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Elles tuent et découpent avec préméditation
Publié dans La Gazette du Maroc le 03 - 04 - 2006

Le meurtre de Hay Essadri à Casablanca est élucidé
Malika et Faiza Saber, deux sœurs présumées impliquées dans le meurtre du quartier Hay Sadri, sont écrouées à la prison d'Oukacha pour avoir tué, mutilé et découpé Mohamed El Hayani, un jeune du quartier. Les deux mises en cause ont coupé la tête du reste du corps et sectionné les bras ainsi que les pieds du reste du cadavre avant de s'en débarrasser dans des poubelles.
Quartier Bournazel à Hay Essalama, jeudi 30 mars à 8h du matin. La descente musclée des policiers, GUS et police judiciaire, attire les foules en cette matinée ensoleillée. Plusieurs estafettes débarquent sous les regards stupéfaits de badauds et des habitants de ce quartier populeux qu'est Essalama. On cherche à comprendre, on suppute toutes les hypothèses, on tourne et retourne tous les motifs et toutes les motivations. Une fois la surprise plus ou moins amortie, vient le temps de l'explication et du commentaire. «Ce sont les deux sœurs qui ont tué et découpé le cadavre d'un homme que les policiers ont trouvé dans les poubelles du quartier la semaine dernière», lance un policier en civil qui essaie de transpercer la foule pour emmener les deux présumées coupables du meurtre de Mohamed El Hayani sur les lieux du crime. Une minuscule pièce située dans une terrasse d'une maison habitée par une dizaine de familles à faible revenu. La nouvelle de l'arrestation des deux meurtrières se répand comme une traînée de poudre. Tout le quartier en est rapidement informé par une «radio arabe» qui fonctionne à plein régime. Les deux sœurs Malika et Faiza Saber ont été emmenées sur place pour les besoins de l'enquête, notamment la reconstitution du forfait qu'elles ont avoué. Elles ont expliqué aux enquêteurs comment elles sont tout d'abord parvenues à convaincre la victime pour qu'elle passe cette nuit-là à la maison, en lui promettant de coucher avec l'une d'elles, avant de montrer, mise en scène à l'appui, comment elles ont procédé pour l'achever.
Coup mortel, mort instantanée
En effet, avant de lui asséner le coup mortel à l'aide d'une hache, les deux sœurs ont avoué qu'elles lui ont d'abord mis une forte dose d'un poison « Takaoute » dans un verre de thé qu'il a ingurgité sans aucune complication. Profitant d'un moment d'inattention de la victime, l'une des deux sœurs a décidé, sans aucune hésitation, de passer à l'acte. Un coup mortel sur la tête et Mohamed El Hayani s'effondre sur le coup. Une mort instantanée. Une fois qu'elles ont constaté que leur acte délibéré a effectivement entraîné mort d'homme, les deux criminelles découpent le corps à l'aide d'un grand couteau qu'elle se sont procuré pour l'occasion. Elles coupent la tête du reste du corps et sectionnent les bras ainsi que les pieds du reste du cadavre. Les deux sœurs avouent qu'elles ont mis tout dans une baignoire, en attendant la levée du jour pour s'en débarrasser. Le plan marche bien, mais pas pour longtemps, et les deux sœurs procèdent au nettoyage de la chambre de toutes les traces de sang de leur victime. Tôt la matinée, Malika et Faiza mettent les parties du cadavre dans des sacs en plastique et décident de les dispatcher dans plusieurs poubelles au quartier Hay Sadri, pas loin de leur domicile. Une erreur fatale qui mettra bien évidemment les enquêteurs de la préfecture de police de Casablanca sur leur piste aussitôt que le corps a été découvert.
Au début, les enquêteurs en étaient réduits à de simples hypothèses dans l'attente des autopsies qui détermineront les causes et la date exacte de la mort. L'affaire n'est pas simple à résoudre car la victime ne porte aucune pièce d'identité sur elle. Les constatations effectuées sur les lieux étaient reproduites au milieu du registre. La victime est un jeune homme, brun, petit de taille (environ 1,65m), sa chevelure est abondante, et son âge ne dépasse pas la trentaine. Les hypothèses ne manquent pas dans l'attente d'éléments plus probants. S'agit-il d'un règlement de comptes ou tout simplement l'œuvre d'un tueur sadique ? Tous les scenarii peuvent être évoqués mais sans le moindre élément de preuve.
Aveux concluants
La police judiciaire pense que si le cadavre mutilé et démembré a été jeté dans différents endroits, le crime par contre a été commis pas loin des poubelles où ont été retrouvées les parties du corps. Un véritable travail de fourmi attend les enquêteurs chargés du dossier qui doivent tout d'abord identifier la victime.
L'enquête de voisinage permet tout de suite d'établir l'identité de la victime, la trentaine, qui fréquentait deux sœurs du même quartier.
Un rapprochement est aussitôt fait entre les assassins présumés et la victime. De ses habitudes quotidiennes, de ses déplacements, ou encore, des relations qu'il a tissées dans le quartier, la police arrive en un temps record à élucider cette affaire qui s'ajoute à une série de meurtres spectaculaires qui emplissent ces derniers temps la ville d'effroi et sèment la crainte à tout bout de rue. Arrêtées, les deux sœurs Malika et Faiza ont vite passé à table pour avouer l'assassinat de Mohamed El Hayani. Principal motif : un règlement de comptes suite à l'harcèlement dont elles étaient victimes. Après une garde-à-vue prolongée, pour les besoins de l'enquête, Malika et Faiza ont été présentées, jeudi 30 mars, devant le procureur général du Roi près la Cour d'appel de Casablanca. Les deux mises en cause sont poursuivies, entre autres, pour homicide volontaire, guet-apens, actes de barbarie commis à l'encontre d'une dépouille, empoisonnement, incitation d'autrui à faire des témoignages contenant des faits non-fondés.


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