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"La guerre des statistiques n'aura pas lieu"
Publié dans La Gazette du Maroc le 06 - 06 - 2005


Ahmed Lahlimi Alami, Haut - Commissaire au Plan
La production des statistiques au Maroc crée énormément de débats sur la qualité des chiffres fournis par le Haut-Commissariat au plan et la primature. Les usagers ont l'impression de naviguer à vue. Ahmed Lahlimi, le haut-commissaire au plan nous éclaire afin de comprendre le pourquoi de cette cacophonie des statistiques,
La Gazette du Maroc : le Premier ministre demande une refonte de l'appareil de production des statistiques. N'est-ce pas une contradiction flagrante avec ce que vous avancez?
Ahmed Lahlimi : au contraire ! Il faut d'abord dire que le système national d'information statistique (SNIS) n'englobe pas uniquement les services statistiques relevant du Haut -Commissariat au Plan. Ceux –ci qui, de tout temps, rappelons-le, relevaient de départements ministériels et, au cours de l'année 2003, directement du département du Premier ministre, ne sont qu'une composante de ce système. D'autres composantes relèvent du ministère des Finances pour ce qui concerne les finances publiques, de Bank Al Maghrib pour les données financières et monétaires et d'autres départements ministériels pour d'autres secteurs comme l'industrie, l'agriculture ou la santé, etc. Ce sont ces données fournies par ces composantes, que nous appelons les ‘‘statistiques sous-produites''. Nous les utilisons, en partie, pour élaborer nos prévisions économiques, nos notes de conjoncture ou les comptes de la nation. Certes, nous sommes les principaux producteurs de l'information économique. Outre la comptabilité nationale, nous fournissons l'information sur la croissance économique, l'emploi, les prix, le niveau de vie et la pauvreté, l'activité industrielle et d'autres données issues d'opérations statistiques spécifiques telles que le Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH), le recensement économique, l'étude du secteur informel, etc.
Sur cet ensemble qui relève des attributions du HCP, je peux vous assurer que la mise à niveau, au plan aussi bien conceptuel et méthodologique, qu'au niveau des techniques d'enquêtes et d'exploitation des résultats, nous permet de soutenir la comparaison avec des pays beaucoup plus avancés économiquement que nous. Du reste, telle a été la conclusion des dernières missions d'experts du FMI et de la Banque Mondiale qui ont été chargés, pour des objectifs différents, d'évaluer le SNIS marocain. Je vous rappelle à ce propos, que la mission des experts du FMI dont vous connaissez le niveau des exigences techniques a conclu, en ce qui concerne les services statistiques du HCP, que le Maroc remplit les conditions pour adhérer, dès octobre 2005, à la Norme spéciale de diffusion des données (NSDD). Il sera ainsi l'un des quelque trois pays africains et arabes à adhérer à cette norme.
Par ailleurs, sur le conseil du FMI, des statisticiens tunisiens devraient faire un stage chez nous justement pour s'inspirer de notre modèle d'enquête sur l'emploi. De même, ils sont avec les Egyptiens et les Irakiens particulièrement intéressés par la technique de la Lecture automatique des documents (LAD) que nous avons utilisée dans l'exploitation des données du RGPH.
Vous voyez bien qu'il n'y a aucune contradiction entre ce que seraient les souhaits de M. le Premier Ministre et ce que nous avons réalisé ou ce que nous nous attelons, avec méthode, à réaliser.
Le Fonds monétaire international admettra le Maroc, dès octobre 2005, à sa NSDD. Quelles explications pourriez-vous donner à cette reconnaissance qui contraste pourtant avec les vues du gouvernement ?
L'explication est simple : nous remplissons sur le plan technique les conditions pour adhérer à la Norme spéciale de diffusion des données (NSDD). Par ailleurs, je peux vous assurer que nous avons des programmes d'activité statistique qui amélioreront encore plus nos performances et nous sommes jugés par les experts d'une institution internationale, comme le FMI, connue par sa rigueur et ses exigences techniques et éthiques, comme étant en mesure de le faire. Nos enquêtes seront de plus en plus exploitées par la technique de la LAD. Nos indices des prix couvriront les 16 régions du pays et non plus dix. Ils seront décomposés sur la base des modèles de consommation de 3 catégories socio-économiques et non pas d'un panier moyen. Nos enquêtes sur l'emploi seront réalisées sur le terrain avec l'assistance d'ordinateurs et leurs résultats seront publiés mensuellement au lieu de chaque trimestre.Ils seront plus désagrégés, donc plus fins et plus exhaustivement informatifs.
Ne pensez-vous pas que la production des statistiques à plusieurs niveaux au Maroc induit les opérateurs économiques nationaux et internationaux dans l'erreur ?
Je ne le pense pas. Le pluralisme des sources d'information est l'équivalent, dans un pays démocratique, du pluralisme politique. Les opérateurs nationaux, et à plus forte raison, internationaux ont la capacité de lire les différentes informations et de les évaluer en fonction de la crédibilité de leurs sources.
Au système actuel de production des statistiques qu'auriez-vous aimé voir se réaliser pour donner une meilleure visibilité à tout le monde ?
Une plus grande coordination entre les différentes sources de l'information économique, financière et sociale produite par les sources officielles. C'est à cela que nous nous attelons autant que nous le pouvons. Nous avons, à cet effet, passé des conventions avec Bank Al Maghrib, la Banque Centrale Populaire, l'Office marocain de la propriété industrielle et commerciale et la Caisse nationale de la sécurité sociale pour assurer d'abord un meilleur échange de nos données, une meilleure coordination de nos enquêtes et ensuite une normalisation des produits et surtout une meilleure réponse aux attentes et aux besoins des utilisateurs et de l'opinion publique. Certes, nos ambitions se reflètent, en ce qui relève du HCP, dans nos programmes, aux niveaux central et régional, tant en ce qui concerne les enquêtes, les études et les équipements et outils technologiques. Bien sûr, le niveau de leurs réalisations dépendra des moyens budgétaires qui leur seront accordés.


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