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Les raisons de la colère
Publié dans La Gazette du Maroc le 20 - 03 - 2006

Vous faites partie de ceux qui ont le coup de gueule facile ? Si se mettre en colère a souvent du bon, à la longue cela peut miner les relations avec les autres. Quelques tuyaux pour éviter de vous mettre en pétard au moindre prétexte
Aujourd'hui, si des émotions telles que la joie, la tristesse ou la peur sont réhabilitées,
la colère dérange encore. L'entourage s'accommode peu de vos crises, et on a vite fait de vous traiter d'hystérique dès que vous vous mettez en pétard. Bref, on est prié de garder sa colère pour soi. Pourtant, rien ne vaut un bon coup de gueule, d'autant que les occasions ne manquent pas : une promotion qui vous passe sous le nez, un fraudeur dans la file d'attente du cinéma, un enfant insupportable… Si vous emmagasinez trop de colère réprimée, vous risquez de mal gérer votre stress et vous courrez à la déprime. Alors que la colère libère une foule d'hormones, dont l'adrénaline, qui favorise l'action. La colère est une excellente émotion, affirment les psychothérapeutes. À la fois, signal d'alarme et limite à respecter, elle indique une demande de changement. D'après la psychologue américaine Harriet Goldhor Lerner « la colère est une réaction de mécontentement forte, conséquente à une frustration que vous jugez injuste ». En clair, vos besoins ou vos désirs ne sont pas respectés. Ecouter sa colère se révèle au final un gage de vitalité… Et bouillir en silence est mauvais pour le moral.
Colère mal placée
D'autant que si vous refoulez votre colère, vous courez le risque de l'exprimer à la moindre contrariété : une amie qui arrive en retard, un collègue qui vient de bloquer la photocopieuse…
Une conduite que l'entourage ne manquera pas de considérer comme agressive et forcément déraisonnable. Plus couramment, vous serez tenté d'adopter la stratégie dite « du triangle », en particulier dans les entreprises : vous ne manquerez pas de décharger votre rogne à propos de Gisèle auprès de Charlotte, mais surtout pas à l'intéressée… Vous êtes furieux contre quelqu'un ? Dites-le lui, franchement ! Au lieu de sourire et de lancer des piques, énoncez vos griefs, ne biaisez pas. Et, surtout, parlez en votre nom propre. Si vous avez un problème avec quelqu'un, dites “je”. Que vous vous adressiez à un collègue de bureau ou une amie, ne cédez pas à la tentation de faire intervenir un tiers. Au lieu de « le bruit court que tu chopes la grosse tête, fais gaffe ! », osez « je ne supporte plus ton comportement en réunion ». Car les critiques anonymes ne font qu'augmenter le sentiment de frustration.
Calme et qualité
de vie
S'il est bon parfois de s'emporter un peu, si cela peut vous permettre d'obtenir ce que vous voulez, sachez qu'il est également important d'apprendre  à vous contrôler et à garder votre calme : cela vous apportera une qualité de vie bien meilleure. N'oubliez pas que la panique mène à la panique, alors optez plutôt pour l'attitude zen… Vous verrez que cela servira à votre bonheur et à celui des gens qui vous entourent. Pour faire face à une situation stressante, il faut apprendre à se maîtriser, à doser ses émotions, ses réactions, et ne pas craquer dès qu'un obstacle s'annonce sur votre passage. Ainsi, que vous soyez coincé dans un embouteillage ou au bord de la crise de nerf parce que vos enfants hurlent depuis une heure, la solution n'est pas de vous mettre à hurler à votre tour.
Quelques conseils : prenez le temps de respirer profondément avant de dire et de faire quoi que ce soit. Puis essayez d'être le plus objectif possible : analysez la gravité de la situation, pensez aux ressources que vous avez pour affronter le problème, et donc aux solutions que vous adopterez pour le résoudre. Si vous arrivez à faire cela, vous êtes déjà sur la bonne voie. Pensez aussi à la relaxation qui peut vous permettre d'apprendre à retrouver votre calme en toutes circonstances. Respiration, étirements et travail sur les sensations corporelles font partie des exercices types en relaxation qui changeront votre manière d'appréhender et de gérer les évènements difficiles.
C'est en reconnaissant vos limites, en partageant cet obstacle avec d'autres que vous vous en sortirez mieux la prochaine fois. Relativisez aussi vos erreurs et les difficultés que vous rencontrez, elles font partie de la vie. Si, toutefois, vous éprouvez de réelles difficultés à vous détendre et vous sentez souvent angoissé, pensez à consulter un spécialiste.
Halte à la violence verbale
Mais parfois, rien à faire : la moutarde nous monte au nez. Nous avons tous déjà eu des mots avec quelqu'un mais parfois, notre manière de nous adresser à l'autre, le choix de certains mots nous rend coupable d'agression. Vous devez rayer les insultes de vos expressions et bannir les qualificatifs trop péjoratifs (du moins en public…). Car ne vous y trompez pas : ces mots dénotent d'une forme de violence qui est en vous. Il est normal que le comportement des autres vous agace parfois. La proximité d'autrui nécessite justement de faire des concessions et d'accepter des comportements différents. Et la violence verbale ne se résume pas uniquement à des gros mots ou un énervement excessif. Elle peut se cacher dans votre ton ou votre manière de vous adresser à l'autre. Certaines remarques ou certains mots sont parfois des coups violents. Ceux-ci laissent aussi des blessures, même si elles sont invisibles. Eviter ce type de comportement peut se faire par exemple selon le principe de non-directivité, décrit par Carl Rogers (psychologue américain, 1902-1987). Schématiquement, au lieu de dire à votre conjoint « arrête de mettre tes affaires partout », qui revient à l'agresser, il est préférable de parler à la première personne : « je suis dérangé par tes affaires ». Cela élimine une part de la violence et permet le dialogue. Ce principe de non-directivité a d'ailleurs été repris par Marshall Rosenberg, un élève de Carl Rogers, qui a créE sa propre discipline : la communication non violente. Dans les grandes lignes, celle-ci propose d'éliminer les agressions liées à nos modes d'expression, afin de réduire le stress de la vie quotidienne, de désamorcer l'agressivité et la colère ou de mieux écouter et comprendre l'autre.
Communiquer ses critiques sans colère
Une situation vous énerve ? Face à la source de vos griefs, respirez un bon coup et utilisez la méthode de Wayland Myers, auteur d'un livre sur la communication non violente. Il  définit trois règles à suivre lorsqu'on s'adresse à un interlocuteur :
• Décrire les faits. Ne pas coller d'étiquettes ou faire de morale.
• Mettre en lumière les sentiments et les besoins. Eviter les reproches ou une attitude défensive.
• Demander les actions souhaitées. Ne pas utiliser les exigences, les menaces, les ordres ou la manipulation.


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