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Paradoxes ramadanesques
Publié dans Lakome le 15 - 08 - 2011


Déception royale
Le roi Mohammed VI a déçu les espoirs de tous ceux qui s'attendaient à ce que la mobilisation populaire le pousse à émettre des signaux pour prouver que la monarchie au Maroc se rénove et se modernise. Certains journaux, en papier et numériques, se sont interrogés sur l'éventualité d'un allégement du protocole Royal et des vieux rituels symboliques à l'occasion fête du trône et sa cérémonie d'allégeance. Peine perdue. Le roi est encore apparu à cheval, sous un parapluie énorme, vêtu à la traditionnelle et entouré d'esclaves du Palais. En face, des dizaines de rangées d'agents de l'administration territoriale, de notables et d'élus s'inclinaient devant lui jusqu'à la génuflexion. Image dégradante pour la dignité humaine.
La première impression que ce cliché donne à l'étranger, c'est la contradiction entre le discours officiel marocain qui parle de modernité et de modernisation, tout en s'accrochant à des pratiques d'esclavage et de servitude. L'image en soi n'humilie pas ceux qui se précipitent, par crainte ou par conviction, pour s'incliner, mais elle fait du tort à la réputation de tout un peuple dont une bonne partie sort manifester dignement en criant « vive le peuple » tout d'abord, peut-être parce qu'elle a compris qu'une autre grande partie de ce peuple n'a pas encore atteint le stade de maturité des peuples arabes qui n'en finit pas de marteler « le peuple veut "...
Entre Kabbaj et Oulhaj
La déclaration incendiaire publiée par la direction régionale de l'Union socialiste, qui condamne le fait que Mr Tariq Kabbaj, maire d'Agadir et l'un des personnages importants du parti dans la région du Souss, soit empêché d'avoir le privilège de se courber, montre bien que le processus de transition démocratique, qui a servi à ce parti pour justifier son entrée au gouvernement en 1998, a déjà a réussi, sauf que : la seule et véritable transition réussie a eu lieu au sein du pari de Mahdi et Omar, les « camarades » l'ont rendu plus makhzénien que le makhzen.
Selon le communiqué, il est « honteux et inadmissible », de priver Monsieur Le maire de son droit à la courbure. Il y est expliqué que la gravité de cet événement sans précédent réside dans le fait que cet empêchement fait partie de « certaines pratiques qui visent à saper les efforts de réforme et de changement » engagés par le pays et contrarie « l'instauration d'un Etat de droit ainsi que la protection des libertés et valeurs de la démocratie et bonne gouvernance ! Le mot "modernité" a-t-il été évité à dessein ?...
Pas étonnant alors que le parti, qui a zappé l'expression «forces populaires» de son nom depuis des années, en soit réduit à défendre le droit des représentants de la nation à s'incliner et se courber, dans un communiqué qui arrive droit d'un passé révolu. Les camarades, après avoir renié leurs principes, ont omis de rénover leur vocabulaire.
Cependant, face à déclaration fougueuse de camarades de Mr Kabbaj, l'homme qui se décrivait comme un stalinien, peut être uniquement en raison de sa grosse moustache, un autre nom a fait l'actualité, celui de Mr Hassan Oulhaj. Ce doyen de la Faculté de droit de Rabat et membre de la Commission royale pour la révision de la Constitution octroyée, a refusé de porter l'habit traditionnel Fassi lors de la même fête du trône. L'homme qui se considère comme Amazigh au point d'effleurer le racisme, n'a pas protesté contre le fond mais contre la forme. Cela rappelle le dicton marocain : vaut mieux un borgne qu'un aveugle.
Mais cette déclaration fougueuse de camarades Kabbaj, un homme qui se décrit balstalini, probablement parce que seulement alkth sharbh, est passé à une autre nouvelle de nom de Hassan aulhag, doyen de la Faculté de droit de Rabat et un membre de la Commission royale pour l'achèvement de la Constitution accorde, lorsqu'il a refusé de porter l'habit traditionnel pour la hache assister à une fête du trône. Un homme qui se considère comme un raciste, pas d'amazighia qui protestaient autant contenu comme le prétend. Cependant, peut-être pour ces cas encore servir marocain proverbe « allaahumma lamsh et la cécité » ! Mais cette déclaration fougueuse de camarades Kabbaj, un homme qui se décrit balstalini, probablement parce que seulement alkth sharbh, est passé à une autre nouvelle de nom de Hassan aulhag, doyen de la Faculté de droit de Rabat et un membre de la Commission royale pour l'achèvement de la Constitution accorde, lorsqu'il a refusé de porter l'habit traditionnel pour la hache assister à une fête du trône. Un homme qui se considère comme un raciste, pas d'amazighia qui protestaient autant contenu comme le prétend. Cependant, peut-être pour ces cas encore servir marocain proverbe « allaahumma lamsh et la cécité » !
De l'éloge du bourreau
Certains de mes collègues se sont évertués à chanter les louanges du chef des renseignements intérieurs marocain Mr Abdellatif Hamouchi, à l'occasion de sa décoration par le roi lors de la fête du trône. Ces collègues, que Dieu leur pardonne, ont été motivés par un excès de patriotisme qui leur a fait oublier que ce même Hamouchi est un bourreau en chef. C'est pendant son mandat à la tête de la DGST que le monde entier a parlé du bagne de Tamara, ses chambres secrètes de torture et ses prestations de « service » de sous-traitance pour les organes sécuritaires britannique et américain. Lisez le témoignage d'un des hôtes de ces lieux, l'éthiopien-anglais Mohamed Binyam, ou au moins attendez de découvrir les enregistrements de l'interrogatoire de Ramzi Ibn Shiba dans les cachots de Mr Hamouchi. Peut-être vous allez rétorquer que ce fut du temps du général Hamidou Laanigri. Parfait, alors demandez aux compagnons de Mohammed Marouani, Mustafa Moatassim, à l'enfant Mehdi Boukiou, et aux dizaines de détenus islamistes et dont le témoignage est étouffé tant qu'ils sont encore à l'intérieur de leurs cellules surpeuplées. Depuis 2003 à ce jour, la machine de Mr Hamouchi a annoncé le démantèlement d'environ 70 cellules «terroristes» et a jeté derrière les barreaux des milliers de citoyens souvent innocents, tout en dépensant l'argent public sans aucun contrôle aucun. Pourtant, elle a été incapable de flairer ou anticiper l'acte dramatique d'Argana, qui demeure encore très opaque.
Le pouvoir, fidèle à ses rituels, a récompensé un de ses serviteurs. Les collègues auraient dû temporiser avant de prendre position vis-à-vis de celui qui a jeté un des leurs, en prison, et attende au moins qu'il soit remis en liberté avant d'exhiber leur patriotisme fervent.
Interrogatoire de Julian Assange
Avant de trainer les deux collègues Abdelaziz Koukas et Idriss Chahtane vers les locaux de la police pour enquête suite aux articles de presse consacrés à l'intervention des gouverneurs et walis dans les élections au bénéfice d'un parti en particulier, le ministre de l'intérieur Tayeb Cherkaoui aurait dû donner l'ordre d'interroger Julian Assange, fondateur du site « wikileaks », qui a révélé en premier que le ministère de l'intérieur, par le biais de sa machine infernale (gouverneurs et walis) a intervenu sans discrétion aucune à Tanger, Marrakech, Oujda, Rabat et Salé, pour empêcher que les mairies ne soient remportés par le parti de la justice et du développement.
De manière complice, le butin a ainsi été partagé entre les partis de l'authenticité et la modernité, l'indépendance, l'Union socialiste et le rassemblement national des indépendants. Ainsi, le parti victime n'aura pas un seul adversaire en face.
Un conseil à la défense des deux collègues : vous avez le droit de demander le témoignage devant le tribunal de Julian Assange, actuellement en résidence surveillée à Londres, ainsi que celui de l'ancien ambassadeur Américain Thomas Riley, dont l'ambassade a rédigé les notes accusant le ministère de Mr Tayeb Cherkaoui de manipulation des élections municipales en 2009.


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