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L'UGTM tente de déloger l'UMT de la CNSS
Publié dans La Gazette du Maroc le 24 - 01 - 2005


Syndicats
C'est un point de non-retour auquel sont arrivés les disciples de l'UMT de Mahjoub Benseddik et de l'UGTM d'Abderrazak Afilal qui se disputent la représentativité au sein de la CNSS. La semaine dernière, les deux clans ont recouru à la violence pour faire valoir leur droit. Pour les uns comme pour les autres, la CNSS leur revient de fait. Points de vue croisés.
Le monde syndical est en guerre ces jours-ci à la CNSS. Débordement passionnel, emportement verbal, affrontement des clans, violence caractérisée, coups et blessures… Les fonctionnaires de la Sécu affiliés à l'UMT et ceux de l'UGTM ont recours à tous les moyens pour s'imposer comme interlocuteur unique dans cet organisme public. La CNSS est en effet, depuis quelques jours, le théâtre de disputes habituelles, entre les deux clans. Au point que le 17 janvier courant, Mounir Chraïbi, directeur général de la CNSS, a demandé l'intervention des forces de l'ordre pour calmer les esprits. Du jamais vu dans les annales de cet organisme social, fortement syndicalisé et qui était, dans un passé très récent, l'un des bastions de l'UMT. Pourquoi un débordement aussi spectaculaire dans un lieu réputé maîtrisé depuis longtemps par la centrale que dirige Mahjoub Benseddik ?
Rappel des faits : nous sommes au début du mois de janvier 2005. L'UMT, à travers sa Fédération nationale des employés de la CNSS ( FNEC) appelle ses adhérents à observer un débrayage à Casablanca et à Mohammedia pour protester, dit-on, des agissements abusifs de la direction générale qui ont conduit au suicide d'Abderrahmane El Harti, chef comptable de cet organisme. Pour le syndicat de l'UMT, représenté par Azzeddine Zekri, il est clair, comme l'eau de roche, que les causes de ce malheureux incident sont à chercher du côté de la direction générale qui avait contraint le défunt El Harti, à une retraite anticipée, déguisée en départ volontaire. Tous les moyens étaient bons pour arriver à cette fin.
Guerre des clans
Les responsables de la FNEC ne vont pas par quatre chemins pour identifier les quelques responsables de la direction cités par le défunt dans une lettre qu'il avait adressée, peu avant son suicide, aux représentants de l'UMT. Un argument non vérifié, à mettre surtout sur le compte de l'escalade.
Parallèlement, l'UGTM, d'Abderrazak Afilal, célébrait en grandes pompes l'inauguration des locaux d'une nouvelle représentation fraîchement implantée au siège de cet établissement public. Celle-ci est confiée à un ex-UMT, converti au syndicat de l'UGTM, en l'occurrence Mustapha Khlafa. Et pour ce faire, quelques adhérents de l'Union syndicale du personnel de la sécurité sociale ( USPSS ) affiliés à l'UGTM ont envahi, lundi 17 janvier, le siège de la Maison de l'assuré (Dar Al Mouamine), sis Rond-point Chimicolor à Casablanca. L'objectif étant de distribuer des tracts d'information pour communiquer sur l'évènement. Le timinig est bien choisi puisqu'il est à deux jours de la grève décidée par l'UMT. La démarche est perçue comme un acte d'agression pure et simple d'un nouvel arrivant qui joue la carte de la provocation afin de déstabiliser le clan adverse. Le point de non-retour. La confrontation est inévitable et débouchera sur une bagarre farouche entre les militants des deux centrales syndicales.
Représentativité à vérifier
Le lendemain, une autre guerre, celle des communiqués, est déclenchée par les deux parties en conflit. Tous les arguments sont bons pour imputer la responsabilité de ce qui s'est passé la veille à l'autre camp. Nous avons même eu droit à des sorties médiatiques des responsables des deux syndicats dans un quotidien de la place.
L'UMT dénonce ce qu'elle considère comme un complot caractérisé et irrecevable dont l'instigateur n'est autre que le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale, Mounir Chraïbi.
Le président de la FNEC accuse ouvertement la direction générale de comploter contre l'UMT au profit de la montée de l'UGTM. “La direction générale a introduit l'UGTM au sein de la CNSS, allant jusqu'à lui réserver un local, pour servir uniquement ses intérêts”, avait déclaré Azzeddine Zekri à Aujourd'hui le Maroc. Un avis partagé par un autre responsable de l'UMT qui a déclaré à LGM : “la direction générale attendait la première occasion pour affaiblir notre présence syndicale trop voyante. N'a-t-il pas fait assumer au syndicat le blocage de plusieurs de ses initiatives et refusé par la même occasion notre cahier revendicatif. Aussi n'hésite-t-il pas à souffler sur les braises en encourageant les pourfendeurs de l'UMT pour les inciter à aller de l'avant pour à la fois s'introduire au sein de la CNSS et casser notre action syndicale”.
Pour sa part, l'UGTM signe sans hésitation l'arrêt de mort de la centrale que dirige Mahjoub Benseddik par l'implantation de l'UGTM à la CNSS. Selon Abderrazak Afilal, secrétaire général de l'UGTM, les temps ont changé et l'UMT doit s'adapter à cette nouvelle donne.
Complot contre l'UMT ?
Pour lui, l'agression dont ont été victimes les militants de l'UGTM au siège de la Maison de l'assuré, lundi 17 janvier dernier, entre dans le cadre des tentatives connues de l'UMT de monopoliser l'action syndicale au sein de la CNSS. Ce sont là donc deux faits totalement distincts, mais qui ont été pourtant à l'origine de la montée d'une fièvre qui allait mal tourner n'était-ce l'intervention des forces de l'ordre. Pour les uns, comme pour les autres, les deux faits n'ont aucun sens et ne constituent que des prétextes pour avoir une mainmise sur la CNSS.
Autant l´UMT a décidé de ratisser large pour réorganiser ses troupes en décrétant la grève du mercredi 19 janvier, autant l'UGTM encouragée dans sa démarche de représentativité qui reste à vérifier, semble avoir choisi d'être le fer de lance du mouvement syndical au sein de l'une des forteresses jusqu'ici infranchissables qu'est la CNSS. Ce qui est sûr, en tout cas, c'est que l'UMT ne sera pas délogée de sitôt de là où elle puise une bonne partie de sa légitimité.
L'enjeu est trop grave pour qu'un vieux routier comme Mahjoub Benseddik et ses adeptes ne réagissent pas.


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