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Le capitalisme n'a pas changé
Publié dans La Gazette du Maroc le 13 - 10 - 2003


J.P Mockers invité de l'AEM
Les néo-classiques, partisans du tout micro, ont conduit les systèmes économiques à leur ruine. Les keynésiens, adeptes du tout macro, auraient “ loupé ” les deux fondamentaux absents de la théorie générale : le salaire et la monnaie. Le pilotage défaillant des économies industrielles explique la récession continue dans laquelle se débattent les Etats triadaires, USA, Europe et Japon. Quelle réponse et nouvelles règles du jeu pour un sursaut salvateur des économies occidentales et leur croissance durable ?
C'est pour tenter d'apporter des éclairages à cette problématique que du beau monde a répondu présent à l'appel de l'AEM (Association des économistes marocains) et du CEREC (Centre d'études et de recherches en économie), le mercredi 8 octobre. Professeurs, chercheurs, universitaires, hauts fonctionnaires ont été captivés par la pertinence et la profondeur de la communication du professeur Jean-Paul Mockers portant sur “les difficultés de la conjoncture dans les économies considérées comme leaders”. Signalons au passage que des anciens élèves de l'universitaire niçois occupent de hautes fonctions aujourd'hui dans le Royaume. Le pouvoir ne les aurait donc pas usés au point de se détourner de l'admiration toujours vouée à leur ancien “maître à penser”. Impertinence de l'école néoclassique Pour étayer sa plaidoirie et aboutir à la nouvelle politique économique qu'il préconise, l'ex-enseignant à la Fac de Rabat de 1967 à 1972, s'est appuyé sur sa longue expérience d'observation et d'analyse des économies industrielles. Ce qui l'a conduit à affirmer sa certitude: “les pays développés ont une structure économique archisimplifiée au contraire des pays en voie de développement des formations émergentes, économies industrielles où ces structures sont très complexes”. Autre constat mis en relief par l'orateur : “les pays industriels sont ceux qui ont une élasticité de réponse productive significative à la hausse de la demande”. Celle-ci joue un rôle essentiel et décisif dans l'organisation et le fonctionnement des économies de marché. Le professeur a observé un “affaissement extravagant de la croissance” sans que personne ne prenne l'initiative de se demander pourquoi. A son sens, l'école ultra-libérale qui prône les réformes tous azimuts ne saurait constituer la réponse idoine. S'inspirant de la méthode scientifique des variations concomitantes, Mockers rappelle que la politique keynésienne dominait l'Europe des années 70 avant de migrer aux Etats-Unis dans les années 80. Le vieux continent n'en garde plus que les “institutions keynésiennes” qui ont survécu, à savoir le SMIC et la Sécurité sociale que les néoclassiques assimilent à un gaspillage des dépenses publiques. Le ralentissement de la croissance nord-américaine qui est tombé à 2% et la croissance européenne qui a été divisée par quatre en multipliant le chômage par dix ont amené l'orateur à conclure que “le modèle néoclassique est non pertinent”. Ajoutant que ces “monétaristes” détestent l'Etat sous prétexte qu'il pèse lourd en termes de charges et de dépenses institutionnelles. Ils remettent en cause également “l'interventionnisme” de l'Etat en préconisant que l'économie libérale est “une économie de marché apte à s'autoréguler”. Ce qui est vrai au stade microéconomique de l'entreprise, mais “les économies de marché sont incapables de s'autoréguler” comme le souligne Joseph Stiglitz, prix Nobel américain d'économie et ex-patron au FMI. Les concepts keynésiens de “demande globale” et “d'équilibre macroéconomique” montrent bien que les relations de marché ne sont pas déterminantes dans l'espace macroéconomique. Les règles d'or préconisées par J.P Mockers en mettant en avant la nécessité d'une nouvelle politique économique se déclinent en deux temps. Primo, la demande de consommation doit augmenter autant que la production, ce qui implique la majoration des salaires dans le même rythme que l'accroissement de la productivité. Secundo, si la masse salariale augmente, la masse monétaire doit aussi augmenter. Conclusion du professeur : “le capitalisme n'a pas changé” car ce qui est important c'est la politique évolutive des salaires.


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