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Macky Sall Président, le plus dure commence
Publié dans La Nouvelle Tribune le 29 - 03 - 2012

Le cours de l'histoire s'est accéléré ce dimanche, vers 21h 30, au Sénégal, quand le Président sortant Me Abdoulaye Wade (qui était candidat pour la troisième fois à sa propre succession) a donné un coup de fil à son challenger Macky Sall. Reconnaissant ainsi de facto la victoire de ce dernier au deuxième tour du scrutin présidentiel de ce 25 mars. Alors même que les décomptes venaient à peine d'être entamés. Si le suspens a été de courte durée, le geste de Gorgui (Wade le vieux) aura permis d'apaiser les tensions et mettre fin ainsi aux supputations et autres inquiétudes, nées du premier tour de la campagne où d'aucuns avaient prédit « une guerre civile », compte tenu de la tension qui prévalait dans le pays.
Macky Sall, qui récolte ainsi le fruit de sa maturité politique, pour avoir été au départ le dauphin de Wade, avant d'être banni par celui-ci, est désormais le Président de tous les Sénégalais, comme il l'a si bien dit lors de sa première apparition en tant que vainqueur de la présidentielle. La victoire de Macky Sall, 65,80% des voix contre 34,20% au chef de l'Etat sortant, c'est aussi la coalition de 8 partis d'opposition unis au sein des « Assises Nationales ». Un mouvement qui était farouchement opposé à une troisième candidature de Wade.
Macky Sall, c'est désormais l'espoir de toute une jeunesse désœuvrée, frappée par un chômage chronique (49% selon l'Agence nationale de la statistique et de la démographie du Sénégal), et une population qui ne supporte plus le coût élevé de la vie ainsi que le manque d'électricité sans compter la guerre qui sévit en Casamance. Un ensemble de facteurs qui ne seront pas de nature à faciliter le quinquennat du nouveau Président. Ce qui fait dire aux analystes que le plus dur commence pour Macky Sall dans une conjoncture économique internationale difficile. L'autre donne, et qui serait l'élément capable de produire l'effet contraire de « Macky 2012 », est sans doute le risque d'éclatement de la coalition qui l'a portée au pouvoir à cause du partage des ministères.
Enfin, l'attente suscitée par son élection risque de lui porter un coup fatal si les Sénégalais ne voient pas d'actions concrètes ou de projets structurants. Et ils l'ont déjà dit : « il n'y aura pas de délai de grâce pour Macky ». Là, il s'agit d'une cuisine intérieure. Mais au-delà de ces éléments, l'élection de Macky Sall constitue une belle leçon de démocratie que les Sénégalais ont donné à beaucoup de pays africains mais aussi un espoir pour les générations futures du continent africain. Quand bien même d'autres dirigeants continuent encore de tripatouiller les constitutions pour rester au pouvoir indéfiniment menant parfois aux guerres fratricides. En la matière, les cas sont légions en Afrique.

Le second enseignement est que les partis politiques sénégalais n'ont pas voulu cautionner l'esprit despotique de Wade qui, au moment de la campagne du deuxième tour, a même laissé entendre qu'une partie de l'opposition était acquise à sa cause ou encore que les confréries ont donné des consignes de vote en sa faveur. Comme si spiritualité et caisses d'argent suffisaient pour s'assurer d'une victoire démocratiquement. Face à toutes ces manipulations, l'opposition est restée unie et d'une seule voix, elle a déraciné celui qui voulait être président à vie.


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