Football – CAN Juniors 2005 Partie pour réaliser l'essentiel à cette épreuve continentale, la sélection marocaine a réussi son objectif principal, à savoir arracher son tiket qualificatif au Mondial 2005 qui se déroulera en Juin aux Pays-Bas. Un arbitrage scandale l'a privée d'une place en finale pour finalement se contenter d'une quatrième place du tournoi. Rageant de quitter une compétition sans avoir perdu le moindre match durant le temps réglementaire puisque les deux défaites concédées par la sélection nationale ont été enregistrées aux tirs aux buts, c'est-à-dire l'épreuve fatidique des pénalties, une véritable loterie où tout peut arriver. Par deux fois, les poulains de Fethi Jamal, pour un tir manqué ont perdu le droit, face au Nigéria, de se qualifier en finale et la seconde fois, lors du match de classement, devant le Bénin. Mais à défaut de regrets, les Marocains ont de quoi crier l'injustice après le traitement qu'ils ont subi de la part de l'arbitre Togolais, Djaoute Kokou face au Nigeria. Il les a littéralement tués avec un arbitrage que l'on croyait, naïvement, révolu en Afrique mais qui malheureusement, perdure encore avec des referees d'une vieille époque. Que ledit arbitre Togolais ait été aussitôt sanctionné par la CAF qui l'a exclu de la liste des arbitres pressentis pour le Mondial 2006 n'enlève rien à l'injustice de sa scandaleuse prestation qui restera encore très longtemps gravée dans les mémoires. Le football marocain habitué à ce genre d'arbitrage honteux se doit d'oublier cette nouvelle mésaventure pour commencer, déjà, à préparer le Mondial 2005, en Juin, car le groupe de Fethi Jamal est fort prometteur avec notamment plusieurs grands talents, du gardien Bourkadi (désigné meilleur goal du tournoi) à l'avant-centre Mouhcine Iajour (meilleur réalisateur avec 5 buts). Le discours de l'entraîneur de la sélection nationale a toujours été cohérent, en ce sens qu'il a préparé ses joueurs au rendez-vous des Pays-Bas où ils “trouveront des pelouses dignes de la confection d'un beau football et avantageuses aux artistes”, soit tout le contraire des terrains du Bénin, tout cabossés où la conduite du ballon relevait du miracle. D'ailleurs, l'un des meilleurs joueurs des Lionceaux de l'Atlas, un véritable artiste, Tiberkanine, joyau d'Ajax, n'a jamais pu s'exprimer à son aise et sa moyenne production a déteint sur le rendement de l'équipe. La grande satisfaction aura été l'efficacité de l'attaque (8 buts) alors qu'à la CAN 2001 nos juniors n'avaient inscrit aucun but.