L'ancien ministre Abdesselam Zenined n'est plus    Partenariat stratégique pour accélérer le paiement digital dans le tourisme marocain    Google propulse Gemini dans la création musicale avec Lyria 3    La PS6 pourrait n'arriver qu'en 2029 à cause de la crise mondiale de la RAM    Transport aérien : pourquoi la presse espagnole redoute l'ascension du hub de Casablanca    Cosumar mise sur l'IA et le Big Data pour un pilotage agro-industriel décarboné et performant    Bourse de Casablanca : ouverture en hausse    Maroc : croissance confirmée en 2026, grands chantiers et services en locomotive    La Chine consolide son leadership environnemental avec une croissance de 20 % du financement vert en 2025    Ouverture interculturelle : Al Akhawayn organise une rencontre sur le thème « Maroc – Palestine : Les Rendez-vous avec l'Histoire»    Maroc–Gambie : le Roi réaffirme sa volonté de renforcer la coopération bilatérale    Noussair Mazraoui face à l'incertitude à Manchester United : un départ envisagé ?    BNPJ : un suspect grièvement blessé après une tentative de suicide    Sécurité routière : plus de 8 milliards de DH pour la période 2026-2030    Edito. Ramadan Moubarak    Ksar El Kébir : Le versement des aides financières aux sinistrés se poursuit    Aziz Akhannouch preside el Consejo de Administración de la Agencia Nacional de Apoyo Social    Brahim Takioullah, le Marocain reconnu deuxième plus grand homme au monde    Le Chef du gouvernement préside le conseil d'administration de l'Agence nationale de soutien social    Service militaire 2026 : l'opération de recensement du 2 mars au 30 avril    Glovo et la NARSA signent une convention pour renforcer la sécurité des livreurs    Décès de Leila Shahid à 76 ans... Une voix palestinienne majeure sur la scène diplomatique internationale    Robbie Williams, Scorpions, Cory Wong, Mika... une constellation de stars attendue à Jazzablanca    Ramadan : Le Roi adresse des cartes de vœux aux Chefs d'État des pays islamiques    Jeudi, 1er jour du mois de Ramadan au Maroc    « Maroc, Terre de Cultures » : le Collectif 4.0 fait vibrer la Villa des Arts de Casablanca    CAN 2025 : Le Maroc «a été volé» en finale, selon un responsable de la CAF    LdC : enquête de l'UEFA après les insultes racistes dont s'est plaint Vinicius Jr    Et si Jürgen Klopp prenait les rênes des Lions de l'Atlas ?    La Fédération sénégalaise réagit aux arrestations de supporters après les incidents de la finale de la CAN    Espagne : 5 jeunes marocains morts dans un incendie en Catalogne    Inspection du travail : un bilan lourd pour les cafés et restaurants    Ramadan : l'esplanade des mosquées d'Al Qods ouverte à 10.000 fidèles palestiniens    Ramadan en France: annonces contradictoires et colère des musulmans    A Londres, West End se pare de lumières pendant ramadan 1447/2026    Mechra Bel Ksiri: Reanudación de las clases presenciales en varias escuelas    APM Capital Maroc cierra un fondo de transporte y logística de 243 millones de dólares    Cybercriminalité : Le Sénégal renforce l'arsenal contre les délits en ligne    Sahara : Une recomposition stratégique plus large qui profite au Maroc (rapport espagnol)    Achraf Hakimi égale un record historique marocain    Hamdallah en mode extraterrestre : sextuplé historique avec Al-Shabab    FLAM 2026 à Marrakech : imaginer d'autres possibles au cœur de la littérature africaine    "Gnawa Love", un pont entre le Maroc et le monde signé Samir LanGus    De Cordoue à Marrakech, un documentaire retrace la vie d'Ibn Rochd    Gala de la Fête du Printemps 2026 – Robots humanoïdes, vedettes d'une soirée féérique    Fête du Printemps 2026 : le box-office en Chine franchit le milliard de yuans en seulement trois jours    Réadmissions des OQTF : L'Algérie a fini par céder aux pressions de la France    Quarts LdC et Coupe de la CAF : date et heure du tirage    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le sherpa du Président
Publié dans La Gazette du Maroc le 01 - 07 - 2002


Brahim Benjelloun-Touimi
Brahim Benjelloun Touimi est un homme souvent occupé. Ses importantes responsabilités au sein
du groupe BMCE font
de lui l'un des piliers
de son développement. Après avoir pris en charge depuis plusieurs années
le secrétariat du groupe BMCE, il en devient aujourd'hui le directeur général, un poste dans lequel il a été récemment nommé dans la foulée
de la nouvelle organisation adoptée par le conseil d'administration
de la BMCE. Mais, avant d'atterrir dans cette banque, il a passé plus de quatre années à l'étranger où il s'est vu confier plusieurs responsabilités au sein d'institutions financières des plus prestigieuses
dans le monde.
Toujours débordé et absorbé par un travail presque “fou”, Brahim Benjelloun Touimi, à peine sorti d'une réunion avec le Comité exécutif, qu'il enclenche une autre avec le Président de la Banque. Du temps libre, il en trouve rarement. Il est le Sherpa du Président du groupe BMCE. Il prépare plusieurs de ses dossiers qui reflètent les multiples responsabilités du Président Othman Benjelloun, et dans certains cas, il le représente dans les plus grandes manifestations nationales et internationales. Ses preuves, il les a montrées en Europe, essentiellement en France, où il s'est vu confier d'importantes responsabilités dans des institutions financières prestigieuses.
C'est au Fonds monétaire international, à l'occasion d'un stage où il avait travaillé sur les régimes de change, qu'il a débuté sa carrière en parallèle avec le déroulement de ses études. En 1985, il obtient son doctorat, dans une spécialité baptisée “monnaie, finance et banque”. Cette spécialité rare à l'époque lui a ouvert les portes des marchés des capitaux européens dont les structures embryonnaires commençaient à se constituer pour les besoins de la mise
en place d'une plate-forme monétaire européenne. En 1986, le gouvernement socialiste qui gérait la France à l'époque a initié le démarrage du marché à terme des instruments financiers (MATIF). L'occasion se présentait alors pour lui pour mettre en application ses connaissances. Recruté en tant qu'agent des marchés interbancaires, une espèce de courtier sur les marchés des capitaux, Brahim Benjelloun s'est vu attribuer la mission d'aider son employeur à mettre en place la structure en charge
des nouveaux produits financiers, parmi lesquels “les Matifs”. 
Suivi des marchés internationaux
Comment ? D'abord, en mettant en place avec des informaticiens des programmes qui permettaient de gérer les positions des banques “clientes”. Au milieu des années 80, les marchés financiers français n'étaient pas dotés de systèmes développés d'informations comme l'étaient les marchés américain et allemand. Sa position d'économiste qu'il occupait dans une maison française de courtage, avant de rejoindre en 1988, la banque d'affaires Paribas, l'a amené à suivre de près tout ce qui se passait sur les deux marchés, américain et allemand, qui exerçaient une grande influence sur le marché français. Il était parmi les premiers économistes de salles de marchés car, auparavant, explique-t-il, “les banques étaient dotées de simples services d'études qui élaboraient des analyses de la conjoncture sur un mois ou trois mois”. Peu de temps après, il se voit proposer par Paribas un poste qui consistait à prendre la responsabilité de la recherche concernant le seul marché français. Cette nouvelle tâche qu'il fût appelé à exercer de 1988 à 1990
l'eût contraint à effectuer chaque semaine des voyages à Londres pour boucler la lettre hebdomadaire que la maison Paribas adressait “assidûment” à ses clients. Vite, il s'est fait remarquer par ses patrons de Londres qui lui ont proposé de les rejoindre au siège de Paribas. Pour le séduire, ils lui ont proposé d'élargir la couverture à d'autres marchés qu'il analysait. En 1990, et conformément à cette proposition, il devait s'établir à Londres. Mais, les conditions un peu particulières de sa famille l'ont poussé à réfléchir sérieusement à un retour définitif au Maroc. Décidé en concertation avec son épouse qu'il avait connue depuis le lycée, ce retour à la mère-patrie s'est déroulé comme il l'avait souhaité puisqu'il avait promis à sa femme de ne pas y retourner s'il n'intégrait pas un organisme international. Son séjour préliminaire au Maroc a eu comme résultat de faire la connaissance de Abdellatif Jouahri, ancien ministre des Finances et ex-patron de la BMCE, avant que celle-ci ne soit privatisée. Ce contact précieux a chamboulé toute sa vie professionnelle. Convaincu par ses compétences, l'ancien patron de la BMCE lui a proposé de travailler à ses côtés. Parce qu'il avait misé sur l'homme plutôt que sur l'institution, Benjelloun n'a pas hésité un seul instant à accepter sa proposition. Tout de suite après, il avait envoyé, par fax, à partir de Casablanca, sa démission officielle à ses patrons de Paribas à Londres. Commence alors une autre aventure au sein de la BMCE. D'abord, l'époque d'avant sa privatisation.
Belle aventure à la BMCE
À son entrée dans la banque, B.Benjelloun a évolué dans la direction de l'international. Petit à petit, la relation se consolidait entre lui et son patron qui, en le voyant assumer avec brio toutes ses responsabilités, lui avait confié les missions les plus importantes. Maroc Inter Titres, Marfin qui ont ancré le groupe BMCE dans l'ère des marchés des capitaux, étaient l'oeuvre d'une jeune équipe constituée par B.Benjelloun qui a veillé à leur mise en place à l'aide de jeunes financiers comme Zouheir Bensaid et Hassan Bouhemou, promus aujourd'hui à des postes clés de responsabilité, dans les plus grandes institutions financières de l'économie marocaine. En 1995 a eu lieu la privatisation de la BMCE. Abdellatif Jouahri quitte la présidence de la banque, Othman Benjelloun le remplace. Même si les noms de famille de Brahim et de Othman laissent croire l'existence de liens quelconques entre eux, les deux hommes ne se connaissaient même pas. Othman Benjelloun fait alors la connaissance de Brahim Benjelloun et le teste en lui accordant des premiers travaux. Peu après le départ de Mohamed Fassi Fihri qui prenait en charge le Secrétariat du Groupe BMCE, Brahim Benjelloun fut alors nommé à ce poste. En l'espace de quelque temps, il est devenu l'un des centres de gestion les plus importants au sein de la banque car il s'occupait de la gestion de toutes les activités administratives et de support liées à l'exploitation courante du groupe. Aujourd'hui, il occupe le poste de directeur général de la BMCE dans lequel il a été récemment nommé dans la foulée de la nouvelle organisation adoptée par le conseil d'administration de la banque.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.