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Le nouveau syndicat vu par la classe politique
Publié dans La Gazette du Maroc le 07 - 04 - 2003

A l'occasion de la naissance de la nouvelle centrale syndicale, la classe politique marocaine semble divisée quant à l'appréciation de la démarche. Entre les pro et les contre, voici des déclarations de leaders politiques et syndicaux qui en disent long sur les divergences et sur la vision qu'ils ont aujourd'hui de la Fédération démocratique du travail.
Abdelkader Zaïr, S.G. adjoint de la CDT
« Nous ne sommes pas concernés par cette hérésie syndicale. En ce qui concerne la CDT qui est la principale cible de cette initiative dite «d'alternative syndicale», la question qui se pose est de savoir quel sens lui donner sachant que la plupart de ses initiateurs sont des cadres ayant participé en 1978 à la création de la CDT. Que signifie pour eux la Bureaucratie ? Est-ce pour mieux instituer le désordre et l'indiscipline ? Si la bureaucratie est la consécration de l'inaction et du chauvinisme, il faut dire que ce sont eux qui l'ont pratiquée au sein de la CDT. Nous avons suffisamment souffert de leurs pratiques et ce sont eux qui ont assujetti l'action syndicale aux objectifs politiques ».
Farouk Chahir, secrétaire national de l'UMT et S.G de l'USIB.
« Je pense que c'est une démarche qui ressemble aux précédentes et tend à assujettir l'action syndicale au politique. Cette nouvelle centrale syndicale est l'expression de l'obsession politique des leaders de l'USFP de contrecarrer l'unité de la classe ouvrière marocaine. Comme par le passé, l'UMT combattra toutes les tentatives qui visent la classe ouvrière et se considère peu concernée par cette nouvelle initiative ».
Mohamed Benjelloun Andaloussi,
membre du Bureau exécutif de l'UGTM
« Nous considérons au sein de l'UGTM que le mot d'ordre de l'unité syndicale est toujours d'actualité. Tout le monde doit être conscient de la gravité des divisions. Cependant, si l'unité est inéluctable, les forces syndicales doivent avoir suffisamment de courage pour imposer la concertation et la coopération au lieu de la confrontation et de l'hégémonie. Par conséquent, la création d'une alternative syndicale doit servir à rassembler toutes les initiatives vers une lutte commune. Malheureusement, nous constatons que la conjoncture au Maroc débouche toujours sur cette pluralité qui s'illustre négativement sur l'échiquier syndical ».
Aissa Ouardighi, secrétaire général du PSD
« Nous avons contribué et apporté tout notre soutien à cette alternative syndicale. Les pratiques du Comité exécutif de la CDT avaient, en effet, foulé au pied l'autonomie et l'indépendance des syndicats sectoriels et mené à l'impasse. Et nous, au PSD, avons subi d'énormes torts à cause de cette politique. Aussi, lorsque l'idée a germé de créer un nouveau syndicat, nous l'avons saluée. Ainsi, nous avons contribué à la mise sur pied de cette alternative syndicale démocratique, responsable et progressiste pour dépasser tous les aspects négatifs de l'action au sein de la CDT ».
Abdallah Harrif, secrétaire national d'Annahj Addimocrati
« Comme chacun le sait, notre position de principe est d'être contre toute tentative de division de la classe ouvrière. Ce nouveau syndicat représente un courant politique présent au gouvernement. Par conséquent, il ne bénéficiera pas de notre soutien. Nous resterons au sein de la CDT et de l'UMT et nous ne ménagerons aucun effort pour l'unité de la classe ouvrière marocaine».
Ahmed Herezni, membre de la direction de la GSU
« Le Bureau politique de la Gauche socialiste unifiée avait exprimé des réserves quant à l'adhésion à ce nouveau cadre syndical. Mais, bon nombre de nos militants ont été surpris par cette position, y compris moi-même. Cependant, puisqu'il est impossible de trouver un seul cadre qui puisse réunir toutes les sensibilités, nous avons laissé à nos militants la liberté de choix. Toutefois, comme les divergences à ce sujet se sont exacerbées entre nos militants, le Comité central du GSU devrait trancher lors de sa prochaine réunion ».
Ahmed Salem Latafi, membre du BP du PPS
« La liberté de créer les associations est garantie par la Constitution. Les camarades qui ont pris l'initiative de créer un nouveau syndicat sont libres de leur choix. Cependant, du point de vue des principes, au PPS, nous sommes attachés à l'unité de la classe ouvrière. Donc, il n'est pas inutile de rappeler que plus de divisions et plus de syndicats ne servent en rien ses intérêts. Cela dit, nous comprenons parfaitement les raisons qui ont poussé les camarades à créer ce nouveau cadre. Nous attendrons de voir comment se concrétisera son action pour que nous puissions porter un jugement ».


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