquement sur le pilier 1, on mettra de facto en marge de la croissance et du développement un pan considérable de la population. Cela devient alors du business et nous amènerait bien loin du projet sociétal. Projet, qui je le rappelle, est celui de tous les Marocains.
Ne pensez-vous pas que votre banque a accéléré l'adhésion d'autres opérateurs financiers qui viennent de signer des conventions avec l'Etat pour le développement de l'agriculture ?
Nous avons la légitimité historique pour être les premiers, nous le sommes depuis 48 ans ! Mais toutes les bonnes volontés sont les bienvenues ! N'oublions pas que c'est un projet national qui concerne toute la population et qui transcende les petites considérations de concurrence.
En quoi consiste au juste la convention signée entre le CAM et le gouvernement lors de ces 2èmes assises de l'agriculture et portant sur la création d'un Fonds de stabilisation prudentielle pour le développement agricole durable ?
C'est un mécanisme permettant de rendre compatible la mission de la SFDA d'accompagner les exploitations agricoles ne pouvant avoir accès au système bancaire classique et le nécessaire respect des règles prudentielles de Banque Al Maghrib.
Le Pôle vert de votre banque à travers la Fondation ARDI pour le micro-crédit est-il impliqué dans le Plan Maroc Vert ?
Erreur !!!! Ce n'est pas un pôle de la banque qui est vert, c'est toute la banque qui est verte ! avec un segment « non vert »…
Ceci étant, toutes nos structures, y compris la Fondation Ardi, sont impliquées dans le Plan Maroc Vert, toujours en fonction du segment qu'elles ont vocation à accompagner.
C'est une année exceptionnelle pour la campagne agricole ? Quelles retombées bénéfiques pour la croissance de l'activité bancaire ?
Le bénéfice des retombées s'inscrit à deux niveaux. L'activité en tant que telle génèrera une manne pour les agriculteurs et les acteurs de la filière agro-alimentaire ; cela je pense est évident. Mais il ne faut pas oublier que le monde rural représente 15 millions de personnes qui, dans ces circonstances, deviennent 15 millions de consommateurs et là, ce sont tous les secteurs de l'économie qui en bénéficient.
Quelles sont les perspectives attendues pour que la sécheresse, comme vous le rappelez souvent, ne soit pas une fatalité?
La réponse à cette question est dans le Plan Maroc Vert et je pense que cette préoccupation a été au cœur de sa conception.  ■


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